Calculatrice de crédit amortissable
Mensualités, assurance, intérêts et coût total.
Dossier
Du budget global à la signature, les repères pour comprendre un crédit immobilier, comparer les offres et sécuriser chaque étape de l'achat.

Un crédit immobilier est un prêt qui finance l'achat, la construction ou certains travaux sur un logement, puis se rembourse par mensualités. Il compte parce que son coût réunit aussi l'assurance, la garantie et les frais liés à l'achat, souvent pendant de longues années.
À retenir

Le prix du logement lance le calcul. Le montant total à financer rassemble aussi les frais de notaire, le coût de la garantie demandée par le prêteur, les frais de dossier, l'assurance emprunteur (L'assurance emprunteur couvre tout ou partie des échéances d'un crédit immobilier en cas de décès, d'invalidité ou d'arrêt de travail selon le contrat.) et, selon le cas, le courtier ou l'agent immobilier. Pour une construction ou un achat sur plan, le calendrier de paiement mérite aussi une lecture attentive : les fonds peuvent être versés par étapes et générer des intérêts intercalaires.
L'apport personnel est la part de votre épargne mobilisée pour l'opération. Il réduit la somme empruntée. Garder une réserve pour le déménagement, l'équipement, des travaux imprévus ou une baisse temporaire de revenus aide aussi à aborder l'achat avec un budget plus solide. L'apport traduit donc un arbitrage entre crédit plus petit et trésorerie disponible.

La banque évalue votre solvabilité à partir de vos revenus, de votre épargne, de vos dépenses et de vos dettes ; elle consulte aussi le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP). Elle vérifie que l'ensemble des mensualités de crédits et des assurances de crédit reste, en principe, dans la limite de 35 % du revenu mensuel. La stabilité des revenus, les charges récurrentes, le reste à vivre et la nature du projet complètent cette lecture.
La durée modifie directement le budget : en l'allongeant, vous abaissez généralement la mensualité et augmentez le coût des intérêts sur la vie du prêt. Un prêt immobilier dure en général au plus 25 ans. Demandez des simulations à durée comparable avant de retenir une offre sur le seul montant mensuel.
La garantie sécurise la banque si les échéances cessent d'être payées : cautionnement bancaire, hypothèque conventionnelle ou hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers. L'assurance emprunteur répond à une autre fonction et peut couvrir notamment le décès, l'invalidité ou, selon le contrat, la perte d'emploi. La banque peut exiger une assurance ; vous pouvez retenir l'assureur de votre choix dès lors que les garanties demandées sont respectées.

Le taux nominal sert à calculer les intérêts. Le taux annuel effectif global (TAEG) exprime le coût annuel complet du crédit : intérêts, frais de dossier, frais d'intermédiaire, assurance et garanties obligatoires, ainsi que certains frais de compte ou d'évaluation requis pour obtenir le prêt. Le ministère de l'Économie rappelle que le TAEG permet de comparer les offres entre elles. Faites-le sur un même montant et une même durée.
| À comparer | Ce que cela montre | À lire avec |
|---|---|---|
| Taux nominal | Le taux utilisé pour les intérêts | Les frais obligatoires autour du prêt |
| TAEG | Le coût annuel intégrant les éléments obligatoires | Le coût total et l'échéancier |
| Coût total et échéancier | Les sommes et mensualités prévues dans le temps | Les garanties et l'assurance |
Au 1er juillet 2026, les plafonds du taux d'usure pour les crédits immobiliers aux ménages sont de 4,07 % pour un taux fixe de moins de 10 ans, 4,57 % entre 10 ans et moins de 20 ans, et 5,29 % à partir de 20 ans. Ils sont de 5,28 % pour un taux variable et de 6,39 % pour un prêt-relais. Le TAEG appliqué à votre crédit ne peut pas dépasser le taux de l'usure ; ces seuils sont révisés chaque trimestre.
Ce plafond légal sert de protection, tandis que les banques fixent leur tarif dans cette limite. Une assurance ou une garantie obligatoire peut relever le TAEG. Pour une vente en l'état futur d'achèvement (Vefa), les intérêts intercalaires sortent du calcul du TAEG : le calendrier des appels de fonds et les coûts associés complètent alors la comparaison.

Avant l'offre, la fiche d'information standardisée européenne (FISE) présente les caractéristiques principales dans une forme imposée. Chaque banque vous la remet gratuitement, par écrit, au plus tard lorsqu'elle émet son offre. Demandez des simulations comparables : même montant, même durée et garanties identiques.
L'offre précise ensuite l'identité des parties, le type et l'objet du prêt, la date de disponibilité des fonds, le montant, le taux, le TAEG, les garanties exigées et l'échéancier. Pour un taux variable, elle fournit aussi une simulation indicative de l'effet d'une variation sur les mensualités, la durée et le coût total, ainsi que les modalités de variation.
Étapes
La banque maintient les conditions de son offre pendant au moins 30 jours calendaires à compter de sa réception. Le délai de réflexion dure 10 jours calendaires. Une offre reçue le 1er février peut ainsi être acceptée à partir du 12 février. Aucun versement de fonds n'intervient avant la fin de ce délai.
La condition suspensive de prêt inscrite dans l'avant-contrat protège l'acquéreur lorsque les conditions de financement prévues ne se réalisent pas. Son montant, sa durée et son taux doivent correspondre au projet demandé : vérifiez-les avec le notaire avant de signer et respectez les démarches ainsi que les délais de l'avant-contrat.

Lisez les documents comme un ensemble. Une mensualité basse peut venir d'une durée plus longue ; une assurance moins chère peut offrir des garanties ou des exclusions différentes. Identifiez aussi les frais dus lors de l'accord et le calendrier prévu pour les travaux ou une Vefa.
À vérifier
En cas de difficulté de remboursement après le déblocage, contactez rapidement le prêteur : le contrat et la situation personnelle déterminent les solutions possibles. Un remboursement anticipé peut aussi être envisagé, selon les règles et éventuelles indemnités du contrat. Pour l'examen d'un projet ou d'un litige, une agence départementale d'information sur le logement (Adil) ou Info Banque-Assurance peut aider à relire les options.

Il sert de limite de principe dans l'évaluation de solvabilité. La banque examine également les revenus, l'épargne, les dépenses, les dettes et le projet.
Oui, si l'assurance choisie respecte les garanties exigées par la banque. Celle-ci peut demander une assurance ; elle ne choisit pas l'assureur à votre place.
Il rassemble les coûts obligatoires connus du prêteur pour obtenir le crédit aux conditions annoncées, dont l'assurance, la garantie et les frais de dossier.
Après un délai de réflexion de 10 jours calendaires qui commence le lendemain de sa réception ; l'acceptation est possible dès le 11e jour.
Les fonds restent indisponibles jusqu'à la fin du délai de réflexion. Avec un notaire, le déblocage intervient généralement le jour de la signature de l'acte ; travaux et construction suivent le calendrier prévu.

Le taux d'emprunt de la France à dix ans a atteint 4,90 % le 1er octobre 2026. Ce rendement frôle le seuil des 5 % pour la première fois depuis 2002. Cette poussée reflète la défiance des marchés et maintient sous pression le coût des crédits immobiliers.

Le projet de budget 2027 créerait une exception aux règles du prêt à taux zéro (PTZ) pour les familles qui s’agrandissent. Des ménages ayant déjà bénéficié d’un PTZ pourraient aussi y accéder une fois, sous conditions de ressources, mais le montant et l’entrée en vigueur restent inconnus.

Fixé à 5,40 % pour le quatrième trimestre 2026, le taux d'usure sur 20 ans et plus ne progresse que de 0,11 point. Couplée au rebond des taux bancaires, cette hausse modeste risque d'exclure des emprunteurs pourtant solvables.

Aux États-Unis, le taux moyen des emprunts immobiliers à 30 ans a atteint 7,03 % le 24 septembre 2026. Ce retour au-dessus du seuil des 7 % marque un sommet depuis l'investiture de Donald Trump. Pour les acheteurs américains, cette hausse alourdit directement les mensualités.

Le taux d'emprunt de la France à dix ans a grimpé à 4,68 % ce jeudi 24 septembre 2026, son plus haut niveau depuis 2008. L'écart avec l'Allemagne s'étire à 111 points de base sur fond de crise budgétaire. Cette poussée renchérit les crédits immobiliers mais améliore le rendement de l'assurance-vie.

L'agence européenne Scope Ratings a abaissé le 18 septembre 2026 la note de la dette souveraine de la France de AA- à A+. Cette sanction entérine la sortie définitive du club des emprunteurs notés double A. Elle met en lumière une dette publique record et maintient la pression sur les taux de crédit immobilier.

La demande des investisseurs reste forte lors des adjudications d'obligations d'État à long terme. Le gouverneur de la Banque de France y voit la preuve que le financement de l'État n'est pas menacé. Mais des taux plus élevés alourdissent progressivement la charge de la dette.

Le rendement de la dette américaine à dix ans a brièvement atteint 5 % en séance, lundi 14 septembre. Ce seuil de marché peut renchérir les nouveaux crédits aux États-Unis.

Les taux des crédits immobiliers remontent dans les barèmes de septembre. Sur vingt ans, les moyennes observées vont de 3,43 % à 3,54 % selon les courtiers ; un retour vers 4 % reste un scénario, pas un taux déjà appliqué.

Les rendements des obligations d’État françaises et japonaises ont progressé. Cela ne modifie pas la mensualité d’un crédit immobilier à taux fixe déjà signé. La hausse peut toutefois peser, avec le temps, sur les nouvelles offres de prêt et sur le coût de la dette publique.

Les taux proposés pour un nouveau crédit immobilier repartent légèrement à la hausse en septembre. Sur 200 000 € sur vingt ans, 0,05 point de plus représente environ 5 € de mensualité supplémentaire, hors assurance.

Après un incendie, les mensualités de crédit immobilier continuent en principe de courir. La banque peut accepter un report, ou le juge accorder un délai. Les mesures annoncées pour les sinistrés concernent d'abord l'assurance habitation.