Le CAC 40 recule malgré le reflux de l’inflation américaine
Le CAC 40 reculait de moins de 0,1 % vendredi matin, à 8 648,48 points. Le reflux de l’inflation américaine soutient les marchés, mais la hausse du pétrole ravive les craintes sur l’offre.

La Bourse de Paris reculait mardi matin, tandis que le pétrole poursuivait sa hausse. Les tensions autour de l'approvisionnement en brut ont pesé sur les actions européennes et asiatiques.
Le CAC 40 perdait 0,5 % en début de séance, à 8 533,66 points. Le repli ne se limitait pas à Paris : le DAX allemand cédait lui aussi 0,5 %, tandis que le Nikkei japonais avait terminé en baisse de 2,5 % et le Kospi sud-coréen de 1,6 %.
En sens inverse, le Brent (Référence internationale du prix du pétrole brut, exprimée en dollars par baril.), référence internationale du pétrole (Matière première énergétique dont le prix mondial influence les carburants et les résultats des groupes producteurs.) brut, gagnait encore 0,5 % mardi matin, à 91,35 dollars le baril. Il avait déjà progressé de 2,7 % lundi, à 90,87 dollars. La séance traduit la nervosité des marchés face aux incertitudes sur la guerre avec l'Iran et sur les flux de pétrole.
Un pétrole plus cher augmente les coûts d'énergie et de transport des entreprises. Il ravive aussi les craintes d'une inflation plus persistante (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.). Les investisseurs jugent alors moins probable une baisse des taux d'intérêt (Prix payé pour emprunter de l'argent, exprimé en pourcentage par an.), ce qui pèse sur les actions. Lundi, cette pression s'est aussi accompagnée d'une hausse des rendements obligataires américains, selon Associated Press.
Le risque est mondial car le détroit d'Ormuz, exposé au conflit, voit transiter environ 20 % de la production mondiale de pétrole, selon la Direction générale du Trésor. Une perturbation, ou la seule crainte d'une perturbation, peut donc se répercuter sur le prix du brut. Le pétrole est négocié sur un marché global, ce qui propage rapidement ces inquiétudes au-delà de la région.
Cette remontée ne constitue pas un record récent : le Brent a oscillé entre 72 et 102 dollars le mois précédent. Surtout, les niveaux relevés mardi à Paris et sur le pétrole sont intrajournaliers. Ils décrivent seulement le début de la séance, pas son bilan final.
Le CAC 40 reculait de moins de 0,1 % vendredi matin, à 8 648,48 points. Le reflux de l’inflation américaine soutient les marchés, mais la hausse du pétrole ravive les craintes sur l’offre.
Le CAC 40 cédait 0,2 % en début de séance, tandis que le pétrole repartait à la hausse. Les marchés attendent désormais l'indice américain des prix à la consommation, publié le 12 août.
TotalEnergies a dégagé 6,0 milliards de dollars de résultat net ajusté au deuxième trimestre, en hausse de 67 % sur un an. Le pétrole cher lié au conflit au Moyen-Orient et les marges de raffinage ont nourri ce bond, tandis que le groupe reconduit un plafond dans ses stations françaises.
Le rendement de l'emprunt d'État français à dix ans a brièvement atteint 4,01 % le 23 juillet. Ce seuil renchérit les futures émissions de dette et prolonge la hausse des taux longs observée en Europe, avec une transmission graduelle aux crédits.
L'économie japonaise a progressé de 0,3 % au deuxième trimestre, après +0,5 % au premier. La demande intérieure a reculé, mais les échanges, les stocks et la consommation publique ont soutenu le PIB.
La zone euro a retrouvé de l'élan au deuxième trimestre, avec une croissance de 0,4 % après une stagnation en début d'année. La France et l'Allemagne ont avancé plus lentement, tandis que l'emploi n'a progressé que de 0,1 %.