Le gouvernement veut proposer la reconduction du chèque énergie dans le budget 2027. Il travaille aussi au maintien d'aides au carburant ciblées. Les montants et critères restent à définir.
Le 24 août, Maud Bregeon a annoncé que le gouvernement proposerait la reconduction du chèque énergie dans le budget 2027. La porte-parole du Gouvernement, aussi ministre déléguée à l'énergie, a évoqué la prolongation des aides au carburant destinées aux secteurs les plus exposés.
« Nous proposerons la reconduction de cette aide dans le budget 2027 », a-t-elle déclaré sur LCI, selon l'AFP. Cette déclaration n'ouvre pas un nouveau droit. Aucun montant, barème, public éligible ni durée n'ont été annoncés pour 2027.
Le premier document à surveiller sera le projet de loi de finances (PLF) (Texte annuel par lequel le gouvernement propose les recettes et les dépenses de l'État ; le Parlement doit ensuite l'adopter.), qui fixe le budget annuel de l'État. Il doit être déposé au plus tard le 6 octobre 2026. Les députés et sénateurs devront ensuite l'examiner.
Le chèque énergie et le carburant sont distincts
Le chèque énergie finance des dépenses d'énergie du logement. Il ne sert pas à payer le plein d'essence. Le barème 2026 va de 48 € à 277 €, selon les ressources et la composition du foyer. Ces montants ne préjugent pas de ceux qui seraient finalement retenus en 2027, ni de leurs règles d'attribution.
Les aides au carburant répondent à d'autres situations. L'aide actuelle aux travailleurs « grands rouleurs » est un versement unique de 100 €, demandé sous conditions d'activité, de revenus et de trajets professionnels. Elle ne peut être attribuée qu'une seule fois pour un même véhicule.
Les aides sectorielles obéissent à des critères propres à chaque activité et ne visent pas les mêmes bénéficiaires. Celles destinées notamment à la pêche, à l'agriculture, au transport et au BTP arrivent à échéance le 31 août 2026. Leur prolongation éventuelle ne suivrait pas nécessairement les mêmes règles que le chèque énergie.
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