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Le siège de la Réserve fédérale américaine à Washington, vu depuis une salle de réunion vide à la tombée du jour.
Bourse

La Fed maintient ses taux, malgré trois votes pour une hausse

La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux le 29 juillet. Mais trois membres voulaient déjà les relever. Ce vote divisé souligne que la lutte contre l'inflation américaine reste ouverte.

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À retenir

  • La Fed maintient son taux directeur entre 3,50 % et 3,75 %.
  • Le vote a été serré : 9 voix contre 3.
  • Les trois opposants demandaient une hausse de 0,25 point.
  • La prochaine réunion est prévue les 15 et 16 septembre.

Le vote de 9 contre 3 change le statu quo

La Réserve fédérale américaine a maintenu, le 29 juillet, la fourchette de son taux directeur entre 3,50 % et 3,75 %. La décision a été prise à l'issue d'une réunion tenue les 28 et 29 juillet.

Le fait nouveau se trouve dans le vote. Le Comité fédéral de l'open market (FOMC), l'organe qui fixe l'orientation des taux américains, a approuvé le maintien par neuf voix contre trois. Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie K. Logan préféraient une hausse immédiate de 0,25 point de pourcentage.

Une telle hausse aurait porté la fourchette à 3,75 %-4,00 %. La Fed indique que l'inflation reste élevée par rapport à son objectif de 2 %. Le maintien ne traduit donc pas un accord complet sur le niveau des taux.

Pour un Français, l'effet reste indirect

Le taux des fed funds est la cible des prêts très courts entre banques américaines. Il n'est pas le taux proposé directement à un ménage pour un crédit. Il influence toutefois les conditions financières aux États-Unis, puis plus largement les marchés mondiaux.

Pour un particulier en France, cette décision ne modifie pas automatiquement le taux d'un crédit immobilier, d'un crédit à la consommation ou d'un livret. Les banques françaises déterminent leurs propres tarifs selon plusieurs paramètres. La décision américaine reste donc un élément de contexte, pas une nouvelle condition bancaire à subir ou à réclamer.

Le vote divisé mérite néanmoins l'attention. Il montre qu'une partie des décideurs américains jugeait nécessaire de durcir plus vite la politique monétaire. Autrement dit, ils voulaient relever les taux pour rendre le crédit plus coûteux et freiner les prix. Rien dans le communiqué n'engage toutefois la Fed à relever ses taux en septembre.

L'énergie a fait reculer l'indice de juin

Le ralentissement de l'inflation américaine apporte un élément de contexte. L'indice des prix à la consommation a progressé de 3,5 % sur un an en juin, après 4,2 % en mai. Mais ce chiffre ne correspond pas à l'indicateur PCE suivi en priorité par la Fed.

En juin, les prix de l'énergie ont baissé de 5,7 % sur un mois. Ils restaient pourtant 15,7 % plus élevés qu'un an plus tôt. Cette baisse a été le principal moteur du recul mensuel de l'indice global.

La prochaine réunion du FOMC est programmée les 15 et 16 septembre. Les données disponibles d'ici là pourront éclairer la décision suivante, sans la déterminer à elles seules.

Sources

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