Le CAC 40 recule malgré le reflux de l’inflation américaine
Le CAC 40 reculait de moins de 0,1 % vendredi matin, à 8 648,48 points. Le reflux de l’inflation américaine soutient les marchés, mais la hausse du pétrole ravive les craintes sur l’offre.
Le CAC 40 reculait de moins de 0,1 % en début de séance européenne, vendredi 14 août. L’indice parisien s’établissait à 8 648,48 points, selon Associated Press. Les investisseurs saluaient le ralentissement de l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) américaine, sans écarter le risque pétrolier.
L’indice américain des prix à la consommation, le CPI (Indice américain des prix payés par les ménages ; il mesure l’inflation à la consommation.), a progressé de 0,1 % en juillet après un recul de 0,4 % en juin. Sur un an, sa hausse est revenue de 3,5 % à 3,4 %. Hors alimentation et énergie, les prix ont augmenté de 0,2 % sur le mois et de 2,5 % sur un an.
Le mouvement offre un signal plus favorable aux marchés. Il ne fait pas disparaître toutes les tensions sur les prix. L’indice américain des prix à la production est resté stable en juillet, mais sa hausse annuelle atteignait encore 4,7 %.
La remontée du pétrole entretient la prudence
Dans le CPI de juillet, la composante énergie a reculé de 1,5 % sur un mois. Elle restait néanmoins supérieure de 14,7 % à son niveau d’un an plus tôt. L’essence affichait une hausse annuelle de 24,6 %.
Vendredi matin, le Brent gagnait 1 %, à 87,96 dollars le baril. Le pétrole (Matière première énergétique dont le prix mondial influence les carburants et les résultats des groupes producteurs.) américain WTI prenait 1,7 %, à 82,60 dollars. Associated Press relie cette volatilité aux espoirs et aux doutes sur un accord avec l’Iran. Un tel accord permettrait aux pétroliers de quitter librement le Moyen-Orient par le détroit d’Ormuz. Les affrontements au Yémen entretiennent aussi les craintes sur l’offre.
Le ralentissement de l’inflation constaté en juillet reste donc fragile face à une nouvelle hausse durable du brut. Le Brent a oscillé entre 72 et 102 dollars le baril en juillet, signe de l’ampleur récente des variations du marché.
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Menacée d'un blocage du diesel américain, l'Europe s'est accordée avec le G7 pour libérer 100 millions de barils de réserves stratégiques. Ce compromis écarte la menace d'un embargo et fait refluer le baril sous les 100 dollars.
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