Le 27 août, devant le Mouvement des entreprises de France (Medef), Marine Le Pen a évoqué une « trajectoire de rétablissement des finances publiques ». La candidate du Rassemblement National à la présidentielle de 2027 y rattache 125 milliards d’euros d’économies.
Elle a précisé qu’elle la présenterait « juste avant le débat budgétaire ». Le montant correspond donc à une promesse de programme. Il ne correspond ni à des économies réalisées ni à des coupes déjà identifiées.
Dans la déclaration rendue publique, aucune liste des dépenses visées, aucune durée d’application et aucune méthode de chiffrage n’ont été publiées. Il est donc impossible d’en tirer un montant annuel ou d’en déduire les effets sur les ménages, les entreprises ou les services publics.
Le budget 2027 doit être déposé le 6 octobre
L’annonce ne donne pas de date précise de présentation. La loi fixe toutefois un jalon. Le projet de loi de finances (PLF) (Texte annuel par lequel le gouvernement propose au Parlement le budget de l’État pour l’année suivante.) est le texte par lequel le gouvernement propose le budget de l’État. Il doit être déposé au plus tard le premier mardi d’octobre. Pour le PLF 2027, cette date est le 6 octobre 2026.
Cette promesse intervient dans un contexte de finances publiques dégradées. À politique inchangée, une mission du ministère de l’Économie prévoit un déficit public de 5,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2027. Il atteindrait près de 7 % en 2030. Elle projette aussi une dette publique (Ensemble des emprunts des administrations publiques. La dette négociable de l'État en constitue une partie.) de 118 % du PIB en 2026 à plus de 130 % en 2030.
Ces projections décrivent la situation sans nouvelles mesures. Elles ne chiffrent pas le plan annoncé par Marine Le Pen et ne valent donc pas évaluation de son montant.
Le gouverneur de la Banque de France appelle l'exécutif et les parlementaires à adopter le budget 2027, quitte à recourir aux outils constitutionnels. Face à une dette publique supérieure à 113 % du PIB, l'institution prévient que les banques centrales ne compenseront aucun blocage politique.
Après trois jours de débats et 118 amendements adoptés, la commission des finances de l'Assemblée nationale a rejeté le volet recettes du budget 2027. Ce vote n'a aucun effet juridique direct pour les contribuables : les députés repartent du texte initial du gouvernement le 13 octobre 2026 dans l'hémicycle.
Le taux d'emprunt de la France à dix ans atteint 4,85 % début octobre 2026, sous la pression des investisseurs. Cette hausse alourdit la charge de la dette et contraint les finances publiques sans provoquer de crise immédiate.
Le gouvernement déploie le second volet de son plan d'électrification, dont une prime allant jusqu'à 1 000 € pour quitter le gaz. Réservée à des périmètres précis au sein de 109 territoires volontaires, cette aide n'ouvrira que d'ici mars 2027. Au 1er janvier 2027, le plan refond aussi les aides aux pompes à chaleur et soutient la recharge électrique à domicile.
En 2025, 2,15 millions de particuliers en France ont utilisé une société d'investissement agréée dans un autre pays européen (+43,3 %). L'Hexagone passe ainsi devant l'Espagne et l'Allemagne, tandis que les réclamations d'épargnants français progressent de 17,2 %.
Le gouvernement libère 10 millions de barils de réserves pour faire baisser le prix du gazole jusqu'à 18 centimes le litre dès le 1er novembre 2026. L'opération durera trois mois et s'appliquera directement à la pompe, mais exclut totalement l'essence.