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Économies promises par Marine Le Pen — pupitre vide, caméras de captation et rangées de sièges dans un centre de congrès parisien après un débat.
Consommation

Marine Le Pen promet 125 milliards d’euros d’économies

Marine Le Pen promet un plan d’économies, à présenter avant le débat budgétaire. Les mesures, leur durée et leur chiffrage ne sont pas publiés.

Par Éloïse Lefort2 min de lecture
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Le chiffre n’est pas encore un plan chiffré

Le 27 août, devant le Mouvement des entreprises de France (Medef), Marine Le Pen a évoqué une « trajectoire de rétablissement des finances publiques ». La candidate du Rassemblement National à la présidentielle de 2027 y rattache 125 milliards d’euros d’économies.

Elle a précisé qu’elle la présenterait « juste avant le débat budgétaire ». Le montant correspond donc à une promesse de programme. Il ne correspond ni à des économies réalisées ni à des coupes déjà identifiées.

Dans la déclaration rendue publique, aucune liste des dépenses visées, aucune durée d’application et aucune méthode de chiffrage n’ont été publiées. Il est donc impossible d’en tirer un montant annuel ou d’en déduire les effets sur les ménages, les entreprises ou les services publics.

Le budget 2027 doit être déposé le 6 octobre

L’annonce ne donne pas de date précise de présentation. La loi fixe toutefois un jalon. Le projet de loi de finances (PLF) (Texte annuel par lequel le gouvernement propose au Parlement le budget de l’État pour l’année suivante.) est le texte par lequel le gouvernement propose le budget de l’État. Il doit être déposé au plus tard le premier mardi d’octobre. Pour le PLF 2027, cette date est le 6 octobre 2026.

Cette promesse intervient dans un contexte de finances publiques dégradées. À politique inchangée, une mission du ministère de l’Économie prévoit un déficit public de 5,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2027. Il atteindrait près de 7 % en 2030. Elle projette aussi une dette publique (Ensemble des emprunts des administrations publiques. La dette négociable de l'État en constitue une partie.) de 118 % du PIB en 2026 à plus de 130 % en 2030.

Ces projections décrivent la situation sans nouvelles mesures. Elles ne chiffrent pas le plan annoncé par Marine Le Pen et ne valent donc pas évaluation de son montant.

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