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Dossier

Handicap : allocations (AAH, AEEH, ...) et aides

AAH, AEEH, PCH et aides associées : comprendre leur rôle, préparer une demande MDPH et connaître les recours.

8 min de lecture
Handicap : allocations (AAH, AEEH, ...) et aides : choisir l’aide qui correspond au besoin, des montants à lire avec leurs conditions et préparer le dossier MDPH et suivre la décision, les étapes que ce dossier déroule.

Les aides liées au handicap regroupent un revenu minimal, une compensation de besoins précis et un soutien aux parents d’un enfant handicapé. Elles comptent parce qu’elles peuvent financer le quotidien, une aide humaine, un équipement ou un aménagement, à condition de formuler la demande adaptée à votre situation.

À retenir

  • L’AAH soutient le revenu d’un adulte ; l’AEEH aide les parents d’un enfant de moins de 20 ans ; la PCH finance des besoins de compensation.
  • La maison départementale des personnes handicapées (MDPH) reçoit la demande, puis la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) décide.
  • Un même dossier peut faire examiner plusieurs droits : décrivez les difficultés et leurs conséquences concrètes.
  • La décision intervient en principe dans les quatre mois ; un refus se conteste d’abord par un recours administratif préalable obligatoire.

Choisir l’aide qui correspond au besoin

Choisir l’aide qui correspond au besoin, dans le parcours Handicap : allocations (AAH, AEEH, ...) et aides : L’allocation aux adultes handicapés (AAH) vise les personnes ayant de faibles ressources.
L’allocation aux adultes handicapés (AAH) vise les personnes ayant de faibles ressources.

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) vise les personnes ayant de faibles ressources. Elle est accessible à partir de 20 ans, ou dès 16 ans lorsque le jeune n’est plus à la charge de ses parents pour les prestations familiales. La CDAPH fixe le taux d’incapacité : il atteint au moins 80 %, ou se situe entre 50 % et 79 % avec une restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi.

L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) concerne l’enfant de moins de 20 ans. Elle aide à assumer des dépenses, le recours à une personne ou la réduction d’activité d’un parent. Un complément dépend ensuite de la catégorie retenue par la CDAPH ; une majoration existe pour un parent isolé dans certaines situations.

La prestation de compensation du handicap (PCH) répond à un besoin identifié : aide humaine, matériel, aménagement du logement ou du véhicule et surcoûts de transport, charges spécifiques ou exceptionnelles, aide animalière. Elle suppose notamment une difficulté absolue pour une activité importante du quotidien, ou une difficulté grave pour au moins deux activités. Pour une première demande adulte, la règle est d’avoir moins de 60 ans ; une demande reste possible après cet âge lorsque les conditions étaient remplies auparavant ou lorsque la personne travaille.

Situation dominanteAide à examiner en prioritéCe qu’elle couvre
Adulte avec ressources modestesAAHUn revenu mensuel, modulé selon les ressources et certaines autres prestations
Enfant et dépenses liées au handicapAEEHUne allocation de base, éventuellement un complément et une majoration pour parent isolé
Besoin d’aide au quotidien, d’équipement ou de travauxPCHDes dépenses de compensation définies dans le plan personnalisé

Cette distinction évite de réduire la PCH à un simple montant : elle sert à financer un besoin évalué. L’AEEH et la PCH peuvent aussi poser une question de choix pour un enfant ; la MDPH doit donc recevoir une description précise des dépenses, de l’aide apportée par les proches et des conséquences sur la vie familiale.

Des montants à lire avec leurs conditions

Handicap : allocations (AAH, AEEH, ...) et aides — Des montants à lire avec leurs conditions : les repères suivants sont ceux en vigueur au 3 août 2026.
Les repères suivants sont ceux en vigueur au 3 août 2026.

Les repères suivants sont ceux en vigueur au 3 août 2026. Ils servent à situer les aides ; la décision et le montant effectif dépendent de la situation examinée.

Repères

  • L’AAH maximale est de 1 041,59 € par mois pour une personne sans ressources.
  • L’AEEH de base atteint 153,01 € par mois ; les compléments varient selon la catégorie et la situation familiale.
  • La majoration pour la vie autonome (MVA) est de 104,77 € par mois.
  • Pour l’aide humaine de la PCH, l’emploi direct est pris en charge à 100 % ou 80 % dans la limite de 19,92 € par heure, selon les ressources.

Depuis le 1er octobre 2023, la Caf ou la Mutualité sociale agricole (MSA) calcule en principe l’AAH à partir des seules ressources de la personne. Pour les bénéficiaires qui conservent l’ancien calcul de couple parce qu’il leur est plus favorable, l’organisme applique automatiquement la formule avantageuse. Pour une demande faite en 2026, Service-Public indique que les ressources figurant sur l’avis d’imposition 2024 servent de référence, avec des règles particulières en cas d’activité.

La MVA complète l’AAH ou l’allocation supplémentaire d’invalidité lorsque la personne a un taux d’incapacité d’au moins 80 %, vit dans un logement indépendant, perçoit une aide au logement et ne touche pas de revenu professionnel. Le complément de ressources, lui, est fermé aux nouvelles attributions depuis le 1er décembre 2019. Les personnes qui le percevaient déjà peuvent le conserver au plus dix ans si elles remplissent toujours ses conditions.

Préparer le dossier MDPH et suivre la décision

Handicap : allocations (AAH, AEEH, ...) et aides — Préparer le dossier MDPH et suivre la décision : la demande d’AAH, d’AEEH ou de PCH se fait auprès de la MDPH du lieu de résidence, en ligne lorsque le téléservice…
La demande d’AAH, d’AEEH ou de PCH se fait auprès de la MDPH du lieu de résidence, en ligne lorsque le téléservice départemental existe ou par le formulaire de demande de prestations handicap.

La demande d’AAH, d’AEEH ou de PCH se fait auprès de la MDPH du lieu de résidence, en ligne lorsque le téléservice départemental existe ou par le formulaire de demande de prestations handicap. Le certificat médical et les justificatifs demandés par le formulaire donnent à l’équipe d’évaluation les éléments nécessaires. Gardez une copie complète du dossier et de la preuve d’envoi.

Étapes

  1. Décrivez les difficultés dans les actes de la vie quotidienne, le travail, la scolarité, les transports et la vie familiale ; joignez les documents médicaux et administratifs demandés.
  2. Déposez ou envoyez le formulaire et ses justificatifs à la MDPH de votre résidence.
  3. La CDAPH instruit la demande et sa réponse intervient dans un délai de quatre mois.
  4. Après l’accord, la Caf ou la MSA verse l’AAH ou l’AEEH selon le droit ouvert ; la PCH est mise en œuvre selon la décision et les modalités prévues.
  5. Signalez rapidement à la Caf ou à la MSA un déménagement, une modification familiale, bancaire ou professionnelle ayant une incidence sur l’AAH.

L’absence de réponse de la CDAPH au-delà de quatre mois vaut décision implicite de rejet. Une réponse attendue ne doit donc pas être assimilée à un accord. En cas de refus, le recours administratif préalable obligatoire (RAPO) se dépose auprès de la MDPH dans les deux mois suivant la réception de la décision, en joignant la décision contestée. Après la réponse au RAPO, explicite ou implicite au bout de deux mois, le recours devant le tribunal judiciaire du lieu de résidence est ouvert pendant deux mois.

Des besoins familiaux parfois oubliés

Handicap : allocations (AAH, AEEH, ...) et aides — Des besoins familiaux parfois oubliés : la PCH parentalité accompagne un parent en situation de handicap dans les gestes nécessaires auprès de son enfant.
La PCH parentalité accompagne un parent en situation de handicap dans les gestes nécessaires auprès de son enfant.

La PCH parentalité accompagne un parent en situation de handicap dans les gestes nécessaires auprès de son enfant. Elle comprend un forfait d’aide humaine pour rémunérer une personne et un forfait d’aide technique pour acheter ou adapter du matériel ; les deux peuvent se cumuler. Elle complète une PCH classique : l’aide humaine suppose déjà l’élément aide humaine de la PCH et un enfant d’au plus 7 ans. L’aide technique suppose l’élément technique et intervient à la naissance, puis autour des 3 et 6 ans.

Lorsque la PCH est déjà accordée, la demande de PCH parentalité utilise un formulaire dédié, accompagné notamment de l’extrait d’acte de naissance ; un parent isolé joint aussi, le cas échéant, le justificatif d’allocation de soutien familial. Une photocopie du livret de famille ne remplace pas cet extrait.

Les parents peuvent également prévoir la protection future d’un enfant mineur ou majeur. Pour un mineur, la tutelle des mineurs ou la délégation d’autorité parentale permettent d’organiser une représentation ou une prise en charge avec un proche ou un tiers digne de confiance. Pour l’accompagnement et l’hébergement adaptés, la demande relève de la MDPH. Ces choix touchent au droit de la famille : un entretien avec un professionnel du droit ou un service d’accompagnement peut aider à choisir la mesure adaptée.

Questions fréquentes

Cas particuliers du dossier Handicap : allocations (AAH, AEEH, ...) et aides : choisir l’aide qui correspond au besoin, des montants à lire avec leurs conditions et préparer le dossier MDPH et suivre la décision.
Les cas particuliers du dossier Handicap : allocations (AAH, AEEH, ...) et aides touchent choisir l’aide qui correspond au besoin, des montants à lire avec leurs conditions et préparer le dossier MDPH et suivre la décision

PCH : qu’est-ce que l’aide à la parentalité ?

C’est un complément de la PCH classique pour les parents handicapés : une aide humaine et une aide technique facilitent les soins et gestes quotidiens auprès du jeune enfant.

Le complément de ressources existe-t-il toujours ?

Il est supprimé pour les nouvelles demandes depuis le 1er décembre 2019. Les anciens bénéficiaires peuvent le conserver pendant une période maximale de dix ans lorsqu’ils respectent encore les conditions.

Les parents peuvent-ils organiser la protection de leur enfant ?

Oui. Selon l’âge et la situation de l’enfant, ils peuvent anticiper une tutelle, une délégation d’autorité parentale ou une mesure de protection pour un majeur, ainsi qu’un accompagnement demandé à la MDPH.

Peut-on encore percevoir l’ACTP ?

Oui, seulement lorsqu’elle était déjà versée : l’allocation compensatrice pour tierce personne a été remplacée par la PCH en 2006, mais ses bénéficiaires existants peuvent la conserver s’ils remplissent les conditions.

Peut-on encore percevoir l’ACFP ?

Oui, dans la même logique de maintien des droits antérieurs. L’allocation compensatrice pour frais professionnels a été remplacée par la PCH en 2006 ; elle reste versable aux personnes qui la percevaient déjà et satisfont aux conditions.

Sources et mise à jour