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Crédit Agricole et hausse des salaires — façade vitrée d’une agence bancaire aux menuiseries vert sombre avec distributeur automatique extérieur en lumière matinale d’automne.
Actualité des banques

Crédit Agricole : hausse générale des salaires de 2,2 %

Les 77 000 salariés des 39 caisses régionales du Crédit Agricole bénéficient d'une augmentation générale de 2,2 % dès le 1er novembre 2026. Assortie d'un minimum de 900 € bruts par an pour les plus bas revenus, cette mesure devance de deux mois le calendrier habituel.

Par Éloïse Lefort2 min de lecture
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La Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA) et les syndicats ont conclu un accord de branche. Ce texte porte l'effort global de l'employeur à plus de 3 % de la masse salariale. Il concerne exclusivement le réseau des caisses régionales. Le reste du groupe et ses 158 000 salariés au total, dont Crédit Agricole S.A., LCL et Amundi, relèvent de grilles distinctes.

Un plancher de 900 € bruts pour les premiers salaires

Dès la paie du 1er novembre 2026, les rémunérations fixes progressent de 2,2 %. Pour soutenir le pouvoir d'achat (Quantité de biens et de services qu'un revenu permet d'acheter, après prise en compte de l'évolution des prix.) des employés les moins rémunérés, la direction garantit une hausse minimale de 900 € bruts par an. Ce plancher s'applique à tous les salaires annuels bruts sous 40 909 €. Cela correspond à environ 3 400 € bruts mensuels sur douze mois.

Exemple

  • Salaire annuel de 24 000 € bruts (2 000 € par mois) : le plancher de 900 € s'applique et procure 75 € bruts de plus par mois (+3,75 %), contre 528 € sur l'année avec le seul taux de 2,2 %.
  • Salaire annuel de 50 000 € bruts : la hausse proportionnelle de 2,2 % prend le relais et apporte 1 100 € bruts sur l'année, hors prime ou revalorisation individuelle.

En parallèle, une enveloppe représentant 1,55 % de la masse salariale financera les augmentations individuelles à compter du 1er janvier 2027. Chaque caisse régionale peut encore compléter ces montants par des accords locaux d'intéressement ou de primes d'ici le 31 décembre 2026.

Une mise en œuvre avancée face au rebond des prix

Le versement de l'augmentation générale intervient deux mois avant l'échéance habituelle du 1er janvier. Ce calendrier avancé répond au retour de l'inflation (Hausse générale et durable des prix à la consommation, qui réduit la valeur réelle de la monnaie.) en France. Après une moyenne de 0,9 % en 2025, la hausse des prix a atteint 3,1 % sur un an en septembre 2026.

Les syndicats s'appuyaient aussi sur la solidité financière de la banque mutualiste pour demander un geste rapide. En 2025, le Groupe Crédit Agricole a enregistré des résultats records. Son bénéfice net a atteint 8,75 milliards d'euros, pour un produit net bancaire de 39,56 milliards d'euros. Une clause de revoyure (Engagement de la direction et des syndicats à rouvrir les négociations salariales si l'inflation dépasse les prévisions retenues.) obligera enfin direction et syndicats à rouvrir les discussions si les prix accélèrent au-delà des prévisions.

Pour aller plus loin

Sources

Dans le dossier « Inflation »

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