L’inflation à 2,4 % en août, tirée par les carburants
L’inflation française a atteint 2,4 % sur un an en août, après 2,1 % en juillet. Le mouvement vient surtout de l’énergie et des carburants, tandis que la tendance de fond des prix a ralenti.

La Banque de France prévoit désormais une croissance de 0,4 % en 2026, contre 0,5 % en juin. La révision reflète surtout un premier semestre plus faible qu'attendu, sans faire basculer son scénario central vers la récession.
Le produit intérieur brut (PIB (Valeur de l'ensemble des biens et services produits dans un pays sur une période donnée.)) français a reculé de 0,2 % au premier trimestre 2026, avant de rester stable au deuxième. Ce résultat du début d'année, inférieur de 0,1 point à celui retenu en juin, réduit mécaniquement la moyenne de croissance attendue sur l'ensemble de 2026.
La Banque de France table désormais sur une hausse annuelle de 0,4 %, contre 0,5 % dans sa précédente projection. Elle anticipe toutefois une progression de 0,1 % du PIB au troisième trimestre, sur la base notamment de son enquête menée entre le 27 août et le 3 septembre auprès d'environ 8 500 entreprises ou établissements. Le redémarrage prévu demeure ainsi limité après deux trimestres atones.
La faiblesse vient d'abord de la demande intérieure. La consommation des ménages (La consommation rassemble les achats de biens et services des ménages, du logement à l’alimentation, et les choix de budget qui les accompagnent.) progresserait peu et l'investissement privé resterait freiné, en particulier dans le logement et par l'attentisme des entreprises. Les exportations se redresseraient, mais leur apport à la croissance annuelle resterait limité.

Ce scénario ne décrit donc pas une récession. La Banque de France prévoit ensuite une croissance de 0,9 % en 2027 puis de 1,2 % en 2028, portée par une demande intérieure plus solide et des exportations bien orientées. Ces trajectoires restent des prévisions, sensibles notamment aux prix de l'énergie et aux choix budgétaires.
Le contrepoint est européen. L'Insee attend lui aussi 0,4 % de croissance en 2026, mais parle d'un décrochage relatif de la France par rapport à ses voisins. L'institut estime que le pays croîtrait trois fois moins vite que la zone euro ou le Royaume-Uni cette année. Le gouvernement conserve, de son côté, une prévision de 0,5 %.
L’inflation française a atteint 2,4 % sur un an en août, après 2,1 % en juillet. Le mouvement vient surtout de l’énergie et des carburants, tandis que la tendance de fond des prix a ralenti.
La facture annuelle moyenne de gaz pourrait dépasser d'environ 120 € celle de 2025, selon la Commission de régulation de l'énergie. Cette projection dépend des prix d'ici à la fin de l'année et ne concerne pas tous les contrats.
La DGCCRF a demandé à Conforama France de cesser des pratiques jugées trompeuses sur les promotions affichées sur son site. L’avis vise les prix barrés, sans préciser les produits ni les prix concernés.
Le CAC 40 gagnait 0,08 % mercredi à 10 h 13, après son repli de la veille. La décision de la Réserve fédérale américaine, attendue à 20 h, sera le rendez-vous décisif pour les marchés.
L’inflation britannique a atteint 3,1 % sur un an en août, après 2,9 % en juillet. Les carburants expliquent l’essentiel de l’accélération, tandis que l’inflation sous-jacente reste stable avant la décision de taux de la Banque d’Angleterre le 17 septembre.
La Réserve fédérale américaine doit rendre sa décision ce mercredi soir. Les marchés attendent très largement une hausse de 0,25 point, mais le vote et la suite de la trajectoire des taux restent inconnus.