Aller au contenu principal
Épargne salariale et retraite d'entreprise en France — cour intérieure arborée et passerelle vitrée d'un site industriel et tertiaire, équipes échangeant dans la lumière d'automne.
Épargne

L'épargne salariale et retraite dépasse 250 milliards d'euros

L'épargne salariale et retraite d'entreprise atteint 250,8 milliards d'euros à fin juin 2026, en hausse de 13,6 % sur un an. Ce montant record concerne 13,6 millions de comptes de salariés en France. Sur six mois, la progression repose avant tout sur la bonne tenue des marchés boursiers.

Par Claire Vasseur3 min de lecture
Partager

L'Association française de la gestion financière (AFG) a publié le 15 octobre 2026 son bilan semestriel de l'épargne salariale (Dispositifs collectifs d'entreprise permettant aux salariés d'investir leurs primes d'intéressement ou de participation dans un cadre fiscal et social avantageux.). En six mois, l'encours global a progressé de 21,4 milliards d'euros par rapport aux 229,4 milliards comptabilisés fin décembre 2025. À fin juin 2026, 453 600 entreprises proposent un dispositif actif (+5,6 % sur un an) et l'avoir moyen atteint 17 700 euros par salarié détenteur.

Les plans d'épargne entreprise (PEE (Plan d'épargne entreprise permettant aux salariés d'investir leurs primes avec exonération d'impôt sur le revenu en contrepartie d'un blocage de cinq ans.)), où les sommes restent bloquées cinq ans, concentrent 208 milliards d'euros (+13,0 % sur un an). L'épargne consacrée à la retraite progresse plus vite et atteint 42,5 milliards d'euros, en hausse de 15,8 % sur douze mois. Le PER collectif (Plan d'épargne retraite d'entreprise créé par la loi PACTE de 2019, où les sommes sont bloquées jusqu'au départ à la retraite sauf achat de la résidence principale.) (plan d'épargne retraite d'entreprise) rassemble à lui seul 35,1 milliards d'euros auprès de 3,9 millions d'épargnants.

Encours d'épargne salariale et retraite de 2018 à juin 2026 : doublement de 125,5 à 250,8 milliards d'euros, avec sept hausses et un seul repli en 2022.
Entre fin 2018 et juin 2026, les sommes gérées sur les plans d'épargne d'entreprise ont doublé en France (source : AFG).LaBanque.org — données : AFGSource

La Bourse pèse pour les trois quarts de la hausse

La valorisation boursière des fonds a apporté environ 16,2 milliards d'euros au premier semestre 2026, soit les trois quarts de la hausse des encours. Cette sensibilité aux marchés s'explique par la composition des portefeuilles à fin juin 2026. L'actionnariat salarié représente 36 % des sommes gérées (89,7 milliards d'euros), devant les fonds mixtes (23 %) et les fonds actions (18 %).

Sur la même période, les versements bruts ont atteint 17,2 milliards d'euros, en hausse de 5,6 % sur un an. L'intéressement fournit 6,7 milliards d'euros (+10,4 %) et la participation 5,2 milliards, soit près de 70 % des sommes versées. L'abondement (Versement complémentaire facultatif de l'employeur qui vient majorer les sommes placées par le salarié sur son plan d'épargne, dans la limite des plafonds légaux.) des employeurs ajoute 3,0 milliards d'euros (+6,3 %), tandis que les versements volontaires des salariés représentent 2,1 milliards d'euros.

Des retraits en hausse après cinq ans de blocage

En parallèle, les salariés ont retiré 12,0 milliards d'euros au premier semestre 2026, un volume en hausse de 8,0 % sur un an. Une fois ces retraits déduits des versements, la collecte nette demeure quasi stable à 5,2 milliards d'euros (+0,4 %). Sur les 11,0 milliards d'euros rachetés sur les PEE, 57 % portent sur des avoirs disponibles après cinq ans.

Les 43 % restants relèvent de déblocages anticipés, comme l'achat de la résidence principale. Selon l'AFG, beaucoup d'épargnants ont aussi pris leurs bénéfices sur l'actionnariat salarié après la hausse boursière. Les primes investies échappent à l'impôt sur le revenu, seuls 9,7 % de CSG-CRDS restant dus à l'entrée. Depuis fin 2018, où ils totalisaient 125,5 milliards d'euros, les encours ont ainsi doublé de volume.

Outils utiles

Pour aller plus loin

Sources

Sur le même thème

Tout voir →
La France, premier marché des courtiers européens — immeuble vitré et façade haussmannienne à Paris, drapeaux tricolore et étoilé, logo officiel de l'ESMA en haut à gauche.

La France devient le premier marché des courtiers européens

En 2025, 2,15 millions de particuliers en France ont utilisé une société d'investissement agréée dans un autre pays européen (+43,3 %). L'Hexagone passe ainsi devant l'Espagne et l'Allemagne, tandis que les réclamations d'épargnants français progressent de 17,2 %.

Morgan Stanley dépasse les attentes sur le courtage d'actions — tour du siège mondial à New York sous la lumière d'automne, taxis jaunes et logo officiel en haut à gauche.

Morgan Stanley dépasse les attentes grâce au courtage d'actions

La banque américaine Morgan Stanley a dépassé les attentes au troisième trimestre 2026, avec un bénéfice net de 4,909 milliards de dollars. Cette performance s'appuie sur une envolée de près de 41 % des revenus du courtage d'actions, stimulée par la forte activité sur les marchés.

Bank of America sanctionnée par les régulateurs — tour moderne s'élevant au-dessus d'un parvis en granit bordé d'arbres d'automne, logo officiel de l'enseigne en haut à gauche.

Bank of America : le bénéfice net recule après une amende record

Au troisième trimestre 2026, Bank of America a vu son bénéfice net reculer de 16,8 % à 6,93 milliards de dollars. Ce repli s'explique par une amende exceptionnelle de 1,2 milliard de dollars infligée par les régulateurs américains pour des failles de surveillance anti-blanchiment.