Bank of America : le bénéfice net recule après une amende record
Au troisième trimestre 2026, Bank of America a vu son bénéfice net reculer de 16,8 % à 6,93 milliards de dollars. Ce repli s'explique par une amende exceptionnelle de 1,2 milliard de dollars infligée par les régulateurs américains pour des failles de surveillance anti-blanchiment.
La sanction réglementaire frappe directement les comptes du deuxième groupe bancaire américain. Avec un bénéfice net de 6,93 milliards de dollars contre 8,33 milliards un an plus tôt, le profit trimestriel chute de 16,8 %. Cette charge non déductible (Pénalité ou dépense qu'une entreprise ne peut pas retrancher de son bénéfice imposable, réduisant directement son profit net.) de 1,2 milliard de dollars ampute intégralement le résultat net, réduisant le bénéfice par action dilué de 17 cents à 0,91 dollar.
Cette sanction coordonnée par le Trésor américain dépasse 1,21 milliard de dollars au total. Le FinCEN a infligé une amende de 1,2 milliard de dollars pour de graves manquements anti-blanchiment. Les autorités reprochent au groupe l'omission de déclaration de plus de 5 milliards de dollars de flux suspects. L'amende de 750 millions de dollars de l'OCC, un record pour cette agence, est déduite de la sanction principale.
L'établissement faisait déjà l'objet d'un ordre d'injonction des régulateurs depuis fin 2024. Les autorités ont dénoncé des défaillances répétées et le sous-dimensionnement des équipes de contrôle. Un tiers indépendant devra mener un audit rétrospectif des opérations passées. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a rappelé que les grandes institutions ne sont pas au-dessus des lois.
Bénéfice net part du groupe en normes comptables GAAP, exprimé en milliards de dollars. La série compte 5 points et 4 intervalles : 2 hausses, 2 baisses et 0 stabilité.LaBanque.org — données : Bank of America (Supplemental Information 3Q26)Source
Une activité commerciale restée dynamique
En dehors de cet élément exceptionnel, l'activité opérationnelle dépasse les attentes du marché. Le PDG Brian Moynihan a salué la solidité de la banque (Établissement financier habilité à collecter des dépôts, octroyer des crédits et fournir des moyens de paiement.) commerciale et la hausse des dépôts. Le bénéfice net ajusté atteint 8,1 milliards de dollars, soit 1,08 dollar par action contre 1,04 dollar un an plus tôt. Le produit net bancaire progresse de 3,2 % à 29,96 milliards de dollars, tandis que le revenu net d'intérêts gagne 8,0 % à 16,45 milliards.
Le coût du risque demeure également maîtrisé. Les provisions pour pertes sur créances s'établissent à 1,27 milliard de dollars, un niveau stable sur un an. Avec un ratio de fonds propres CET1 de 10,9 %, le groupe a redistribué 8,3 milliards de dollars aux actionnaires, dont 6,0 milliards en rachats d'actions. Sur les marchés financiers (Espaces physiques ou virtuels où s'échangent des capitaux et des instruments négociables comme les actions ou les obligations.), cette solidité opérationnelle atténue l'onde de choc de la sanction réglementaire.
La banque américaine Morgan Stanley a dépassé les attentes au troisième trimestre 2026, avec un bénéfice net de 4,909 milliards de dollars. Cette performance s'appuie sur une envolée de près de 41 % des revenus du courtage d'actions, stimulée par la forte activité sur les marchés.
Pour le troisième trimestre 2026, Goldman Sachs dégage un bénéfice net de 5,29 milliards de dollars, en hausse de 29 % sur un an. Ses activités sur les actions et les dérivés tirent la performance et compensent le recul de ses services aux particuliers.
Au troisième trimestre 2026, Citigroup a dégagé un bénéfice net de 5,245 milliards de dollars, en hausse de 40 % sur un an. Le bénéfice par action atteint 2,85 dollars et dépasse le consensus des analystes. La gestion de patrimoine et les activités de services ont porté cette progression.
Vendre une action juste avant son envol n'engage pas la responsabilité de votre banque. Le médiateur de l'Autorité des marchés financiers rappelle qu'un mandat de gestion ne garantit aucun résultat titre par titre. L'épargnant ne peut prétendre à un dédommagement sans faute prouvée.
Wells Fargo a publié pour le troisième trimestre 2026 un bénéfice net de 5,95 milliards de dollars, en hausse de 6 % sur un an. Cette rentabilité supérieure aux attentes de Wall Street s'appuie sur la progression de ses revenus d'intérêts et l'expansion de ses volumes de crédits.
JPMorgan Chase a dégagé 15,3 milliards de dollars de bénéfice net au troisième trimestre 2026, en hausse de 6 % sur un an. Le dynamisme des marchés d'actions et du revenu net d'intérêts compense l'accalmie des commissions de conseil financier.