Zone euro : les ménages prévoient une inflation de 2,9 %
Les consommateurs de la zone euro anticipent une inflation de 2,9 % sur un an, contre 3,0 % en juin. Le reflux se poursuit après le pic du printemps, mais leurs attentes restent au-dessus de l’objectif de la Banque centrale européenne.
L’anticipation d’inflation (Hausse des prix que les ménages pensent observer à l’avenir ; ce n’est pas la hausse des prix réellement mesurée.) à un an a reculé de 0,1 point en juillet, à 2,9 %, selon l’enquête de la Banque centrale européenne (BCE). Après un creux à 2,5 % en février, elle a atteint 4,0 % en mars et en avril. Puis elle a diminué trois mois de suite, jusqu’en juillet.
Cette anticipation correspond à la hausse des prix que les ménages pensent voir au cours des douze prochains mois. Elle ne mesure donc pas directement l’évolution des prix en magasin. L’enquête a été menée du 2 au 27 juillet auprès d’environ 19 000 adultes dans onze pays de la zone euro, dont la France.
Les répondants ont aussi légèrement revu leur regard sur l’année écoulée : leur perception de l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) passée est descendue de 3,6 % à 3,5 %. La BCE observe aussi des écarts selon le revenu. Les ménages les moins aisés déclarent, en moyenne, des anticipations plus élevées que les plus aisés.
Stables à 4,0 % en mars et avril, les anticipations à un an ont ensuite diminué trois mois de suite, jusqu’à 2,9 % en juillet.LaBanque.org — données : BCE, Consumer Expectations SurveySource
Le mouvement ne se limite pas à l’horizon d’un an. Les répondants prévoient désormais 2,7 % d’inflation à trois ans, après 2,8 % en juin. À cinq ans, leur anticipation est restée stable à 2,4 %.
L’inflation observée a légèrement accéléré
La détente des attentes ne signifie pas que l’inflation observée recule déjà. L’estimation d’Eurostat pour l’inflation annuelle de la zone euro s’établit à 2,9 % en juillet, après 2,8 % en juin.
Ce décalage compte pour la BCE. Elle vise une inflation de 2 % à moyen terme et tient compte des perspectives et des risques d’inflation dans ses décisions de taux d’intérêt. Le signal envoyé par les ménages est plus apaisé qu’au printemps, mais leur prévision à un an demeure supérieure à cette cible.
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