Morgan Stanley dépasse les attentes grâce au courtage d'actions
La banque américaine Morgan Stanley a dépassé les attentes au troisième trimestre 2026, avec un bénéfice net de 4,909 milliards de dollars. Cette performance s'appuie sur une envolée de près de 41 % des revenus du courtage d'actions, stimulée par la forte activité sur les marchés.
Le courtage d'actions compense le repli obligataire
Au troisième trimestre 2026, le chiffre d'affaires net de Morgan Stanley atteint 20,338 milliards de dollars, en hausse de 11,6 % sur un an. Le bénéfice net attribuable au groupe progresse de 6,5 % à 4,909 milliards de dollars. Le bénéfice net par action ressort à 3,03 dollars, contre 2,80 dollars un an plus tôt. Ce résultat dépasse les prévisions des analystes, fixées entre 2,91 et 2,94 dollars.
Cette surperformance provient avant tout des salles de marché. Les revenus tirés du courtage d'actions (Négociation d'actions et de produits dérivés pour le compte d'investisseurs institutionnels ou pour le compte propre de l'établissement.) ont bondi de 40,9 % pour atteindre 5,799 milliards de dollars, contre 4,116 milliards au troisième trimestre 2025. Cette poussée a été portée par des volumes massifs sur les actions et les produits dérivés. En revanche, les activités de taux, devises et matières premières ont reculé de 7,3 % à 2,011 milliards de dollars.
Malgré ces résultats supérieurs aux attentes, l'action Morgan Stanley a fléchi de 1 % à 2 % en début de séance à New York. Les investisseurs ont sanctionné une augmentation de 20 % des dépenses hors rémunérations, à 5,715 milliards de dollars. La banque (Établissement financier habilité à collecter des dépôts, octroyer des crédits et fournir des services de paiement ou de conseil patrimonial.) a également inscrit 148 millions de dollars de provisions sur créances.
Évolution des revenus nets de Morgan Stanley sur quatre exercices au troisième trimestre, en milliards de dollars.LaBanque.org — données : Morgan StanleySource
La gestion de patrimoine franchit un cap historique
En parallèle de la cyclicité des marchés financiers, le second pilier du groupe a confirmé sa solidité. La division de gestion de patrimoine (Services de conseil financier, d'investissement et d'ingénierie patrimoniale proposés à des clients fortunés ou des entreprises.) a dégagé un chiffre d'affaires record de 9,065 milliards de dollars, contre 8,230 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 10,1 %. Ce métier à commissions régulières affiche une marge avant impôt de 30,4 %.
L'activité a capté une collecte nette (Différence entre les nouveaux capitaux apportés par les clients et les retraits de fonds enregistrés sur une période donnée.) de 232,4 milliards de dollars d'actifs nouveaux sur le trimestre. Cet afflux de capitaux a été stimulé par les canaux d'épargne d'entreprise et la reprise des introductions en bourse (Marché réglementé où s'échangent des instruments financiers, tels que des actions d'entreprises ou des obligations, selon l'offre et la demande.). Les avoirs totaux confiés par les clients atteignent désormais 10 500 milliards de dollars au 30 septembre 2026. Cette dynamique conforte la stratégie de l'établissement, qui amortit les creux de marché grâce aux revenus réguliers de sa banque privée.
Au troisième trimestre 2026, Bank of America a vu son bénéfice net reculer de 16,8 % à 6,93 milliards de dollars. Ce repli s'explique par une amende exceptionnelle de 1,2 milliard de dollars infligée par les régulateurs américains pour des failles de surveillance anti-blanchiment.
Pour le troisième trimestre 2026, Goldman Sachs dégage un bénéfice net de 5,29 milliards de dollars, en hausse de 29 % sur un an. Ses activités sur les actions et les dérivés tirent la performance et compensent le recul de ses services aux particuliers.
Au troisième trimestre 2026, Citigroup a dégagé un bénéfice net de 5,245 milliards de dollars, en hausse de 40 % sur un an. Le bénéfice par action atteint 2,85 dollars et dépasse le consensus des analystes. La gestion de patrimoine et les activités de services ont porté cette progression.
Vendre une action juste avant son envol n'engage pas la responsabilité de votre banque. Le médiateur de l'Autorité des marchés financiers rappelle qu'un mandat de gestion ne garantit aucun résultat titre par titre. L'épargnant ne peut prétendre à un dédommagement sans faute prouvée.
Wells Fargo a publié pour le troisième trimestre 2026 un bénéfice net de 5,95 milliards de dollars, en hausse de 6 % sur un an. Cette rentabilité supérieure aux attentes de Wall Street s'appuie sur la progression de ses revenus d'intérêts et l'expansion de ses volumes de crédits.
JPMorgan Chase a dégagé 15,3 milliards de dollars de bénéfice net au troisième trimestre 2026, en hausse de 6 % sur un an. Le dynamisme des marchés d'actions et du revenu net d'intérêts compense l'accalmie des commissions de conseil financier.