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Mains utilisant un ordinateur portable affichant un graphique boursier (image d’illustration).
Bourse

Comprendre les ordres de bourse : au marché, limite, stop

Au marché, à cours limité, stop… comprendre les principaux ordres, leurs risques et les bonnes pratiques pour investir prudemment.

3 min de lecture
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1) Pourquoi le type d’ordre compte

Quand vous passez un ordre, vous ne dites pas seulement « j’achète » ou « je vends » : vous donnez des instructions sur le prix et parfois la durée de validité. Selon la volatilité et la liquidité du titre/ETF, le choix de l’ordre peut changer le prix d’exécution, ou empêcher l’exécution.

Un ordre n’est **pas** une garantie : il peut être **partiellement exécuté**, exécuté à un **prix différent** (notamment au marché ou en cas de forte volatilité), ou **ne pas être exécuté**.

2) L’ordre « au marché » (exécution rapide, prix non maîtrisé)

  • Objectif : exécuter l’ordre rapidement.
  • Conséquence : vous acceptez le meilleur prix disponible au moment où l’ordre arrive sur le marché.

À retenir : en période de forte volatilité (annonce, ouverture, faibles volumes), le prix peut s’éloigner de ce que vous aviez en tête.

3) L’ordre « à cours limité » (prix maîtrisé, exécution non garantie)

Vous fixez un prix limite :

  • Achat : prix maximum.
  • Vente : prix minimum.

Si le marché n’atteint pas votre limite, l’ordre peut rester non exécuté (ou partiellement exécuté).

4) Les ordres « stop » et « stop limite » (déclenchement sur seuil)

Stop (déclenchement, puis exécution au marché)

Un ordre stop se déclenche si un seuil est franchi, puis se transforme en ordre au marché. En cas de mouvements rapides, le prix d’exécution peut être différent du seuil.

Stop limite (déclenchement, puis exécution à limite)

Vous définissez :

  • un seuil de déclenchement
  • un prix limite

Avantage : prix mieux encadré. Inconvénient : risque de ne pas être exécuté si le marché « saute » la zone.

5) Durée de validité (jour, date, « révocation »)

Selon votre intermédiaire, vous pouvez choisir une validité :

  • Jour : annulé à la fin de la séance s’il n’est pas exécuté.
  • À date : valable jusqu’à une date.
  • À révocation : reste actif jusqu’à annulation (attention aux ordres oubliés).

6) Frais, spread et liquidité : les coûts « invisibles »

Au-delà des frais de courtage :

  • le spread (écart achat/vente) peut coûter cher sur des titres peu liquides
  • la liquidité influence la probabilité d’exécution et le prix obtenu

7) Bonnes pratiques pour limiter les erreurs

  • Préférez un cours limité si le prix compte (surtout en période volatile).
  • Évitez les ordres au marché à l’ouverture et à la clôture si vous ne surveillez pas.
  • Vérifiez la quantité, le sens (achat/vente), la place et la validité.
  • Méfiez-vous des produits complexes et des promesses de gains rapides.
En cas de doute, relisez le fonctionnement des ordres et les avertissements de l’AMF (Autorité des marchés financiers).

8) En résumé

Un bon ordre est celui qui correspond à votre objectif (exécution rapide vs prix maîtrisé) et au contexte (volatilité, liquidité, spread). Si vous débutez, l’ordre à cours limité est souvent le plus simple pour éviter les mauvaises surprises.

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