Retraite : Villepin veut en finir avec l’âge pivot
Dominique de Villepin veut sortir de « l’âge pivot » dans le débat sur les retraites. Sa déclaration ne modifie pas les règles applicables dès le 1er septembre 2026.
Invité de BFM Politique le 30 août, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, a plaidé pour une sortie de « l’âge pivot ». Il souhaite mieux prendre en compte la démographie, la pénibilité des emplois et les conditions de travail. Il a renvoyé les modalités à une discussion avec les partenaires sociaux.
Cette position ne fixe ni âge de départ, ni formule de calcul, ni calendrier. Elle ne permet donc pas de chiffrer un effet sur une pension ou sur la date de départ d’un assuré.
L’expression « âge pivot » ne décrit pas, à elle seule, les règles applicables aux salariés du privé. L’âge légal de départ (Âge minimum à partir duquel une personne peut demander sa retraite, sauf départ anticipé autorisé.) est le seuil minimum pour demander sa retraite. Avant 67 ans, une pension sans décote dépend aussi du nombre de trimestres validés.
Les règles changent le 1er septembre
Une évolution déjà votée entre en vigueur le 1er septembre 2026 : la suspension jusqu’en 2028 de la réforme de 2023. L’âge légal sera compris entre 62 ans et 9 mois et 63 ans et 9 mois pour les personnes nées entre 1964 et 1968. Il restera fixé à 64 ans pour la génération 1969 et les suivantes.
La déclaration de Dominique de Villepin ne modifie pas ce calendrier. Elle s’appuie sur des écarts d’espérance de vie relevés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). À 35 ans, les hommes cadres vivent en moyenne 5,3 ans de plus que les ouvriers ; l’écart est de 3,4 ans entre femmes cadres et ouvrières, selon les données de 2020 à 2022.
Ces écarts nourrissent le débat sur des départs davantage liés aux parcours professionnels. Aucun critère d’éligibilité, mode de compensation ou financement n’a toutefois été présenté.
La taxe sur les transactions financières est bien en vigueur à 0,4 % sur certains achats d’actions françaises. La Cour des comptes constate qu’elle rapporte 2,5 milliards d’euros en 2025, mais régule peu les marchés. Pour un particulier, elle s’ajoute aux frais du courtier lors d’un achat taxable.
Les notaires proposent de diviser par deux les droits de donation sur les transmissions familiales. Cette proposition ne modifie pas les règles fiscales actuelles et n’a pas de date d’application.
Un rapport de la Cour des comptes, publié le 9 septembre, juge la taxe sur les transactions financières peu efficace pour réguler les marchés. Elle a néanmoins rapporté 2,5 milliards d’euros en 2025. L’écart s’explique par une assiette qui ne couvre qu’une part limitée des échanges.