Goldman Sachs voit son bénéfice net grimper de 29 % sur un an
Pour le troisième trimestre 2026, Goldman Sachs dégage un bénéfice net de 5,29 milliards de dollars, en hausse de 29 % sur un an. Ses activités sur les actions et les dérivés tirent la performance et compensent le recul de ses services aux particuliers.
Pour le troisième trimestre clos fin septembre 2026, la banque (Établissement financier qui gère les dépôts et les crédits, et fournit des services d'investissement et de paiement.) d'affaires cotée en bourse (Marché financier réglementé sur lequel s'achètent et se vendent des valeurs mobilières, notamment des actions d'entreprises.) dévoile une rentabilité en nette hausse. Goldman Sachs enregistre des revenus nets de 18,679 milliards de dollars, en progression de 23 % sur un an. Le bénéfice net s'établit à 5,294 milliards de dollars. Ramené au capital, le bénéfice par action atteint 17,01 dollars, contre 12,25 dollars un an plus tôt.
Les dérivés et le financement prime mènent le jeu
Le moteur de cette publication se trouve dans les activités de marché. Au sein de Global Banking & Markets, les revenus du pôle actions s'envolent de 72 % sur un an, à 6,441 milliards de dollars. Ce montant représente plus du tiers des revenus totaux du groupe sur la période.
Cette hausse ne découle pas d'une simple valorisation mécanique des portefeuilles de la firme. Goldman Sachs facture avant tout des services à ses clients institutionnels. L'intermédiation progresse de 52 % à 3,076 milliards de dollars, portée par les dérivés. Le financement prime (Services bancaires de prêt de titres, de liquidités et d'exécution fournis aux grands investisseurs de marché.) bondit quant à lui de 96 %, pour atteindre 3,365 milliards de dollars.
Évolution trimestrielle des revenus nets du pôle actions (Equities), en milliards de dollars.LaBanque.org — données : Goldman Sachs, publications de résultats trimestrielsSource
Un repli séquentiel et des divisions à la traîne
Ce tableau annuel favorable masque néanmoins un ralentissement d'un trimestre à l'autre. Par rapport au deuxième trimestre 2026, les revenus du segment actions reculent de 13 %, après un sommet à 7,416 milliards de dollars. Dans le même temps, le bénéfice net de l'établissement fléchit de 20 %.
La dynamique reste également très contrastée entre les métiers. Le négoce obligataire, devises et matières premières stagne à 3,471 milliards de dollars, en repli de 1 % sur un an. Plus bas, la division Platform Solutions plonge de 72 % à 170 millions de dollars, pénalisée par des décotes sur le portefeuille Apple Card.
Dans le sillage de cette activité soutenue, les charges d'exploitation augmentent de 20 % sur un an, à 11,308 milliards de dollars. Le groupe maintient toutefois son retour aux actionnaires, avec un dividende trimestriel déclaré de 5,00 dollars par action.
Au troisième trimestre 2026, Citigroup a dégagé un bénéfice net de 5,245 milliards de dollars, en hausse de 40 % sur un an. Le bénéfice par action atteint 2,85 dollars et dépasse le consensus des analystes. La gestion de patrimoine et les activités de services ont porté cette progression.
Wells Fargo a publié pour le troisième trimestre 2026 un bénéfice net de 5,95 milliards de dollars, en hausse de 6 % sur un an. Cette rentabilité supérieure aux attentes de Wall Street s'appuie sur la progression de ses revenus d'intérêts et l'expansion de ses volumes de crédits.
JPMorgan Chase a dégagé 15,3 milliards de dollars de bénéfice net au troisième trimestre 2026, en hausse de 6 % sur un an. Le dynamisme des marchés d'actions et du revenu net d'intérêts compense l'accalmie des commissions de conseil financier.
La Banque de France table sur une progression de 0,1 % du produit intérieur brut au troisième trimestre 2026. Le dynamisme du secteur tertiaire compense le repli de l'industrie et de la construction, pénalisés par le renchérissement des carburants.
Alors que le Livret A plafonne à 1,70 % net, l'obligation d'État française à dix ans a culminé à 4,90 % début octobre 2026. Mais après application de la flat tax de 31,4 %, son rendement réel s'établit à 3,36 % et suppose de conserver le titre jusqu'à maturité.
Le taux d'emprunt de la France à dix ans atteint 4,85 % début octobre 2026, sous la pression des investisseurs. Cette hausse alourdit la charge de la dette et contraint les finances publiques sans provoquer de crise immédiate.