Wall Street recule sous la pression du pétrole et des taux
Wall Street a ouvert dans le rouge ce jeudi 24 septembre 2026, freinée par la remontée du pétrole au-dessus de 104 dollars et la tension des rendements obligataires. Les marchés craignent un regain d'inflation et surveillent le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping.
À l'ouverture de la bourse (Marché financier réglementé où s'échangent des actions d'entreprises cotées et divers titres financiers.) de New York, le repli touche l'ensemble des indices. Le Dow Jones recule de 0,19 % à 51 415,75 points, tandis que le S&P 500 cède 0,51 % à 7 666,99 points. Le Nasdaq Composite abandonne pour sa part 0,75 % à 26 734,508 points. Steve Sosnick, analyste chez Interactive Brokers, résume ce climat d'attente : les investisseurs hésitent à acheter sans chercher pour autant à vendre précipitamment.
Le baril cher et les taux freinent les actions
La première pression provient du marché de l'énergie. Le baril de Brent (Pétrole brut de référence extrait en mer du Nord, servant d'étalon pour le commerce international.) gagne 1,58 % à 104,71 dollars à 12 heures GMT, après un pic à 106,50 dollars. Cette hausse fait suite au discours du président iranien Massoud Pezechkian à l'ONU. Téhéran refuse de céder aux pressions américaines, tout en laissant la porte ouverte aux négociations. L'absence d'avancée concrète entre les deux pays entretient la crainte d'un conflit prolongé au Moyen-Orient.
Ce renchérissement du pétrole (Matière première énergétique majeure dont les variations de prix se répercutent sur l'ensemble de l'économie.) ravive les craintes d'inflation (Hausse généralisée et durable des prix des biens et services, entraînant une perte de pouvoir d'achat.) et se répercute sur la dette américaine. Le rendement obligataire (Taux d'intérêt annuel servi par une obligation rapporté à son prix d'achat sur le marché secondaire.) à dix ans est monté à 5,10 %, contre 4,96 % la veille. Il a même atteint 5,14 % en matinée, tandis que le taux à trente ans grimpait à un sommet inédit depuis 2004. Un loyer de l'argent plus élevé augmente le coût du capital des entreprises, ce qui pénalise d'abord les valeurs technologiques et de croissance.
Une activité robuste qui repousse la détente monétaire
Ce durcissement financier intervient dans un contexte économique particulièrement ferme. L'indice PMI (Indice d'activité économique fondé sur des enquêtes mensuelles auprès des directeurs d'achat.) flash composite de l'activité privée américaine a grimpé à 58,4 en septembre, contre 56,0 en août, selon S&P Global. Ce rythme d'expansion est le plus rapide observé depuis juillet 2021. Il s'accompagne toutefois de tensions sur les capacités de production et d'une hausse des coûts.
Une telle vigueur réduit la probabilité d'une baisse rapide des taux d'intérêt (Pourcentage fixant le coût d'un emprunt ou la rémunération d'une somme d'argent prêtée ou déposée.). Le 16 septembre 2026, la Réserve fédérale avait d'ailleurs relevé son taux directeur de 0,25 point, le fixant entre 3,75 % et 4,00 %. La prudence des salles de marché s'explique aussi par la visite officielle de Xi Jinping reçu par Donald Trump à la Maison-Blanche. Leurs échanges pourraient redéfinir les équilibres commerciaux entre les deux premières puissances économiques mondiales.
Pour aller plus loin
Inflation — comprendre les règles et les démarches
L'indice CAC 40 recule à 8 055 points ce jeudi 24 septembre 2026 à Paris. La remontée brutale des rendements obligataires mondiaux et un baril de pétrole au-delà de 100 dollars bousculent les marchés actions. Ce double choc ravive la crainte d'un resserrement monétaire durable.
La moyenne européenne du diesel a atteint 2,226 € le litre le 21 septembre 2026, un niveau jamais vu depuis 2005. Portée par des tensions sur le raffinage, cette hausse de 44 % depuis janvier pèse lourdement sur le budget des automobilistes.
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