
Impôts : les échéances à vérifier en août 2026
Août 2026 comporte deux échéances fiscales générales, les 17 et 31 août. Elles ne concernent pas tous les foyers, mais l’avis d’impôt reçu cet été mérite une vérification avant les débits de septembre.
Dossier
Comprendre qui paie l’IFI, quels biens compter, comment évaluer son patrimoine et déclarer puis régler l’impôt.

L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) est un impôt annuel calculé sur la valeur nette de certains biens immobiliers détenus par votre foyer. Il compte lorsque votre patrimoine approche le seuil : la date de détention, les dettes et la composition du foyer peuvent faire varier l’obligation de déclarer.
À retenir

L’IFI se raisonne à l’échelle du foyer fiscal. Il inclut les époux ou partenaires de Pacs et, en principe, leurs enfants mineurs. La première étape consiste donc à réunir les biens immobiliers de ce foyer au 1er janvier de l’année d’imposition. Pour l’IFI 2026, la photographie se prend au 1er janvier 2026 : une vente conclue après cette date ne change pas cette déclaration, tandis qu’un achat déjà détenu ce jour-là entre dans le calcul.
Un foyer dont le domicile fiscal est en France recense ses immeubles et droits immobiliers situés en France comme à l’étranger. Une personne domiciliée fiscalement à l’étranger recense les biens et droits situés en France, y compris via une société à proportion de son immobilier français. Une personne qui vient transférer son domicile fiscal en France bénéficie, sous conditions, d’une imposition limitée aux biens français pendant cinq ans.
L’IFI porte sur l’immobilier détenu à titre personnel : résidence principale et secondaire, logement loué, terrain, parking ou parts de société dont la valeur reflète de l’immobilier. Les biens immobiliers affectés à une activité professionnelle peuvent relever d’une exonération ; il faut alors vérifier que les conditions liées à l’activité et à la fonction exercée sont bien réunies.

La valeur à retenir correspond à la valeur vénale au 1er janvier : le prix auquel le bien pourrait normalement se vendre à cette date. Une estimation documentée, fondée par exemple sur des ventes comparables, des caractéristiques du bien et une évaluation professionnelle si nécessaire, facilite les échanges avec l’administration.
La résidence principale ouvre droit à un abattement de 30 %. Les dettes existantes au 1er janvier et directement liées aux biens imposables peuvent réduire la base : emprunt d’acquisition, travaux (Les travaux de logement regroupent les formalités, contrats, assurances et garanties qui encadrent une construction, une rénovation ou une extension.) éligibles ou taxe foncière due pour les propriétés concernées, par exemple. Il convient de garder les contrats, tableaux d’amortissement, factures et avis correspondants. Les règles de déduction comportent aussi des plafonnements et des traitements particuliers pour certaines dettes familiales ou contractées auprès d’entités contrôlées.
Exemple
Exemple illustratif : un foyer possède une résidence principale estimée à 1 000 000 € et un logement locatif à 700 000 €. Après l’abattement de 30 % sur la résidence principale, l’ensemble vaut 1 400 000 €. Avec 150 000 € de dettes déductibles justifiées au 1er janvier, le patrimoine net taxable atteint 1 250 000 € : il reste sous le seuil d’assujettissement. Les autres biens, dettes et règles propres au foyer peuvent modifier ce résultat.

Vous devenez redevable lorsque la valeur nette taxable dépasse 1,3 million d’euros. Le barème s’applique toutefois dès 800 000 € : le seuil d’entrée et la première tranche imposable sont deux repères distincts. Entre 1,3 et 1,4 million d’euros, une décote réduit le montant calculé.
Repères
Le calcul peut aussi intégrer une réduction au titre de certains dons et un plafonnement lié aux revenus et impôts du foyer. Ces mécanismes exigent leurs propres justificatifs et répondent à des conditions précises. Le simulateur de l’administration aide à tester un montant, mais le travail déterminant reste l’inventaire des biens, de leur valeur et des dettes admissibles.

L’IFI se déclare avec les revenus, au printemps, sur l’annexe n° 2042-IFI. La déclaration en ligne est la voie habituelle pour les personnes disposant d’un accès internet à leur résidence principale et en mesure de l’utiliser. Une personne qui dépose sur papier joint l’annexe IFI à sa déclaration n° 2042 et l’adresse au service des impôts des particuliers indiqué sur la déclaration préremplie.
Étapes
Pour 2026, les dates en ligne étaient le 21 mai pour les départements 1 à 19 et les non-résidents, le 28 mai pour les départements 20 à 54, puis le 4 juin pour les départements 55 à 974 et 976. La date papier était le 19 mai. Ces dates sont annuelles : pour la campagne suivante, consultez le calendrier fiscal plutôt que de reprendre celles-ci. Les personnes sans déclaration de revenus, notamment certains non-résidents ou majeurs rattachés, utilisent une déclaration 2042-IFI-COV afin de s’identifier.

L’administration adresse un avis d’IFI distinct. En 2026, les premiers avis indiquent une échéance au 15 septembre. Au-delà de 300 €, le paiement s’effectue en ligne, sur impots.gouv.fr ou l’application impots.gouv. Jusqu’à 300 €, l’avis peut aussi être réglé par les modalités autorisées, dont le paiement de proximité lorsque le QR code et la mention correspondante figurent sur l’avis.
Le prélèvement à l’échéance règle l’impôt en une fois ; l’adhésion pour l’IFI 2026 restait possible jusqu’au 31 août 2026. Un retard de paiement entraîne une majoration de 10 % de l’impôt dû. Si une difficulté financière survient, une demande de délai de paiement peut être adressée à l’administration avec les éléments qui la justifient.
Après réception de l’avis, une erreur de valeur, de dette ou de foyer se traite par une réclamation auprès de l’administration fiscale. Rassemblez votre déclaration, l’avis contesté et les preuves qui étayent la correction demandée. La réclamation vise la rectification de l’imposition ; elle laisse l’obligation de paiement applicable sauf décision de sursis de paiement accordée dans le cadre prévu.

Vous payez après réception de l’avis d’IFI. Pour les premiers avis 2026, la date limite est le 15 septembre 2026 ; votre avis reste la référence pour votre échéance exacte.
Le foyer, les biens et les dettes se regardent au 1er janvier de l’année d’imposition. L’IFI 2026 repose donc sur la situation au 1er janvier 2026.
Oui. Elle entre dans l’inventaire, avec un abattement de 30 % sur sa valeur pour le calcul de la base taxable.
Il peut l’être, à hauteur de la valeur immobilière correspondant à vos parts ou actions (Titres qui représentent une fraction du capital d'une entreprise cotée.). La structure de la société et l’usage professionnel du bien orientent le traitement.
Pendant la campagne déclarative, vous pouvez déposer une déclaration rectificative. Après l’avis, vous pouvez engager une réclamation accompagnée des justificatifs utiles.

Août 2026 comporte deux échéances fiscales générales, les 17 et 31 août. Elles ne concernent pas tous les foyers, mais l’avis d’impôt reçu cet été mérite une vérification avant les débits de septembre.

Après le dépôt d’une demande, la FAQ fiscale annonce un délai de dix à quinze jours jusqu’au paiement. Le virement arrive sur le compte bancaire connu de l’administration fiscale. L’aide reste réservée à des actifs répondant à plusieurs conditions.