États-Unis : Trump annonce moins de droits sur le bœuf importé
Donald Trump a annoncé une entrée temporaire sans droit de douane pour du bœuf destiné au haché. Le décret n’est pas encore publié, et la baisse de prix promise en magasin reste à démontrer.
L’annonce porte sur un maximum de 300 000 tonnes métriques de produits destinés au bœuf haché. Elles pourraient entrer aux États-Unis pendant 90 jours sans droits de douane (La douane contrôle les marchandises et certains fonds qui franchissent une frontière, pour appliquer les taxes, interdictions et formalités.) sur les volumes normalement taxés au-delà du contingent tarifaire (Volume d’importations bénéficiant d’un droit de douane réduit ; au-delà, un droit plus élevé s’applique.). Ce contingent correspond à la quantité d’importations bénéficiant déjà d’un tarif réduit. La mesure ne vise donc pas indistinctement toutes les viandes bovines importées.
Le 21 août, Donald Trump a aussi assuré avoir obtenu un engagement pour vendre cette viande 25 % sous les prix de marché. Les pays fournisseurs, les entreprises concernées et les modalités de répercussion en magasin n’ont pas été rendus publics. Aucun décret ne formalisait encore le dispositif au 22 août. Selon la Maison-Blanche, sa signature était attendue dans les deux semaines.
Les prix du haché ont déjà beaucoup augmenté
L’intervention annoncée répond à une hausse durable des prix alimentaires aux États-Unis. En juillet, le prix moyen national du bœuf haché 100 % atteignait 6,885 dollars la livre. L’indice des prix du bœuf haché cru était alors supérieur de 9,0 % à son niveau de juillet 2025.
Les 6 relevés de juillet couvrent 5 intervalles annuels : 5 hausses, 0 baisse et 0 stabilité, de 2021 à 2026.LaBanque.org — données : BLS via FREDSource
La contrainte d’offre est aussi visible dans les élevages. Le pays comptait 28,5 millions de vaches à viande au 1er juillet, soit 1 % de moins sur un an. L’importation temporaire annoncée cherche à accroître l’offre disponible pour le haché. Son effet sur les prix payés par les ménages américains ne peut pas encore être chiffré.
Cette mesure de commerce international prolonge une décision déjà formalisée en février. Une proclamation avait alors augmenté de 80 000 tonnes le contingent à droit réduit de parures maigres de bœuf pour 2026. Ce volume était entièrement attribué à l’Argentine. La nouvelle initiative est plus large, mais ses conditions concrètes restent à publier.
Sébastien Lecornu promet une baisse en 2027 de la surtaxe payée par les très grandes entreprises. Aucun nouveau taux ni seuil n'est encore connu. Le pacte Dutreil serait maintenu, avec les restrictions entrées en vigueur en 2026.
Le déficit commercial américain s'est creusé à 88,6 milliards de dollars en juillet. Les importations ont augmenté tandis que les exportations ont reculé. Le déficit cumulé depuis janvier reste néanmoins inférieur à celui de 2025.
Les États-Unis appliquent de nouveaux droits de douane sur certains drones et composants importés depuis le 3 septembre. Le taux de 100 % ne vise pas tous les appareils : les drones de 25 kg ou moins dépourvus d’imagerie thermique relèvent en principe de 25 %.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
À quelques heures de la décision de la Banque centrale européenne, les grands indices oscillent faiblement. Les investisseurs suivront le niveau des taux, puis les indications de Christine Lagarde sur leur évolution.
Le CAC 40 gagnait 0,3 % dans la matinée du 10 septembre, après sa baisse de 1,94 % la veille. Les marchés attendaient les annonces de la Banque centrale européenne prévues dans l'après-midi. Ce rebond restait un instantané de séance.