Six pays de l’UE réclament une taxe sur les surprofits pétroliers
Six gouvernements européens veulent ouvrir une discussion sur une taxe visant les bénéfices exceptionnels des compagnies pétrolières. Aucun prélèvement, taux ou calendrier n’est arrêté. Le sujet pourrait être abordé à Dublin les 18 et 19 septembre.
L’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, l’Italie, la Pologne et le Portugal ont écrit au ministre irlandais des Finances. Ils veulent ouvrir une discussion sur une taxe européenne visant les bénéfices exceptionnels des compagnies pétrolières.
Le courrier ne crée aucune obligation fiscale pour les groupes concernés. Aucun taux, aucune méthode de calcul, aucune entreprise visée ni date d’entrée en vigueur ne figurent dans les comptes rendus consultés. Le texte ne dit pas davantage comment d’éventuelles recettes seraient utilisées. Les groupes concernés ne connaissent ni leur assiette ni leur éventuel coût. L’initiative ne modifie donc pas, aujourd’hui, le prix à la pompe ni la fiscalité d’un placement.
Les six pays demandent que le sujet soit inscrit à la réunion informelle des ministres européens de l’Économie et des Finances, à Dublin les 18 et 19 septembre. Le programme publié par la présidence irlandaise ne mentionne pas encore cette taxation. Leur objectif est de mettre à contribution les profits de crise pour alléger les charges des ménages et des entreprises. La démarche vise d’abord à placer le sujet à l’agenda européen.
Le précédent de 2022 ne fixe pas la future règle
L’Union européenne a adopté en 2022 une contribution de solidarité, un prélèvement temporaire. Elle concernait certaines entreprises du pétrole (Matière première énergétique dont le prix mondial influence les carburants et les résultats des groupes producteurs.) brut, du gaz naturel, du charbon et du raffinage établies fiscalement dans l’Union. Son taux minimal était de 33 % sur la part des bénéfices imposables dépassant de plus de 20 % la moyenne des quatre exercices précédents.
Ce précédent décrit un mécanisme, mais il ne constitue pas le barème de la demande actuelle. Le cadre juridique d’une éventuelle mesure reste inconnu. En matière fiscale, la Commission européenne propose et le Conseil de l’Union européenne décide à l’unanimité. Les six signataires peuvent donc alimenter le débat, sans décider seuls d’une taxe.
La CGT a appelé à 24 heures de grève chez TotalEnergies le 8 octobre 2026 pour réclamer des hausses de salaires et des embauches. Si des expéditions et quelques dizaines de stations ont été perturbées, les stocks évitent à ce stade une pénurie nationale pour les automobilistes.
Le cours du pétrole a bondi jeudi 8 octobre, portant le baril de Brent à 104,28 dollars en clôture. Cette hausse combine des craintes d'escalade en Iran et l'arrêt préventif de plateformes américaines. Les prix ont ensuite marqué le pas vendredi après des déclarations de Donald Trump, tandis que les marchés d'actions restaient sous tension.
Après deux séances consécutives de baisse, l'indice CAC 40 progresse de 0,92 % ce vendredi 9 octobre en matinée. La Bourse de Paris profite du repli des cours du pétrole et d'une détente sur les taux d'intérêt. Ce répit intervient après les annonces américaines écartant toute frappe militaire immédiate contre l'Iran.
Édouard Philippe propose de créer une allocation familiale unique de 350 euros par mois versée dès le premier enfant. Cette mesure de campagne pour 2027 s'accompagnerait d'une réduction d'impôt sur le revenu pour soulager le pouvoir d'achat des classes moyennes.
Le gouvernement libère 10 millions de barils de gazole pour faire baisser les prix de 12 à 18 centimes pendant trois mois. Cette manœuvre sur les stocks stratégiques évite toute dépense publique, alors que l'exécutif doit ramener le déficit public à 5,0 % du PIB en 2027.
Le Rassemblement national a présenté le 6 octobre 2026 son contre-budget 2027, sans effet juridique immédiat. Il vise 140 milliards d’euros nets d’économies en 2032. Le programme annonce aussi 30 milliards d’euros nets de baisses d’impôts et 15 milliards de dépenses provisionnées pour de nouveaux droits.