Le CAC 40 rebondit grâce au repli des cours du pétrole
La Bourse de Paris ouvre la semaine en hausse, le CAC 40 reprenant 0,77 % vers 10h30 à 8 103,85 points. Ce redressement est soutenu par la détente des cours pétroliers et par la progression du secteur bancaire.
En gagnant 62,40 points, la place parisienne efface une part de sa baisse de 1,49 % essuyée vendredi. Ce soulagement boursier s'explique par la détente sur l'or noir. Le baril de Brent recule de 2,09 % à 101,70 dollars, tandis que le brut américain WTI cède 2,08 % à 98,21 dollars.
Cette accalmie découle d'une hausse concrète des exportations d'Arabie saoudite. Celles-ci ont dépassé 4 millions de barils par jour en septembre 2026, contre 2,4 millions en août. La perspective d'une réouverture partielle de l'oléoduc Est-Ouest rassure également les marchés. Pour la bourse (Marché financier réglementé où s'échangent des valeurs mobilières, notamment les actions et les obligations d'entreprises.), ce repli du pétrole (Matière première énergétique fossile dont les cours mondiaux déterminent les coûts de transport, de raffinage et de l'énergie.) apaise les craintes d'un rebond de l'inflation.
Société Générale mène la hausse à Paris
La séance parisienne profite aussi de la feuille de route stratégique de Société Générale. Son action progresse de 2,18 % à 74,76 euros, un niveau plus de trois fois supérieur aux 23 euros de septembre 2023. Le groupe vise une rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE (Rentabilité des fonds propres tangibles d'une banque, mesurant le résultat net rapporté aux capitaux réels hors actifs incorporels.)) de 13 % à 14 % en 2029. La banque compte limiter ses coûts sous 16,3 milliards d'euros et distribuer plus de 21 milliards d'euros aux actionnaires.
Sa filiale BoursoBank cible 14 millions de clients d'ici la fin 2029, contre 9,1 millions fin juin 2026. Parmi les autres grandes valeurs, le fabricant de puces STMicroelectronics gagne 3,67 % à 44,97 euros. À contre-courant, le groupe de luxe Kering recule de 2,92 % à 226,20 euros.
Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt (Pourcentage déterminant le loyer de l'argent, qu'il s'agisse de rémunérer un placement ou de fixer le coût d'un emprunt.) de l'emprunt d'État français (OAT) se détend sous 4,47 %, contre 4,56 % vendredi. Cet apaisement ramène l'écart avec le Bund allemand (3,47 %) tout juste sous un point de pourcentage. Ce répit reste fragile, alors que Bercy prévoit une dette publique record à 121,7 % du PIB en 2027.
Alors que l'exécutif discute d'une rallonge face aux prix à la pompe, l'aide carburant de 100 euros reste accessible jusqu'au 30 septembre 2026 inclus. Près de trois millions d'actifs modestes qui utilisent leur véhicule pour travailler peuvent la réclamer sur impots.gouv.fr.
Face à un gazole qui atteint 2,41 euros le litre, l'exécutif exclut tout allègement général des taxes sur les carburants. Le gouvernement privilégie une revalorisation de l'aide aux gros rouleurs avec un versement automatique dès le 1er octobre 2026.
Face au litre de sans-plomb 95-E10 grimpé à 2,145 euros en septembre 2026, les demandes de conversion ont doublé dans les ateliers français. Vendu 0,87 euro le litre, le Superéthanol-E85 séduit de nombreux conducteurs. Pour rentabiliser l'opération, il faut toutefois amortir le boîtier et intégrer la surconsommation mécanique.
Le CAC 40 gagnait 0,29 % lundi matin. La hausse du pétrole après des frappes américaines près du détroit d'Ormuz ravivait les craintes d'inflation. Les taux américains restaient donc sous surveillance.
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 1995. Ce relèvement de 25 points de base entend freiner des tensions inflationnistes nourries par le pétrole et la faiblesse de la devise. Sur le marché des changes, le yen a pourtant reculé après l'annonce.
La Bourse de Paris progressait jeudi après le relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine. Le recul du pétrole allégeait une partie de la pression sur les marchés, sans effacer les risques d'approvisionnement.