Simulateur de plan d’épargne retraite
Versement, tranche marginale et économie fiscale.
Dossier
Le PER individuel prépare un revenu ou un capital pour la retraite, avec un avantage fiscal possible en échange d'une épargne largement immobilisée.

Le plan d'épargne retraite (PER) individuel est une enveloppe où vous versez de l'argent pour le récupérer principalement à la retraite, en capital, en rente viagère ou en combinant les deux. Il compte parce que l'économie d'impôt à l'entrée s'accompagne d'une épargne peu disponible et d'un choix fiscal qui ressort au moment de la sortie.
À retenir

Le PER individuel est un produit d'épargne à long terme, entièrement financé par vos versements. Depuis le 1er janvier 2024, son ouverture est réservée aux personnes de 18 ans ou plus. Salarié, indépendant, demandeur d'emploi ou retraité peuvent y souscrire. Les versements peuvent être ponctuels ou programmés ; ils sont libres, tandis que la part déductible de l'impôt est plafonnée.
L'argent devient en principe disponible à la date où vous obtenez votre pension ou atteignez l'âge légal de départ à la retraite. Vous choisissez alors un capital, une rente viagère ou une combinaison. Le capital peut être fractionné. Cette échéance longue en fait un outil de préparation de retraite plutôt qu'une réserve pour un projet proche, une dépense imprévue ou une épargne de précaution.
Repères

Un PER bancaire, aussi appelé PER d'investissement, ouvre un compte-titres. Un PER d'assurance correspond à l'adhésion à un contrat collectif et peut proposer des fonds en euros ainsi que des unités de compte. Les unités de compte suivent les marchés et leur valeur peut baisser ; le fonds en euros offre un cadre de garantie propre au contrat.
La différence compte aussi pour la transmission : le PER bancaire entre dans l'actif successoral. Le PER d'assurance permet de désigner un ou des bénéficiaires et relève de règles proches de l'assurance-vie. Ce choix complète l'examen de la qualité d'un contrat. Il sert à comparer l'univers de placement, les options de sortie, la clause bénéficiaire et la grille tarifaire proposée.
| Point à comparer | PER bancaire | PER d'assurance |
|---|---|---|
| Cadre juridique | Compte-titres | Contrat d'assurance de groupe |
| Supports possibles | Supports financiers proposés par le gestionnaire | Fonds en euros et unités de compte possibles |
| Transmission | Actif successoral | Bénéficiaires désignés et fiscalité proche de l'assurance-vie |
| Question pratique | Choix et coût des supports | Fonds en euros, clause bénéficiaire et coût du contrat |

La gestion pilotée est le mode appliqué en l'absence de choix d'une autre modalité. Quand la retraite paraît lointaine, l'épargne peut être investie sur des actifs plus risqués et potentiellement plus rémunérateurs. À l'approche de l'âge prévu, le gestionnaire l'oriente progressivement vers des supports moins risqués. Le profil par défaut est « équilibré horizon retraite » ; les profils prudent, dynamique et offensif existent aussi.
Cette mécanique réduit progressivement l'exposition au risque ; les fluctuations déjà subies subsistent et le rendement demeure variable. Regardez la date de départ retenue, le profil choisi, les supports réellement détenus et les frais de gestion. Chaque année, le gestionnaire doit communiquer l'évolution du compte, les performances, les frais prélevés et les conditions de transfert : ce relevé permet de vérifier que le contrat reste cohérent avec votre horizon.

À chaque versement volontaire avant 70 ans, vous indiquez au gestionnaire si vous demandez la déduction. Elle diminue votre revenu imposable de l'année, dans la limite de votre plafond personnel. Elle procure donc un avantage d'autant plus marqué que votre taux d'imposition est élevé au moment du versement. Une personne faiblement imposée peut préférer renoncer à la déduction et conserver une fiscalité de sortie plus légère sur ses versements.
Exemple
Cas illustratif : Camille verse 2 000 € en 2026 et dispose d'un plafond suffisant. Avec une tranche marginale d'imposition de 30 %, la déduction peut réduire son impôt d'environ 600 €, toutes choses égales par ailleurs. À la sortie, ses 2 000 € de versements seront traités selon l'option choisie à l'entrée ; l'avantage initial mérite donc d'être comparé à sa fiscalité probable à la retraite.
Pour une sortie en capital issue de versements déduits, les versements s'ajoutent au revenu imposable, sans abattement de 10 %, et les gains relèvent du prélèvement forfaitaire. Lorsque vous avez renoncé à la déduction, le capital correspondant à ces versements est exonéré d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ; seuls les gains subissent ce prélèvement. Une rente suit elle aussi un régime différent selon l'option initiale. Gardez les justificatifs des versements et de l'option exercée : ils donnent du sens à la fiscalité affichée au dénouement.

Le déblocage anticipé vise des situations précises : décès du conjoint ou partenaire de Pacs, invalidité, situation grave concernant un enfant à charge, surendettement, fin de droits au chômage ou certaines cessations d'activité. L'achat de la résidence principale est également admis, à l'exception des droits issus de versements obligatoires. Chaque motif entraîne sa propre fiscalité ; l'achat immobilier appelle une attention particulière au choix de déduction fait lors des versements.
Étapes
Avant cinq ans, les frais de transfert d'un PER sont plafonnés à 1 % de l'épargne accumulée. Un ancien produit transféré vers un PER peut, lui, supporter jusqu'à 5 % de frais s'il a moins de dix ans. Le transfert doit être réalisé dans les quatre mois ; en cas de retard, la fiche Service-Public indique la saisine possible du médiateur de l'Autorité des marchés financiers.

Une épargne de précaution reste disponible pour les imprévus. Le PER sert plutôt un objectif retraite, car ses possibilités de sortie avant cette échéance sont encadrées.
Oui. L'épargne devient disponible et vous pouvez la laisser sur le plan. Les versements volontaires après le départ ou l'âge légal sont récupérables à tout moment lorsque le plan le permet.
Elle ouvre un déblocage anticipé pour les sommes éligibles. Les droits issus de versements obligatoires restent bloqués ; la fiscalité dépend aussi de l'option de déduction choisie.
Demandez les frais sur versement, de gestion du contrat et des supports, d'arbitrage, ainsi que les frais de transfert. Comparez-les avec les services réellement utiles à votre situation.
Le transfert d'un PER individuel vers un autre PER est gratuit après cinq ans de détention ou dès l'échéance du plan. Avant ce délai, les frais sont plafonnés à 1 % de l'épargne.