L’OCDE relève sa prévision 2026, mais abaisse celle de 2027
L’OCDE relève légèrement sa prévision de croissance mondiale pour 2026, à 2,9 %, mais la réduit pour 2027, à 3,0 %. La France reste nettement en retrait, avec 0,4 % attendu cette année.
La croissance mondiale résiste, mais elle perd de l’élan. Dans son rapport intermédiaire publié le 23 septembre 2026, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) relève de 0,1 point sa prévision pour 2026, à 2,9 %, après 2,8 % en juin. Elle abaisse toutefois de 0,1 point celle de 2027, à 3,0 %, contre 3,1 % auparavant.
Une amélioration qui ne concerne pas toute la période
Le mouvement reste modeste face aux 3,4 % de croissance enregistrés en 2025. Le ralentissement attendu entre 2025 et 2026 atteint ainsi 0,5 point de pourcentage (Écart entre deux taux : passer de 2 % à 3 % représente 1 point de pourcentage.). Cette croissance économique (Progression de la production de biens et de services d’une économie sur une période donnée.) mondiale reste soutenue par les investissements liés à l’intelligence artificielle, les prélèvements dans les stocks de pétrole (Matière première énergétique dont le prix mondial influence les carburants et les résultats des groupes producteurs.), une offre énergétique venant de pays hors du Golfe et des mesures publiques de soutien.
Ces appuis amortissent les effets des chocs, mais ils ne sont pas illimités. Les stocks diminuent, l’épargne des ménages est sollicitée et la hausse des prix de l’énergie entretient l’inflation (Hausse générale et durable des prix, qui réduit le pouvoir d’achat d’une même somme.). Pour le G20, l’OCDE prévoit une inflation de 4,1 % en 2026, puis de 3,6 % en 2027.
La France reste à l’écart du mouvement
Le principal contrepoint est national. La croissance française est attendue à 0,4 % en 2026, soit 0,3 point de moins que dans la prévision de juin. Elle remonterait à 0,7 % en 2027, contre 0,8 % précédemment. La zone euro ferait mieux, avec 1,0 % en 2026 comme en 2027 : la France se situe donc 0,6 point sous cet ensemble en 2026.
Cette faiblesse française ne constitue pas un résultat déjà observé, mais une projection. La Banque de France prévoit elle aussi 0,4 % en 2026, tout en anticipant 0,9 % en 2027. L’écart tient aux hypothèses et au calendrier des prévisions.
L’OCDE souligne aussi plusieurs risques pour l’activité et les actifs des marchés financiers (Ensemble des marchés où s’échangent notamment des actions, des obligations et des devises.) : choc énergétique prolongé, hausse des rendements obligataires ou déception sur les investissements liés à l’intelligence artificielle. Dans un scénario illustratif combinant énergie et alimentation plus chères, pénuries et durcissement financier, la croissance mondiale serait amputée de 0,7 point en 2027 et l’inflation augmenterait de 1,1 point. Ce scénario n’est pas la prévision centrale.
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