Carburant : le gouvernement garde les guichets ouverts
Le gouvernement assure que les guichets d'aide au carburant resteront ouverts pour les entreprises les plus en difficulté. Les montants, les secteurs retenus et la durée de la prolongation restent à préciser.
Le 31 août, Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l'Énergie, a assuré que les guichets resteraient ouverts. Les entreprises les plus en difficulté pourraient continuer à déposer des demandes d'aide au carburant. « Ces aides ne seront pas suspendues », a-t-elle déclaré.
Le point confirmé est donc le maintien des guichets, pas la reconduction identique de chaque aide. La ministre a aussi précisé que les portails ne fermeraient pas dans les semaines à venir.
Le gouvernement parle d'aides sectorielles. Transporteurs, agriculteurs, pêcheurs, entreprises du BTP et taxis relevaient jusqu'ici de mécanismes distincts. Les modalités doivent encore être discutées avec les filières. Aucun nouveau barème, aucun périmètre définitif et aucune date de fin n'avaient été publiés au 31 août.
Les anciens montants restent des repères
Les barèmes des derniers mois donnent seulement un ordre de grandeur. Pour les transporteurs routiers les plus fragiles, l'aide forfaitaire carburant représentait l'équivalent de 20 centimes par litre.
Dans le bâtiment et les travaux publics, l'aide au gazole non routier atteignait aussi 20 centimes par litre pour certaines activités très consommatrices. Ces montants ne sont pas acquis pour la suite : le gouvernement doit encore fixer les professions éligibles et les modalités de versement. L'ouverture d'un guichet ne garantit donc pas l'acceptation d'un dossier.
Le dispositif destiné aux ménages est distinct. L'aide « grands rouleurs » prévoit 100 euros pour les travailleurs qui remplissent des conditions de ressources, d'usage du véhicule et de déplacements. Parmi les critères figurent au moins 15 km par trajet domicile-travail ou 8 000 km par an. Ce dispositif ne constitue pas une aide générale à tous les automobilistes. Son éventuel maintien n'a pas encore fait l'objet d'une décision administrative définitive.
Le Brent a clôturé à 101,21 dollars le baril le 9 septembre, après une escalade militaire dans le Golfe. Les marchés actions américains ont reculé. Le prix du brut ne suffit toutefois pas à prévoir celui des carburants en Europe.
Les prix moyens du gazole et du SP95-E10 ont fortement progressé en une semaine. Au 4 septembre, un plein de 50 litres de gazole coûtait en moyenne 2,43 € de plus qu'au relevé précédent.
Bercy a confirmé le 9 septembre qu'il n'annonçait ni baisse temporaire de taxes, ni plafonnement national, ni nouvelle aide générale sur les carburants. Les dispositifs ciblés existants restent en place, dont une aide de 100 € à demander avant le 30 septembre pour certains travailleurs modestes.
À quelques heures de la décision de la Banque centrale européenne, les grands indices oscillent faiblement. Les investisseurs suivront le niveau des taux, puis les indications de Christine Lagarde sur leur évolution.
Le CAC 40 gagnait 0,3 % dans la matinée du 10 septembre, après sa baisse de 1,94 % la veille. Les marchés attendaient les annonces de la Banque centrale européenne prévues dans l'après-midi. Ce rebond restait un instantané de séance.
Donald Trump promet 5 000 dollars à chaque citoyen américain adulte si les républicains gardent les deux chambres du Congrès. Aucun paiement n'est adopté : une loi, un financement et des critères précis restent à définir.