La Bourse de Paris avance malgré la hausse des taux de la Fed
La Bourse de Paris progressait jeudi après le relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine. Le recul du pétrole allégeait une partie de la pression sur les marchés, sans effacer les risques d'approvisionnement.
Le relèvement des taux ne dicte pas seul la séance
À 8 158 points lors de la consultation, le CAC 40 gagnait 0,21 % jeudi. Cette variation intrajournalière ne préjuge pas du niveau de clôture.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a relevé mercredi sa fourchette de taux directeurs de 25 points de base, à 3,75 %-4,00 %, par un vote unanime. Elle estime que l'inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) reste élevée, malgré une activité américaine qu'elle décrit comme solide.
Des taux américains plus hauts renchérissent en principe le coût de l'argent. Ils peuvent peser sur la valeur des actions. La progression parisienne ne peut toutefois pas être attribuée à la seule décision de la Fed : le pétrole (Matière première énergétique dont le prix mondial influence les carburants et les résultats des groupes producteurs.) se repliait aussi.
Le pétrole apaise le marché sans lever le risque
Le Brent (Référence mondiale du prix du pétrole brut, cotée en dollars par baril.), l'une des références mondiales du pétrole brut, reculait de 1,8 %, à 103,95 dollars le baril à 06 h 32 GMT. Cette baisse a suivi des informations sur des cargaisons supplémentaires de brut saoudien proposées via Oman.
Le repli réduisait temporairement les craintes de rupture d'approvisionnement. Il ne les effaçait pas : le baril restait au-dessus de 100 dollars et le pipeline saoudien Est-Ouest, une voie importante vers la mer Rouge, avait été endommagé par des attaques la semaine précédente.
Le mouvement compte pour les entreprises européennes consommatrices d'énergie. Un baril moins cher peut alléger leurs coûts, mais le prix observé le matin ne suffit pas à modifier leurs contrats d'approvisionnement ni leurs marges dans l'immédiat.
Pour les marchés européens, les deux signaux allaient donc en sens inverse. Le durcissement monétaire américain restait un frein potentiel, tandis que la détente du pétrole réduisait temporairement une source de pression sur les prix.
En France, le prix moyen du gazole a atteint 2,39 euros le litre. Ce record historique alourdit directement le budget des usagers de la route. Cette flambée accentue les écarts entre stations, alors qu'une aide de 100 euros reste ouverte aux travailleurs modestes jusqu'au 30 septembre.
Initialement prévue jusqu'au 30 septembre, l'indemnité carburant de 100 euros versée aux travailleurs modestes ne s'arrêtera pas à cette date. Face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement confirme le maintien de ce soutien ciblé. Les nouvelles modalités seront arrêtées le 21 septembre.
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 1995. Ce relèvement de 25 points de base entend freiner des tensions inflationnistes nourries par le pétrole et la faiblesse de la devise. Sur le marché des changes, le yen a pourtant reculé après l'annonce.
Le CAC 40 poursuivait son repli le 2 septembre, après une baisse de 0,39 % la veille. Le pétrole autour de 95 dollars et la hausse des taux obligataires pesaient sur les actions avant la réunion de la BCE.
Le CAC 40 a basculé dans le rouge après une ouverture positive, dans une séance déjà tendue par le pétrole et les taux longs. L’inflation de la zone euro a atteint 3,3 % en août, portée par l’énergie, mais le chiffre était attendu.
Le CAC 40 gagnait 0,29 % lundi matin. La hausse du pétrole après des frappes américaines près du détroit d'Ormuz ravivait les craintes d'inflation. Les taux américains restaient donc sous surveillance.