Le taux de chômage a atteint 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026, selon l'Insee. Il gagne 0,2 point en trois mois et concerne 2,677 millions de personnes. Le taux d'emploi recule aussi.
Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2020, alors marqué par la crise sanitaire. Hors cet épisode, il faut remonter au troisième trimestre 2019 pour retrouver un niveau aussi élevé. Il reste néanmoins inférieur de 2,2 points au pic observé à la mi-2015.
L'Insee estime à 2,677 millions le nombre de personnes au chômage. C'est 62 000 de plus qu'au trimestre précédent et 261 000 de plus sur un an. Sur un an, le taux de chômage a également augmenté de 0,7 point, selon l'Insee. La progression ne se limite pas aux jeunes : le taux atteint 21,6 % chez les 15-24 ans, 7,5 % chez les 25-49 ans et 5,5 % chez les 50 ans ou plus.
Le chômage de longue durée atteint 671 000 personnes, après une hausse de 36 000 sur trois mois. Il représente 2,1 % de la population active.
Après un recul de 7,5 % à 7,4 % entre les premier et deuxième trimestres 2024, le taux reste à 7,4 % jusqu'à fin 2024 puis augmente à chaque trimestre jusqu'à 8,3 % au deuxième trimestre 2026.LaBanque.org — données : Insee, enquête EmploiSource
Le recul de l'emploi confirme la dégradation
Le chômage au sens du BIT ne correspond pas au nombre d'inscrits à France Travail. Il désigne les personnes sans emploi, disponibles pour travailler et qui en recherchent activement un. L'Insee le mesure par une enquête auprès des ménages.
En parallèle, le taux d'emploi des 15-64 ans recule de 0,3 point sur le trimestre, à 69,0 %. Cette baisse écarte l'idée d'une hausse du chômage due uniquement à l'arrivée de nouveaux actifs sur le marché du travail.
Les comparaisons publiées intègrent désormais Mayotte. L'extension du champ rehausse le niveau du deuxième trimestre de 0,06 point. Elle ne modifie pas, après arrondi, la hausse trimestrielle de 0,2 point. L'Insee a recalculé la série passée pour permettre les comparaisons dans le temps.
Avec seulement 29 000 créations d'emplois en septembre 2026, le marché du travail américain ralentit nettement plus vite que prévu. Ce coup de frein écarte la perspective d'un nouveau tour de vis monétaire et conforte les investisseurs dans le scénario d'un maintien des taux directeurs de la Réserve fédérale.
Le TEC10 français a atteint 4,903 % le 1er octobre, tandis que le rendement de l'emprunt français à dix ans a brièvement grimpé à 4,9629 %. Cette tension renchérit progressivement le financement de l'État, qui prévoit 340 milliards d'euros d'émissions à moyen et long terme en 2027.
L'inflation annuelle dans la zone euro a atteint 3,8 % en septembre 2026, son plus haut niveau depuis trois ans. Cette poussée provient presque exclusivement des cours de l'énergie, alors que le reste du panier de consommation reste modéré.