Carburants : Macron écarte une baisse immédiate des taxes
Invité aux journaux télévisés le 24 septembre 2026, Emmanuel Macron a écarté toute baisse immédiate des taxes sur les carburants. Le chef de l'État privilégie la sécurisation des approvisionnements, tout en renvoyant vers les aides ciblées pour les automobilistes qui travaillent.
Sur le plateau de TF1 et France 2, le chef de l'État a justifié ce refus par la priorité donnée au marché mondial. « Ma priorité, c’est vraiment de baisser les prix », a affirmé Emmanuel Macron avant d'envisager tout geste fiscal. Le président n'exclut pas pour autant une mesure ultérieure si la flambée persiste. « En fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure », a-t-il précisé.
L'obstacle budgétaire pèse lourd dans cet arbitrage. Selon le chef de l'État, effacer 20 centimes par litre pendant un seul mois coûterait environ 1 milliard d'euros aux finances publiques. Cette retenue intervient alors que le gazole a culminé à 2,404 € le 21 septembre, après un début de mois à 2,218 €. Le tarif a ensuite très légèrement reflué à 2,396 € le 24 septembre.
Prix moyen quotidien du gazole à la pompe en France métropolitaine, calculé d'après le flux public des prix.LaBanque.org — données : GasolineTracker, flux public Prix des carburantsSource
Pour sécuriser les volumes sans toucher à la fiscalité (Ensemble des impôts, taxes et prélèvements obligatoires perçus par l'État pour financer les dépenses publiques.), la France privilégie l'action logistique et militaire. Des soldats, des radars et des systèmes de défense seront déployés à Yanbu, en Arabie saoudite. Ce terminal stratégique achemine plusieurs millions de barils de pétrole. Le chef de l'État affirme aussi disposer de 90 jours de besoins en diesel, gaz et fioul, sans préciser l'état des stocks stratégiques.
Les aides ciblées concentrées sur les travailleurs
Pour soutenir le pouvoir d'achat (Quantité de biens et de services qu'un ménage peut acheter grâce à l'ensemble de ses revenus disponibles.) sans creuser le déficit, le Gouvernement a présenté le 22 septembre un plan de 450 millions d'euros. Plutôt qu'une ristourne universelle, l'exécutif réserve ses crédits aux ménages contraints d'utiliser leur véhicule pour travailler.
L'aide Grands rouleurs est ainsi reconduite du 1er octobre au 31 décembre 2026. Cette indemnité de 100 euros sur trois mois vise 5,5 millions de personnes sous conditions de ressources. Le soutien équivaut à un allègement de 40 centimes par litre. Il s'adresse aux salariés roulant au moins 15 kilomètres domicile-travail ou 8 000 kilomètres par an.
En parallèle, le plafond de la prime carburant défiscalisée versée par les employeurs est porté à 1 000 euros par an. Enfin, le projet de loi de finances pour 2027 doit instaurer une règle d'or. Ce mécanisme prévoit d'affecter directement aux aides tout surplus de TVA et d'accise (Taxe fixe par quantité de carburant vendu, distincte de la TVA et intégrée au prix final à la pompe.) lié à l'envolée des prix.
Le gouvernement n'applique pour l'instant aucun allègement fiscal sur les carburants routiers. Emmanuel Macron a toutefois admis qu'une baisse des taxes resterait envisageable si les tarifs venaient à s'envoler durablement, malgré un coût budgétaire très lourd.
La moyenne européenne du diesel a atteint 2,226 € le litre le 21 septembre 2026, un niveau jamais vu depuis 2005. Portée par des tensions sur le raffinage, cette hausse de 44 % depuis janvier pèse lourdement sur le budget des automobilistes.
Le débat sur les certificats d’économies d’énergie oppose une estimation de 15 à 17 centimes par litre aux références officielles disponibles. La sixième période du dispositif, ouverte en 2026, a aussi abaissé le seuil d’assujettissement des vendeurs de carburants.
Le taux d'emprunt de la France à dix ans a grimpé à 4,68 % ce jeudi 24 septembre 2026, son plus haut niveau depuis 2008. L'écart avec l'Allemagne s'étire à 111 points de base sur fond de crise budgétaire. Cette poussée renchérit les crédits immobiliers mais améliore le rendement de l'assurance-vie.
La fintech française Qonto tourne la page de la course aux volumes pour consolider ses marges financières. L'entreprise privilégie désormais la vente de services à ses clients actuels et la conquête de plus grandes sociétés, tout en attendant sa licence bancaire.
Les Bourses européennes s'orientent vers une ouverture dans le rouge ce 24 septembre 2026. Le baril de pétrole dépasse 102 dollars et les rendements obligataires flambent. Ce double choc ravive les craintes d'inflation et pèse sur les actions.