Le CAC 40 gagne 0,29 %, le pétrole inquiète les marchés
Le CAC 40 gagnait 0,29 % lundi matin. La hausse du pétrole après des frappes américaines près du détroit d'Ormuz ravivait les craintes d'inflation. Les taux américains restaient donc sous surveillance.
À 09 h 16 à Paris, lundi 31 août, le CAC 40 avançait de 0,29 %, à 8 425,31 points. Il évoluait au-dessus de la clôture du vendredi 28 août, à 8 401,18 points après une hausse de 0,98 %. Ce niveau restait une photographie de séance, et non son bilan final.
Le mouvement ne dessinait pas une direction commune sur les actions (Parts du capital d'une entreprise, négociées notamment en Bourse.) européennes. Au même moment, le DAX allemand reculait de 0,46 % et l'Euro Stoxx 50 de 0,08 %, tandis que le Stoxx 600 restait presque stable, à +0,02 %. La place de Paris résistait donc mieux que ses voisines immédiates.
Le pétrole complique le retour de l'inflation
Le Brent se négociait autour de 90,70 dollars le baril, en hausse de plus de 2 %. Cette progression suivait des frappes américaines contre des lance-roquettes iraniens dans le détroit d'Ormuz, le 30 août, confirmées par l'Associated Press.
Pour les marchés, le mécanisme est direct : un pétrole (Matière première énergétique dont le prix influence notamment le carburant et l'inflation.) plus cher peut entretenir l'inflation (Hausse générale et durable des prix des biens et services.) et rendre les perspectives de taux d'intérêt (Prix de l'argent emprunté ou rémunération d'une somme prêtée.) plus incertaines. Kevin Warsh, président de la Réserve fédérale américaine, a rappelé le 28 août que l'inflation PCE, l'indicateur suivi par la Fed, s'établissait à 3,7 % sur un an. Ce niveau restait au-dessus de l'objectif de 2 %.
Il n'a pas annoncé de hausse de taux. Il a toutefois expliqué que la banque centrale devait être certaine que l'inflation sous-jacente se rapproche de son objectif « clairement et à une vitesse suffisante ». La prochaine réunion de politique monétaire est prévue les 15 et 16 septembre, avec une conférence de presse le second jour. Cette déclaration ne préjuge donc pas de la décision qui sera prise à cette réunion.
Le prix moyen tiré des tarifs déclarés par les stations a atteint 2,297 € le litre le 10 septembre. En trente jours, il a gagné 10,7 centimes. Le pétrole brut ne suffit pas à expliquer cette remontée.
Le Brent a clôturé à 101,21 dollars le baril le 9 septembre, après une escalade militaire dans le Golfe. Les marchés actions américains ont reculé. Le prix du brut ne suffit toutefois pas à prévoir celui des carburants en Europe.
Les prix moyens du gazole et du SP95-E10 ont fortement progressé en une semaine. Au 4 septembre, un plein de 50 litres de gazole coûtait en moyenne 2,43 € de plus qu'au relevé précédent.
Le CAC 40 gagnait 0,3 % dans la matinée du 10 septembre, après sa baisse de 1,94 % la veille. Les marchés attendaient les annonces de la Banque centrale européenne prévues dans l'après-midi. Ce rebond restait un instantané de séance.
Le CAC 40 a évolué près de l'équilibre lundi matin, soutenu par les semi-conducteurs mais freiné par les tensions sur l'énergie. Le marché attend surtout la décision de la Banque centrale européenne jeudi.
L’économie américaine a créé 162 000 emplois en août, bien plus que les 65 000 attendus. Wall Street a reculé, car ce rebond renforce la possibilité de taux plus élevés. L’inflation d’août devient le prochain test.