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Prévision du PIB français par la Banque de France — façade en pierre de taille et porte cochère du siège parisien, logo officiel en incrustation.
Bourse

PIB : la Banque de France prévoit 0,1 % au troisième trimestre

La Banque de France table sur une progression de 0,1 % du produit intérieur brut au troisième trimestre 2026. Le dynamisme du secteur tertiaire compense le repli de l'industrie et de la construction, pénalisés par le renchérissement des carburants.

Par Julien Marchal2 min de lecture

Montage LaBanque.org

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Une reprise modeste tirée par les services

L'enquête mensuelle de conjoncture publiée le 12 octobre confirme les prévisions présentées mi-septembre par la banque centrale. L'estimation s'appuie sur les réponses d'environ 8 500 entreprises interrogées entre le 27 septembre et le 5 octobre. Cette modeste progression succède à un début d'année difficile. Selon l'Insee, le produit intérieur brut s'est contracté de 0,2 % au premier trimestre, avant de stagner à 0,0 % au deuxième.

La trajectoire trimestrielle repose principalement sur le secteur tertiaire. Les services marchands représentent 59 % de la valeur ajoutée globale. Leur activité progresse de 0,3 % au troisième trimestre, après une hausse de 0,1 % au trimestre précédent. Le travail temporaire, l'hébergement, l'édition logicielle et les services aux entreprises tirent cette dynamique.

Croissance du PIB en France — variation trimestrielle de l'été 2025 à l'automne 2026, montrant un creux à -0,2 % début 2026 avant une reprise modérée à 0,1 %.
Variation trimestrielle du produit intérieur brut en volume CVS-CJO.LaBanque.org — données : Insee / Banque de FranceSource

L'industrie et le bâtiment restent sous pression

À l'opposé des services, les secteurs productifs demeurent orientés à la baisse. La valeur ajoutée de l'industrie manufacturière recule de 0,7 % sur le trimestre, après une hausse de 0,3 % au deuxième trimestre. Le repli s'aggrave dans la construction, dont l'activité diminue de 1,2 % après un recul de 0,6 % au printemps. Dans l'industrie, le taux d'utilisation des capacités de production (Part de l'outil industriel exploitée par rapport à son potentiel productif maximal.) s'établit néanmoins à 76,8 % en septembre, contre 76,4 % en août.

Ce déséquilibre sectoriel s'accompagne d'un regain d'incertitude chez les dirigeants. La hausse des cours du pétrole et des carburants à la fin de l'été alourdit les coûts de production. En face, la faiblesse de la consommation freine leur transmission aux prix de vente. Comme le souligne Yannick Kalantzis, directeur général adjoint à la Banque de France, l'activité résiste mais évolue « dans un environnement fragilisé, notamment avec la remontée du prix du pétrole à la fin de l'été, et la remontée de l'incertitude ».

Pour l'ensemble de l'exercice 2026, la Banque de France maintient sa prévision de croissance annuelle à 0,4 %. Elle avait abaissé cette cible de 0,5 % au printemps. Le test décisif pour cette estimation interviendra le 30 octobre avec la publication par l'Insee des premiers chiffres officiels des comptes nationaux.

Sources

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Résultats financiers de Citigroup — façade vitrée d'un gratte-ciel bancaire à Manhattan sous le soleil d'automne, logo officiel de l'enseigne en incrustation.

Citigroup dépasse les attentes au troisième trimestre

Au troisième trimestre 2026, Citigroup a dégagé un bénéfice net de 5,245 milliards de dollars, en hausse de 40 % sur un an. Le bénéfice par action atteint 2,85 dollars et dépasse le consensus des analystes. La gestion de patrimoine et les activités de services ont porté cette progression.

Résultats trimestriels de Wells Fargo à San Francisco — façade historique en pierre aux colonnes classiques et logo officiel incrusté en bas à gauche.

Wells Fargo dépasse les attentes grâce aux revenus d'intérêts

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