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Activité privée française en septembre — espace de services occupé au premier plan et atelier manufacturier visible derrière les grandes baies vitrées.
Bourse

L’activité privée française repasse dans le vert en septembre

L’activité du secteur privé français repasse en expansion en septembre, portée par les services. Le rebond reste fragile : l’industrie ralentit, les commandes progressent à peine et l’emploi continue de reculer.

Par Julien Marchal2 min de lecture
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Les services portent le retour de l’activité

Le PMI composite flash du secteur privé français atteint 51,2 en septembre, contre 48,5 en août. Cet indice d’enquête repasse ainsi au-dessus de 50, le seuil qui signale une progression de l’activité par rapport au mois précédent. Ce rebond de 2,7 points est le plus marqué depuis un peu plus de deux ans, et le niveau atteint est le plus élevé depuis 25 mois.

Le détail montre toutefois un redémarrage à deux vitesses. Le PMI des services monte à 51,4, contre 48,0 en août, tandis que la production manufacturière reste juste en expansion, à 50,2, après 50,7 le mois précédent. Le moteur de l’activité privée se trouve donc surtout dans les services, pas dans l’industrie.

Un rebond encore peu relayé par la demande

Le contraste apparaît dans les nouvelles commandes. Elles augmentent pour la première fois en dix mois, mais seulement à la marge. L’emploi du secteur privé recule encore pour le cinquième mois consécutif. Le signal conjoncturel est donc meilleur sur l’activité du mois que sur les perspectives des entreprises.

Leur confiance à douze mois tombe d’ailleurs à son plus bas niveau depuis mai. Les répondants citent les taux d’intérêt, l’incertitude politique et la concurrence internationale. Joe Hayes, économiste principal senior de S&P Global Market Intelligence, évoque un « dynamisme surprenant » en septembre. S&P Global avance aussi l’hypothèse d’un rattrapage après les perturbations liées aux fortes chaleurs. Cette explication reste une hypothèse, et non une mesure de la cause du rebond.

L’Insee estime de son côté que les épisodes de chaleur de l’été amputeraient la croissance annuelle de 0,1 point en 2026, principalement via l’agriculture. Le chiffre de septembre décrit donc une amélioration nette de l’activité privée, sans encore établir une reprise solide ou généralisée.

Sources

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