La Bourse de Paris reculait mardi matin, tandis que le pétrole poursuivait sa hausse. Les tensions autour de l'approvisionnement en brut ont pesé sur les actions européennes et asiatiques.
Le CAC 40 perdait 0,5 % en début de séance, à 8 533,66 points. Le repli ne se limitait pas à Paris : le DAX allemand cédait lui aussi 0,5 %, tandis que le Nikkei japonais avait terminé en baisse de 2,5 % et le Kospi sud-coréen de 1,6 %.
En sens inverse, le Brent (Référence internationale du prix du pétrole brut, exprimée en dollars par baril.), référence internationale du pétrole (Matière première énergétique dont le prix mondial influence les carburants et les résultats des groupes producteurs.) brut, gagnait encore 0,5 % mardi matin, à 91,35 dollars le baril. Il avait déjà progressé de 2,7 % lundi, à 90,87 dollars. La séance traduit la nervosité des marchés face aux incertitudes sur la guerre avec l'Iran et sur les flux de pétrole.
Un renchérissement qui inquiète les marchés
Un pétrole plus cher augmente les coûts d'énergie et de transport des entreprises. Il ravive aussi les craintes d'une inflation plus persistante (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.). Les investisseurs jugent alors moins probable une baisse des taux d'intérêt (Prix payé pour emprunter de l'argent, exprimé en pourcentage par an.), ce qui pèse sur les actions. Lundi, cette pression s'est aussi accompagnée d'une hausse des rendements obligataires américains, selon Associated Press.
Le risque est mondial car le détroit d'Ormuz, exposé au conflit, voit transiter environ 20 % de la production mondiale de pétrole, selon la Direction générale du Trésor. Une perturbation, ou la seule crainte d'une perturbation, peut donc se répercuter sur le prix du brut. Le pétrole est négocié sur un marché global, ce qui propage rapidement ces inquiétudes au-delà de la région.
Cette remontée ne constitue pas un record récent : le Brent a oscillé entre 72 et 102 dollars le mois précédent. Surtout, les niveaux relevés mardi à Paris et sur le pétrole sont intrajournaliers. Ils décrivent seulement le début de la séance, pas son bilan final.
Pour aller plus loin
Inflation — comprendre les règles et les démarches
Le prix moyen tiré des tarifs déclarés par les stations a atteint 2,297 € le litre le 10 septembre. En trente jours, il a gagné 10,7 centimes. Le pétrole brut ne suffit pas à expliquer cette remontée.
Le Brent a clôturé à 101,21 dollars le baril le 9 septembre, après une escalade militaire dans le Golfe. Les marchés actions américains ont reculé. Le prix du brut ne suffit toutefois pas à prévoir celui des carburants en Europe.
Les prix moyens du gazole et du SP95-E10 ont fortement progressé en une semaine. Au 4 septembre, un plein de 50 litres de gazole coûtait en moyenne 2,43 € de plus qu'au relevé précédent.
Le CAC 40 gagnait 0,29 % lundi matin. La hausse du pétrole après des frappes américaines près du détroit d'Ormuz ravivait les craintes d'inflation. Les taux américains restaient donc sous surveillance.
Le CAC 40 cédait 0,2 % en début de séance, tandis que le pétrole repartait à la hausse. Les marchés attendent désormais l'indice américain des prix à la consommation, publié le 12 août.
Le CAC 40 gagnait 0,3 % dans la matinée du 10 septembre, après sa baisse de 1,94 % la veille. Les marchés attendaient les annonces de la Banque centrale européenne prévues dans l'après-midi. Ce rebond restait un instantané de séance.