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Retraite et proposition du Medef — mains triant un dossier personnel, calendrier sans date et lunettes sur une table, devant une fenêtre française.
Fiscalité

Retraite : le Medef remet sur la table un départ à 65 ans

Le Medef défend de nouveau un âge légal de départ à 65 ans et une part de capitalisation pour les salariés du privé. Ce sont des propositions, pas une réforme adoptée : elles n'ont pas d'effet sur les règles qui s'appliqueront le 1er septembre.

Par Paul Vidal2 min de lecture
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Le droit actuel reste inchangé

Patrick Martin a relancé, le 26 août lors de La REF, la proposition d'un âge légal de départ à 65 ans. Le président du Mouvement des entreprises de France (Medef) a aussi plaidé pour une part de retraite par capitalisation (Système où une épargne est placée pour financer plus tard les revenus de son détenteur.) pour les salariés du privé. « Quelle folie ! », a-t-il déclaré au sujet de la suspension de la réforme des retraites.

Cette prise de position ne modifie aucune règle. À partir du 1er septembre 2026, l'âge légal varie selon l'année de naissance. Il va de 62 ans et 9 mois à 63 ans et 9 mois pour les générations nées de 1964 à 1968. Les personnes nées à partir de 1969 relèvent d'un âge légal de 64 ans.

Le cap des 65 ans n'est d'ailleurs pas une annonce nouvelle du Medef. Il figurait déjà dans son programme d'économies présenté début juillet. Pour devenir applicable, ce changement nécessiterait une nouvelle loi.

La capitalisation serait un complément à préciser

La retraite par capitalisation consiste à placer une épargne pour compléter plus tard sa pension. Dans la proposition du Medef, elle s'ajouterait à la retraite par répartition.

Le plan d'épargne retraite (Épargne constituée pour compléter ses revenus une fois à la retraite.) (PER (Plan d'épargne retraite : produit individuel ou d'entreprise conçu pour constituer un complément de revenu à la retraite.)) existe déjà, à titre individuel ou en entreprise. L'épargne y est en principe conservée jusqu'au départ à la retraite, avec des possibilités de déblocage anticipé. À la fin de 2025, les PER commercialisés par les assureurs totalisaient 7,9 millions de détenteurs et 111,9 milliards d'euros d'encours.

Mais l'intervention de Patrick Martin ne précise ni le taux de cotisation envisagé, ni le caractère obligatoire du dispositif, ni la part financée par l'employeur, ni un calendrier. Ces éléments détermineraient concrètement ce qu'une éventuelle réforme changerait pour les salariés.

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