Carburants : TotalEnergies maintient ses plafonds en France
Patrick Pouyanné a confirmé que TotalEnergies conservera ses plafonds de prix dans ses stations de France hexagonale tant que durera le conflit au Moyen-Orient. L'essence est concernée à 1,99 € le litre et le gazole à 2,25 €, sans garantie du prix le plus bas localement.
Le plafonnement ne crée pas un nouveau tarif. TotalEnergies a remis le dispositif en place le 22 juillet, avec un maximum de 1,99 € le litre d'essence et de 2,25 € pour le gazole. Il s'applique à toutes les stations-service TotalEnergies de France hexagonale.
Le 29 août, Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, en a confirmé la poursuite « tant que le conflit durera ». Cette déclaration prolonge donc une politique commerciale déjà annoncée en avril. Elle ne fixe ni un prix national, ni les tarifs des réseaux concurrents.
Les montants sont des limites, pas des prix fixes. TotalEnergies avait aussi promis de répercuter sans délai les baisses des cours internationaux. Une station peut ainsi afficher un prix inférieur au plafond annoncé.
Le plafond ne dit pas tout du prix payé
Au 29 août, le SP95-E10 coûtait en moyenne 2,035 € le litre en France. Le gazole s'affichait à 2,219 €. Sur 50 litres, le plafond essence représentait ainsi 2,25 € de moins que cette moyenne. Celui du gazole représentait 1,55 € de plus.
Le prix réellement payé dépend aussi du carburant choisi, de la station disponible et des tarifs voisins. La comparaison se fait sur l'affichage au moment du plein.
Ces repères nationaux ne donnent pas le prix d'une station précise. Ils montrent qu'un plafond limite une hausse chez cette enseigne, sans assurer l'offre la moins chère autour de chez soi.
Patrick Pouyanné estime le coût cumulé de cette politique entre 250 et 300 millions d'euros au 29 août. Cette estimation n'est ni auditée ni détaillée. Il a aussi déclaré qu'une taxation ciblée des superprofits mettrait fin au plafonnement à l'avenir. C'est sa position, pas une mesure fiscale adoptée.
Une hausse de 10 € du baril relève aujourd'hui les prix de 0,3 à 0,4 % en France, contre environ 0,6 % en 2016. Selon la Banque de France, cette moindre sensibilité s'explique par le recul des achats de carburants et une production moins gourmande en brut.
Le gouvernement libère 10 millions de barils de réserves pour faire baisser le prix du gazole jusqu'à 18 centimes le litre dès le 1er novembre 2026. L'opération durera trois mois et s'appliquera directement à la pompe, mais exclut totalement l'essence.
TotalEnergies va baisser le prix du gazole de 8 à 12 centimes par litre pour les particuliers dès début novembre dans ses stations. Cet engagement fait suite au déstockage de réserves stratégiques décidé par l'État pour freiner la flambée à la pompe.
Le gouvernement déploie le second volet de son plan d'électrification, dont une prime allant jusqu'à 1 000 € pour quitter le gaz. Réservée à des périmètres précis au sein de 109 territoires volontaires, cette aide n'ouvrira que d'ici mars 2027. Au 1er janvier 2027, le plan refond aussi les aides aux pompes à chaleur et soutient la recharge électrique à domicile.
En 2025, 2,15 millions de particuliers en France ont utilisé une société d'investissement agréée dans un autre pays européen (+43,3 %). L'Hexagone passe ainsi devant l'Espagne et l'Allemagne, tandis que les réclamations d'épargnants français progressent de 17,2 %.
Le gouverneur de la Banque de France appelle l'exécutif et les parlementaires à adopter le budget 2027, quitte à recourir aux outils constitutionnels. Face à une dette publique supérieure à 113 % du PIB, l'institution prévient que les banques centrales ne compenseront aucun blocage politique.