RSA et Aspa : le gouvernement annonce l’indexation en 2027
Le gouvernement annonce vouloir maintenir l’indexation du RSA et de l’Aspa sur l’inflation en 2027. Aucun taux ni montant futur n’est fixé, et les deux aides ne suivent pas le même calendrier de revalorisation.
L'annonce maintient une règle, sans hausse chiffrée
Le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a annoncé le 28 août que le RSA et l'Aspa resteraient indexés sur l'inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) dans le budget 2027. « Sur les minima sociaux, le premier ministre a arbitré, nous allons indexer le RSA et le minimum vieillesse, ce qu'on appelle l'Aspa », a-t-il déclaré.
Cette décision politique ne permet pas de connaître la hausse de 2027. Aucun projet de budget, taux retenu ou montant futur n'a encore été publié. L'indexation fait évoluer une aide avec la hausse des prix, pour limiter la perte de pouvoir d'achat (Le pouvoir d'achat mesure la quantité de biens et de services qu'un revenu permet d'acheter, une fois l'évolution des prix prise en compte.).
Pour le RSA, cette règle figure déjà dans la loi. Le montant forfaitaire est revalorisé chaque 1er avril. Il atteint 651,69 € par mois en 2026 pour une personne seule sans ressources. Le coefficient dépend de l'évolution des prix à la consommation hors tabac, calculée sur douze indices mensuels.
L'Aspa suit un autre calendrier
Le « minimum vieillesse » désigne des anciennes allocations remplacées par l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) en 2006. Pour une personne seule éligible, l'Aspa complète les ressources jusqu'à 1 043,59 € bruts par mois en 2026. Ce plafond n'est pas le montant versé à chaque bénéficiaire.
L'Aspa est habituellement revalorisée le 1er janvier. Elle a augmenté de 0,9 % en 2026. Si les règles actuelles sont maintenues, son prochain effet interviendrait donc le 1er janvier 2027, avant celui du RSA prévu le 1er avril. Ces dates restent liées au contenu et à l'adoption des textes budgétaires.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
À quelques heures de la décision de la Banque centrale européenne, les grands indices oscillent faiblement. Les investisseurs suivront le niveau des taux, puis les indications de Christine Lagarde sur leur évolution.
Le CAC 40 gagnait 0,3 % dans la matinée du 10 septembre, après sa baisse de 1,94 % la veille. Les marchés attendaient les annonces de la Banque centrale européenne prévues dans l'après-midi. Ce rebond restait un instantané de séance.
L’Insee a révisé à 0,0 % la croissance française du deuxième trimestre 2026, contre +0,2 % estimé fin juillet. Le pouvoir d’achat par unité de consommation recule de 0,6 %, les prix ayant progressé plus vite que les revenus.
Bruno Le Maire propose de déplacer une partie du financement de la protection sociale du salaire vers la consommation. Hausse de TVA, désindexation et allègement des successions : aucune de ces pistes ne modifie aujourd'hui les règles applicables.
Le salaire net mensuel moyen des enseignants rémunérés par l'Éducation nationale a atteint 3 090 euros en 2024. Il progresse de 4,3 % sur un an avant inflation, selon le service statistique du ministère.