Shares finalise le rachat de Treezor à Société Générale
La fintech Shares a finalisé l’acquisition de Treezor auprès de la banque Société Générale, après le feu vert des autorités financières. L’opération réunit l’infrastructure de paiement de la filiale et les technologies d’épargne de l’acquéreur. Le nouvel ensemble vise la rentabilité et près de 100 millions d’euros de revenus en 2027.
Annoncée le 29 janvier 2026, la vente de Treezor par la banque (Établissement financier habilité à recevoir des dépôts d'argent, accorder des crédits et gérer les opérations de paiement de ses clients.) Société Générale à Shares est devenue définitive le 6 octobre 2026. L'opération s'est conclue après la levée des conditions préalables. Ce calendrier incluait la signature des accords définitifs, les procédures sociales et l'approbation des régulateurs financiers.
Une infrastructure pour réunir paiement et épargne
Fondée en 2016, Treezor opère comme établissement de monnaie électronique (Société autorisée à émettre de la monnaie électronique et gérer des paiements, sans détenir le statut de banque de plein exercice.) agréé par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). La société applique le modèle du Banking-as-a-Service (Modèle permettant à un acteur régulé de fournir ses services bancaires et de paiement à d'autres entreprises par logiciel.). Elle fournit en marque blanche (Service conçu par une entreprise mais commercialisé sous le nom et l'identité d'un client tiers.) des comptes, des cartes et des moyens de paiement (Instruments légaux permettant de régler un achat ou de transférer des fonds, comme la carte bancaire, le virement ou le prélèvement.) à des tiers. Grâce à son passeport réglementaire (Mécanisme européen permettant à un établissement financier agréé dans un pays de proposer ses services dans d'autres États membres.), ses prestations s'étendent à l'échelle européenne.
En chiffres
145 milliards d'euros : volume cumulé des flux financiers traités par Treezor depuis sa création.
8,5 millions : nombre de cartes de paiement émises par la plateforme.
25 pays : périmètre européen couvert par son passeport réglementaire.
En reprenant cette infrastructure, Shares élargit ses activités au-delà de son application d'épargne (Part des revenus conservée pour financer des projets futurs ou faire face à des imprévus, placée sur des livrets ou des comptes.) pour particuliers. Forte d'environ 150 salariés, la fintech détient un agrément d'entreprise d'investissement et un statut sur les crypto-actifs accordé le 28 juillet 2026. Pour son directeur général Benjamin Chemla, cette union permet de bâtir « une infrastructure complète de services financiers ». La direction de Treezor revient à Cédric Cassini, épaulé par Julien Mortuaire.
Cap sur la rentabilité d'ici 2027
Le montant de la transaction reste confidentiel. Les deux entreprises ne sont pas encore rentables, mais la direction vise l'équilibre et environ 100 millions d'euros de revenus en 2027. Le communiqué de clôture annonce le rachat de 100 % du capital par Shares. Le document d'enregistrement universel 2026 de Société Générale mentionnait pourtant 96,09 % des parts, après la cession de 5 % à Mastercard en 2022.
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