Le CAC 40 avance, soutenu par le reflux du pétrole
Le CAC 40 progressait de 0,47 % à 8 193,13 points mercredi matin. Le reflux du pétrole apaise la crainte d'une inflation importée, mais les taux directeurs déjà relevés et la vigueur de l'activité européenne limitent la portée du rebond.
Vers 9 h 50, le CAC 40 (Indice qui suit les cours de 40 grandes sociétés cotées à Paris ; il ne mesure pas toute l'économie française.) gagnait 0,47 %, à 8 193,13 points. L'indice parisien prolongeait ainsi la hausse de la veille, limitée à 0,20 %. La séance reste toutefois en cours : ce niveau ne préjuge pas de la clôture.
Le principal soutien vient du pétrole (Matière première énergétique négociée sur les marchés, notamment sous forme de Brent ou de WTI.). Le Brent (Référence mondiale du prix du pétrole brut, cotée en dollars par baril.) reculait à 98,7 dollars le baril, sous le seuil de 100 dollars. Les marchés ont notamment intégré la remise en service d'un oléoduc saoudien et la possibilité d'une reprise des exportations depuis Yanbu. Cette détente réduit temporairement la crainte d'une inflation importée (Hausse des prix provoquée par le renchérissement de produits achetés à l'étranger, comme le pétrole.), c'est-à-dire d'une hausse des prix liée à des produits achetés à l'étranger.
Les actions bancaires accentuaient le mouvement : Société Générale avançait de 2,17 %, devant BNP Paribas (+1,52 %) et Crédit Agricole (+1,30 %) vers 10 heures. Des taux d'intérêt (Prix payé pour emprunter de l'argent, ou rémunération obtenue en le prêtant.) plus élevés peuvent soutenir les revenus d'intermédiation des banques, même si leur effet pèse davantage sur les entreprises dont la valorisation dépend fortement du financement futur.
Le contrepoint vient de l'activité
La détente énergétique ne suffit pas à effacer le risque de taux. La Réserve fédérale américaine a relevé de 25 points de base sa fourchette cible, à 3,75 %-4,00 %, le 16 septembre. La Banque centrale européenne avait déjà relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre ; son taux directeur (Taux fixé par une banque centrale qui influence le coût du crédit et la valorisation des actifs.), celui de la facilité de dépôt, atteint désormais 2,50 %.
Le PMI flash (Enquête préliminaire auprès d'entreprises ; un niveau supérieur à 50 signale généralement une activité en expansion.) de la zone euro apporte un signal plus favorable sur la croissance : il est monté à 53,1 en septembre, contre 52,0 en août. Mais l'enquête signale aussi une hausse des coûts d'intrants liée à l'énergie. Le marché doit donc arbitrer entre une activité qui résiste et une inflation (Hausse générale et durable des prix des biens et des services.) qui pourrait maintenir les banques centrales sous pression.
La série compte 5 points et 4 intervalles : 3 hausses, 1 baisse et 0 stabilité.LaBanque.org — données : Investing.comSource
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