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Dossier

Chômage : aides à la création ou la reprise d'entreprise

Arce, Acre, Cape et accompagnement régional : comprendre les aides mobilisables lorsque vous créez ou reprenez une entreprise après une période de chômage.

8 min de lecture
Chômage : aides à la création ou la reprise d'entreprise : choisir l'aide qui correspond au projet, arce : du droit restant au capital et acre : l'allégement à demander à temps, les étapes que ce dossier déroule.

Créer ou reprendre une entreprise pendant une période de chômage peut ouvrir des aides qui apportent du capital, réduisent certaines cotisations ou sécurisent le projet. Cela compte parce que le choix entre conserver une partie de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) et demander l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (Arce) modifie votre trésorerie, votre protection sociale et la suite de vos droits.

À retenir

  • L'Arce transforme une partie des droits ARE restants en capital versé en deux fois ; elle suppose notamment de bénéficier de l'Acre.
  • L'Acre est un allégement temporaire de cotisations sociales : ce n'est ni une allocation chômage ni un versement en espèces.
  • Depuis le 1er janvier 2026, l'Acre doit être demandée à l'Urssaf dans les 60 jours suivant l'ouverture de l'activité.
  • Le Cape sert à tester et préparer un projet avec une structure accompagnatrice ; il n'est pas un contrat de travail.
  • L'ancien Nacre relève désormais des régions : l'aide proposée et la demande varient selon votre territoire.

Choisir l'aide qui correspond au projet

Choisir l'aide qui correspond au projet, dans le parcours Chômage : aides à la création ou la reprise d'entreprise : ces dispositifs répondent à des besoins différents et peuvent se succéder.
Ces dispositifs répondent à des besoins différents et peuvent se succéder.

Ces dispositifs répondent à des besoins différents et peuvent se succéder. L'Arce vise la trésorerie de départ d'une personne ayant des droits à l'ARE. L'Acre réduit temporairement le poids de certaines cotisations sociales en début d'activité. Le contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape) offre un cadre pour tester la faisabilité avec une structure qui accompagne le porteur de projet.

DispositifCe qu'il apportePour qui et à quel moment
ArceUn capital correspondant à 60 % des droits ARE restants, après la déduction de 3 % pour les retraites complémentairesDemandeur d'emploi remplissant les conditions, après création ou reprise et obtention de l'Acre
AcreUne exonération partielle et temporaire de cotisations socialesCréateur ou repreneur qui entre dans une catégorie éligible et dépose sa demande
CapeAccompagnement, moyens matériels ou financiers et protection sociale associéePorteur de projet accompagné, avant ou pendant le lancement
Ex-Nacre régionalAide au montage, à la structuration financière et/ou au suiviSelon les règles du conseil régional et de ses partenaires

Le choix Arce ou maintien partiel de l'ARE ne se réduit donc pas à « prendre l'argent tout de suite ». L'Arce verse un capital ; l'autre option permet, sous conditions, de cumuler chaque mois des revenus non salariés avec une partie de l'ARE. Avec l'Arce, vous ne validez pas de trimestres de retraite de base au titre du maintien de l'ARE ; le maintien de l'ARE exige de rester inscrit comme demandeur d'emploi. Avant de décider, faites chiffrer les deux scénarios par France Travail, notamment si les premières recettes sont incertaines.

Arce : du droit restant au capital

Chômage : aides à la création ou la reprise d'entreprise, à l’étape « Arce : du droit restant au capital » : L'Arce s'adresse notamment au demandeur d'emploi bénéficiaire de l'ARE au moment de la création ou de la reprise.
L'Arce s'adresse notamment au demandeur d'emploi bénéficiaire de l'ARE au moment de la création ou de la reprise.

L'Arce s'adresse notamment au demandeur d'emploi bénéficiaire de l'ARE au moment de la création ou de la reprise. Il faut aussi créer ou reprendre en France après la fin du contrat de travail et bénéficier de l'Acre. Le montant de l'Arce est fixé à 60 % du capital des droits ARE restant à verser ; une participation de 3 % est ensuite déduite pour les retraites complémentaires.

Le premier versement correspond à la moitié de l'aide et intervient au démarrage de l'activité. Le second intervient six mois après le premier paiement, à condition d'attester que l'activité non salariée existe toujours et de ne pas exercer un contrat à durée indéterminée à temps plein. Cette dernière condition s'applique aux seconds versements depuis le 1er avril 2025.

Exemple

Exemple illustratif : si votre capital de droits ARE restant est de 20 000 €, l'Arce représente 12 000 € avant la déduction de 3 %. La moitié est versée au début de l'activité ; l'autre moitié peut être versée six mois plus tard si les conditions sont toujours remplies. Ce calcul ne remplace pas celui de France Travail.

Si l'activité cesse après le second versement, une reprise de l'ARE peut être possible : 40 % des droits restent en principe disponibles. Vous devez vous réinscrire comme demandeur d'emploi ; le paiement reprend après un différé correspondant au nombre d'allocations reçues lors du second versement. Une cessation d'activité ne réactive donc pas instantanément l'allocation.

Acre : l'allégement à demander à temps

Chômage : aides à la création ou la reprise d'entreprise — Acre : l'allégement à demander à temps : L'aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre) réduit des cotisations sociales au début de l'activité.
L'aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre) réduit des cotisations sociales au début de l'activité.

L'aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre) réduit des cotisations sociales au début de l'activité. Pour les micro-entrepreneurs, le taux de cotisations est minoré à 75 % du taux normal, soit une réduction de 25 %, jusqu'à la fin du troisième trimestre civil suivant le début d'activité déclaré. Pour les autres créateurs ou repreneurs, l'exonération partielle des cotisations personnelles dure douze mois ; son niveau dépend notamment du revenu professionnel.

L'accès dépend de la situation : demandeur d'emploi indemnisé ou inscrit suffisamment longtemps sans indemnisation, bénéficiaire du RSA ou de l'allocation de solidarité spécifique, jeune, personne en situation de handicap, repreneur d'une entreprise en difficulté, porteur d'un Cape, ou encore projet situé dans certaines zones. Une règle compte dans tous les cas : il ne faut pas avoir déjà bénéficié de l'Acre au cours des trois années précédentes.

Depuis le 1er janvier 2026, l'Acre doit être demandée : elle n'est pas accordée automatiquement. La date inscrite sur le justificatif de création déclenche le délai, d'où l'intérêt de préparer les pièces avant l'immatriculation.

Étapes

  1. Réalisez la formalité de création ou de reprise sur le guichet des formalités des entreprises.
  2. Téléchargez le justificatif de création d'activité et réunissez la pièce correspondant à votre situation : notification ARE, attestation RSA ou ASS, historique d'inscription, pièce d'identité, contrat Cape ou justificatif de zone, selon le cas.
  3. Transmettez la demande et les justificatifs à l'Urssaf dans les 60 jours suivant l'ouverture de l'activité.
  4. L'Urssaf statue dans les 30 jours ; sans réponse dans ce délai, l'Acre est considérée comme accordée.
  5. Si vous demandez aussi l'Arce, adressez ensuite à France Travail la demande d'Arce et le justificatif d'immatriculation au registre national des entreprises, ou un extrait K ou Kbis pour une activité commerciale.

Tester et être accompagné avant de se lancer

Chômage : aides à la création ou la reprise d'entreprise — Tester et être accompagné avant de se lancer : le Cape peut convenir lorsque le projet a besoin d'être éprouvé avant une immatriculation complète.
Le Cape peut convenir lorsque le projet a besoin d'être éprouvé avant une immatriculation complète.

Le Cape peut convenir lorsque le projet a besoin d'être éprouvé avant une immatriculation complète. Il prend la forme d'un contrat écrit entre le porteur de projet et une entreprise ou une association accompagnatrice. Celle-ci fournit une aide continue ; en contrepartie, le bénéficiaire suit un programme de préparation à la création, à la reprise et à la gestion.

Le Cape dure au plus un an, renouvelable deux fois par écrit, soit trois ans au maximum. Il n'est pas un contrat de travail. Il peut toutefois préserver, sous conditions, le statut social du demandeur d'emploi ou du salarié à temps partiel et donne une protection sociale relevant du régime général pendant sa durée. Avant le lancement, la structure accompagnatrice se porte garante des engagements du bénéficiaire envers les tiers ; les documents commerciaux doivent alors mentionner le Cape et identifier la structure.

L'accompagnement régional, souvent appelé « ex-Nacre », est une autre porte d'entrée. Le Nacre national a été transféré aux régions en 2017. Chaque région fixe désormais ses critères et modalités : il peut s'agir d'aide au montage, à la structuration financière ou au suivi du développement. Cherchez le dispositif de votre région, puis vérifiez directement auprès du conseil régional ou de son opérateur les publics admis, le calendrier et les éventuels financements.

Préparer le rendez-vous et les preuves

Chômage : aides à la création ou la reprise d'entreprise — Préparer le rendez-vous et les preuves : un dossier bien ordonné évite de découvrir trop tard qu'une pièce manque ou que l'option choisie ne correspond pas à…
Un dossier bien ordonné évite de découvrir trop tard qu'une pièce manque ou que l'option choisie ne correspond pas à votre projet.

Un dossier bien ordonné évite de découvrir trop tard qu'une pièce manque ou que l'option choisie ne correspond pas à votre projet. Conservez une copie datée de chaque dépôt et de chaque réponse : elles permettent de prouver la chronologie auprès de l'Urssaf ou de France Travail.

À vérifier

  • Votre notification d'ouverture de droits ARE ou votre dernier paiement, si vous êtes indemnisé
  • Le justificatif de création téléchargé après la formalité et, si besoin, l'extrait K ou Kbis
  • La preuve de votre situation ouvrant droit à l'Acre
  • Une estimation de vos besoins personnels et de la trésorerie de l'entreprise sur les premiers mois
  • La date de début d'activité et la date limite de 60 jours pour la demande d'Acre
  • Les conditions régionales d'accompagnement applicables à votre adresse et à votre projet

Le conseiller France Travail peut expliquer les conséquences de l'Arce ou du maintien de l'ARE, mais l'Urssaf instruit la demande d'Acre. Pour un Cape, le contrat doit préciser les engagements des deux parties, les moyens fournis, la rémunération éventuelle, le mode de rupture anticipée et les conditions de remboursement de certaines cotisations. Lisez ces clauses avant de signer : la protection ne transforme pas la relation en salariat.

Questions fréquentes

Chômage : aides à la création ou la reprise d'entreprise en fin de dossier : choisir l'aide qui correspond au projet, arce : du droit restant au capital et acre : l'allégement à demander à temps.
Les cas particuliers du dossier Chômage : aides à la création ou la reprise d'entreprise touchent choisir l'aide qui correspond au projet, arce : du droit restant au capital et acre : l'allégement à demander à temps

Peut-on cumuler Arce et maintien mensuel de l'ARE ?

Vous choisissez l'une des deux options pour vos droits : l'Arce ou le cumul mensuel, sous conditions, de revenus non salariés et d'une partie de l'ARE. Demandez une simulation avant de choisir.

L'Acre est-elle automatique ?

Non. Depuis le 1er janvier 2026, une demande doit être transmise à l'Urssaf dans les 60 jours suivant l'ouverture de l'activité.

Que faut-il pour obtenir le second versement de l'Arce ?

Six mois après le premier paiement, vous devez attester que l'activité existe toujours et ne pas exercer un CDI à temps plein.

Le Cape donne-t-il un contrat de travail ?

Non. Le Cape est un contrat d'accompagnement, mais il peut procurer une protection sociale de régime général pendant sa durée.

Où demander l'ancien Nacre ?

Il n'existe plus comme dispositif national depuis son transfert aux régions en 2017. Contactez le conseil régional ou l'opérateur indiqué pour votre territoire : les conditions et la demande diffèrent selon la région.

Sources et mise à jour