Budget 2027 : LFI promet de censurer le gouvernement
Jean-Luc Mélenchon a annoncé que La France insoumise censurerait le gouvernement de Sébastien Lecornu sur le budget 2027. Une motion de censure doit toutefois réunir 289 voix à l'Assemblée nationale.
Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé le 23 août son intention de censurer le gouvernement. La cible est le budget 2027, lors de son examen à l'Assemblée nationale. Il s'exprimait à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme, à la clôture des universités d'été de LFI.
Mélenchon qualifie le futur texte de « nouveau bûcher de coupes rases ». Selon lui, il « va aggraver tous les maux » de l'économie française. Les mesures du projet de loi de finances ne sont pas publiques dans les sources vérifiées. Les impôts, les dépenses publiques ou les aides éventuellement visés ne sont pas identifiés dans les sources disponibles.
Le dépôt doit normalement intervenir au plus tard le mardi 6 octobre 2026. Ce sera le premier repère pour connaître les recettes, les dépenses et les économies éventuellement prévues par le gouvernement. Les premières discussions parlementaires pourront alors commencer sur un texte public.
LFI ne peut pas censurer seule
Une motion de censure est un vote par lequel l'Assemblée nationale peut retirer sa confiance au gouvernement. Si elle est adoptée, le Premier ministre doit remettre la démission du gouvernement au Président de la République. Elle ne retire donc pas un budget isolé.
Il faut au moins 58 signatures pour déposer une motion, puis 289 votes favorables pour l'adopter. Le groupe LFI-NFP comptait 71 députés dans les données parlementaires de référence pour le budget 2026. Même si tous votaient la censure, il lui manquerait 218 voix : l'issue dépendrait donc des autres groupes.
Une motion ne peut être votée que quarante-huit heures après son dépôt. Ce délai laisse l'annonce dans le registre de l'intention politique. Mélenchon n'annonce donc ni motion déposée ni vote fixé.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
Le gouverneur de la Banque de France a jugé le 11 septembre qu’annuler une partie de la dette française serait « illégal, dangereux et inutile ». Le scénario vise des titres détenus par la banque centrale, pas un défaut envers tous les créanciers. Le droit européen et l’organisation de l’Eurosystème en font un mécanisme très encadré.
LCL envisage de regrouper, et donc de fermer, entre 60 et 90 agences. Aucune adresse ni date de fermeture n’est annoncée : les clients ne peuvent pas encore savoir si leur agence est concernée.