L’inflation japonaise a accéléré à 1,9 % sur un an en juillet. L’indice hors produits frais, suivi par la Banque du Japon, est remonté à 1,8 %. Ce chiffre ne préjuge pas de la décision de taux attendue en septembre.
Le chiffre de 1,8 % ne désigne pas l’inflation totale
Le chiffre de 1,8 % mis en avant dans la publication ne désigne pas l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) totale. Il correspond à l’indice hors produits frais, qui conserve l’énergie. L’inflation tous postes confondus a atteint 1,9 % sur un an, après 1,6 % en juin.
Le mouvement ne se réduit pas à l’énergie. L’indice qui exclut à la fois les produits frais et l’énergie a progressé de 1,9 %, contre 1,7 % en juin. Les prix alimentaires hors produits frais ont augmenté de 3,1 % sur un an.
Après un creux à 1,4 % en avril et mai, l’indice remonte à 1,8 % en juillet.LaBanque.org — données : Bureau des statistiques du JaponSource
L’énergie a contribué pour 0,08 point à l’accélération de l’indice hors produits frais. Elle restait pourtant en baisse de 0,4 % sur un an en juillet. Les baisses des tarifs d’électricité et de gaz se sont moins creusées qu’en juin, tandis que celle de l’essence s’est accentuée.
La décision sur les taux reste ouverte
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur autour de 1,0 % le 31 juillet, après l’avoir relevé à ce niveau en juin. Sa cible de stabilité des prix est de 2 % d’inflation annuelle. L’indice hors produits frais demeure donc sous cette cible.
Dans ses prévisions de juillet, la banque centrale anticipe que cet indice dépassera nettement 2 % à partir du second semestre de l’exercice 2026. Elle cite le pétrole (Matière première énergétique dont le prix mondial influence les carburants et les résultats des groupes producteurs.), le yen et la répercussion des coûts par les entreprises. Elle a toutefois lié toute nouvelle hausse de taux aux données économiques, aux prix et aux conditions financières. La réunion des 17 et 18 septembre sera donc un rendez-vous de décision, pas la conséquence automatique du chiffre de juillet.
Le salaire net mensuel moyen des enseignants rémunérés par l'Éducation nationale a atteint 3 090 euros en 2024. Il progresse de 4,3 % sur un an avant inflation, selon le service statistique du ministère.
Le TEC 10 français s'est établi à 4,092 % le 20 août, après son pic de la veille. Il mesure le rendement exigé pour de nouveaux emprunts de l'État, pas le taux de toute la dette existante. L'effet sur le budget se propage donc au fil des refinancements.
La dette fédérale américaine a atteint 40 047 milliards de dollars le 18 août. Ce total comprend les titres détenus par les investisseurs et ceux conservés au sein de l'administration. Pour en mesurer la portée économique, la dette détenue par le public est la distinction décisive.
Le rendement du Trésor américain à trente ans était de 5,31 % le 17 août. Il était de 5,24 % cinq jours plus tôt. Ce mouvement déprécie les obligations existantes et pèse sur les actions dont les profits sont attendus loin dans le temps.
La Bourse de Paris reculait mardi matin, tandis que le pétrole poursuivait sa hausse. Les tensions autour de l'approvisionnement en brut ont pesé sur les actions européennes et asiatiques.
Le CAC 40 reculait de moins de 0,1 % vendredi matin, à 8 648,48 points. Le reflux de l’inflation américaine soutient les marchés, mais la hausse du pétrole ravive les craintes sur l’offre.