Macron alerte sur les finances publiques avant le budget 2027
Emmanuel Macron a alerté sur des tensions accrues dans les finances publiques. Aucune mesure nouvelle n’a été détaillée, mais le message place la dette au cœur de la préparation du budget 2027.
Emmanuel Macron a alerté le 24 août, en Conseil des ministres, sur l’accentuation des tensions dans les finances publiques. Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement, a rapporté que « les tensions sur les marchés obligataires [...] se sont accentuées pendant l’été ».
Aucun impôt, aucune baisse de dépense et aucun texte budgétaire n’ont été détaillés. L’alerte ne modifie donc pas, à elle seule, les règles applicables aux ménages. Elle signale en revanche une contrainte supplémentaire avant la préparation du budget 2027.
Pourquoi les taux pèsent sur le budget
Le marché obligataire (Marché sur lequel les États et les entreprises empruntent en émettant des titres, à un taux demandé par les investisseurs.) est le marché sur lequel l’État emprunte en émettant des titres. Lorsque les investisseurs demandent des taux plus élevés, les nouveaux emprunts et les dettes renouvelées coûtent progressivement plus cher. Les intérêts versés par l’État augmentent ensuite au fil des émissions.
L’effet ne porte pas d’un coup sur toute la dette. Il se diffuse lorsque l’État émet de nouveaux titres ou remplace ceux qui arrivent à échéance. C’est ce mécanisme qui réduit peu à peu la marge disponible dans le budget.
Cette pression s’ajoute aux risques déjà recensés pour 2026. Le comité d’alerte des finances publiques a identifié, le 7 juillet, environ 3 milliards d’euros de risques supplémentaires de dépassement de dépenses. Deux milliards concernent l’État et 1 milliard l’Assurance maladie. Selon Bercy, ce surcroît devra être compensé par des économies.
La trajectoire gouvernementale vise un déficit public de 4,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026. En 2024, le déficit constaté était de 169,6 milliards d’euros, soit 5,8 % du PIB. Le projet de loi de finances pour 2027 devra être déposé au plus tard le 6 octobre. C’est dans ce texte que les éventuelles économies ou recettes nouvelles seront précisées.
Les notaires proposent de réduire de moitié certains droits de donation. La mesure n'est pas en vigueur et devrait passer par la loi. Elle viserait des transmissions précises, sous conditions d'âge, de forme et de montant.
La taxe sur les transactions financières est bien en vigueur à 0,4 % sur certains achats d’actions françaises. La Cour des comptes constate qu’elle rapporte 2,5 milliards d’euros en 2025, mais régule peu les marchés. Pour un particulier, elle s’ajoute aux frais du courtier lors d’un achat taxable.
Les notaires proposent de diviser par deux les droits de donation sur les transmissions familiales. Cette proposition ne modifie pas les règles fiscales actuelles et n’a pas de date d’application.