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Indice de référence des loyers à 1,57 % — hall d'entrée d'un immeuble résidentiel français en pierre de taille avec boîtes aux lettres, trousseau de clés et enveloppe posés au premier plan.
Bourse

L'indice de référence des loyers accélère à 1,57 % sur un an

L'indice de référence des loyers progresse de 1,57 % sur un an au troisième trimestre 2026, selon l'Insee. Ce nouveau plafond encadre la révision annuelle des baux d'habitation du parc privé indexés sur ce trimestre. Les logements classés F ou G restent toutefois exclus de toute hausse.

Par Julien Marchal5 min de lecture
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En France métropolitaine hors Corse, l'indice de référence des loyers (IRL) atteint 148,06 au troisième trimestre 2026, contre 145,77 un an plus tôt. « Sur un an, il augmente de 1,57 % après +1,15 % au trimestre précédent », relève l'Insee le 15 octobre 2026. Après +0,78 % au premier trimestre 2026, il s'agit de la plus forte progression annuelle depuis le quatrième trimestre 2024 (+1,82 %).

Deux indices distincts s'appliquent hors du continent depuis les plafonnements différenciés instaurés en 2022. L'indice s'établit à 145,21 dans les départements et régions d'Outre-mer (contre 142,97 un an auparavant) et à 143,80 en Corse (contre 141,58). Malgré ces écarts de niveau, la hausse annuelle ressort également à 1,57 % sur ces territoires.

Indice de référence des loyers en France métropolitaine du 1er trimestre 2022 au 3e trimestre 2026 : plafonné autour de 3,5 % jusqu'au début 2024, il reflue jusqu'à 0,78 % début 2026 avant de remonter à 1,57 %.
Après le plafonnement autour de 3,5 % jusqu'au début 2024 puis un reflux jusqu'à 0,78 % début 2026, la hausse annuelle de l'IRL remonte à 1,57 % au 3e trimestre 2026. Source : Insee.LaBanque.org — données : InseeSource

Un rebond lié à l'accélération des prix cet été

La remontée du plafond des loyers découle directement du regain d'inflation (Hausse générale et durable des prix à la consommation, mesurée chaque mois en France par l'Insee.) observé en France durant l'été 2026. L'Insee calcule en effet l'IRL selon l'évolution moyenne sur douze mois de l'indice des prix à la consommation (Indicateur publié par l'Insee qui mesure l'évolution moyenne des prix d'un panier de biens et services consommés par les ménages.) (IPC) hors tabac et hors loyers. Lorsque les prix accélèrent, l'indice locatif répercute donc ce mouvement avec un lissage sur un an.

Or la hausse annuelle des prix à la consommation a atteint 3,1 % en septembre 2026, après 2,4 % en août et 2,1 % en juillet. Cette accélération provient surtout du renchérissement de l'énergie (+21,3 % sur un an) et des services (+2,4 %). Après un pic à 3,6 % au deuxième trimestre 2022 et un plancher à 0,78 % début 2026, l'IRL rebondit pour le deuxième trimestre consécutif.

Qui est concerné par cette révision d'automne ?

Seuls les baux d'habitation du parc immobilier privé prévoyant une révision annuelle indexée sur le troisième trimestre sont soumis à ce plafond de 1,57 %. Cette règle encadre les locations vides ou meublées servant de résidence principale, selon la loi du 8 février 2008 pour le pouvoir d'achat (Quantité de biens et de services qu'un revenu permet d'acheter compte tenu de l'évolution des prix.). En l'absence de clause de révision dans le bail, le loyer demeure fixe pendant toute la location.

À défaut de trimestre précisé au contrat, l'indice retenu est le dernier publié par l'Insee à la signature. En revanche, toute révision en cours de contrat est interdite pour un bail mobilité. Par ailleurs, les passoires thermiques classées F ou G au diagnostic de performance énergétique (Évaluation de la consommation d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre d'un logement, classée de A (très économe) à G (passoire thermique).) (DPE) restent exclues de toute hausse. Ce gel couvre les baux signés, renouvelés ou reconduits depuis le 24 août 2022 en métropole et le 1er juillet 2024 en Outre-mer.

Les habitations à loyer modéré (HLM) et les logements conventionnés par l'Agence nationale de l'habitat (Anah) suivent quant à eux un calendrier distinct. Leurs loyers et plafonds sont révisés chaque 1er janvier selon l'IRL du deuxième trimestre précédent (+1,15 % au 1er janvier 2027). Pour les baux privés indexés sur le quatrième trimestre, l'Insee publiera le prochain indice le 15 janvier 2027 à 8 h 45.

La formule légale et l'écart d'indice avec l'été

Le calcul officiel multiplie le loyer mensuel hors charges par l'IRL du troisième trimestre 2026, puis le divise par celui de 2025. En métropole continentale, ce rapport entre 148,06 et 145,77 s'arrondit ensuite au centime d'euro le plus proche. Ce ratio exact explique qu'un loyer de 600 € passe à 609,43 €, contre 609,42 € avec un taux arrondi à 1,57 %.

Loyer mensuel hors chargesNouveau loyer plafonné (métropole)Hausse mensuelleSurcoût sur 12 mois
600 €609,43 €+9,43 €+113,16 €
800 €812,57 €+12,57 €+150,84 €
1 000 €1 015,71 €+15,71 €+188,52 €

En zone d'encadrement des loyers, la revalorisation s'applique à la somme du loyer de base et d'un éventuel complément de loyer. En location meublée avec un forfait de charges (Montant fixe mensuel de charges locatives (possible en location meublée ou colocation), non soumis à régularisation mais révisable selon l'IRL.), ce montant fixe est révisable chaque année selon le même IRL que le loyer.

À 148,06 en métropole, l'indice du troisième trimestre 2026 apparaît inférieur en niveau à celui du deuxième trimestre (148,37). L'IRL fonctionne en effet comme un indice chaîné en glissement annuel (Indice dont la valeur d'un trimestre est calculée en appliquant l'évolution annuelle des prix à l'indice du même trimestre de l'année précédente.), rattaché au seul même trimestre de l'année précédente. Hérité de la sortie du bouclier loyer en 2024, ce décalage entre trimestres successifs n'affecte jamais le calcul.

Un délai d'un an sans aucun effet rétroactif

La publication d'un nouvel indice ne déclenche pas automatiquement la hausse du loyer. Le propriétaire dispose d'un délai d'un an à compter de la date de révision prévue au bail pour notifier sa demande. S'il laisse passer une année entière sans se manifester, la revalorisation de l'année écoulée est définitivement perdue. Lorsqu'elle est demandée dans les temps, la hausse ne s'applique qu'à partir du jour de la notification, sans aucune rétroactivité.

Exemple

Pour un bail de 800 € hors charges révisable au 1er novembre 2026 en métropole, la hausse maximale atteint 12,57 € par mois. Si le bailleur ne notifie cette révision que le 1er février 2027, le loyer passe à 812,57 € à compter de février seulement. Les 37,71 € correspondant aux mois de novembre, décembre et janvier ne peuvent pas être réclamés.

Outils utiles

  • Comparateur louer ou acheter — Permet de mesurer l'effet d'une revalorisation annuelle du loyer face au coût d'une acquisition immobilière.

Pour aller plus loin

Sources

Dans le dossier « Inflation »

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