Le prix moyen du gazole atteint un record historique à 2,39 €
En France, le prix moyen du gazole a atteint 2,39 euros le litre. Ce record historique alourdit directement le budget des usagers de la route. Cette flambée accentue les écarts entre stations, alors qu'une aide de 100 euros reste ouverte aux travailleurs modestes jusqu'au 30 septembre.
Le relevé de l'AFP sur la plateforme Prix-carburants.gouv.fr (Site public officiel où les stations-service déclarent obligatoirement leurs tarifs en temps réel.) confirme le dépassement du sommet d'avril 2026, fixé à un peu plus de 2,38 euros. Pour un réservoir standard de 50 litres de gazole, la facture s'élève désormais à 119,50 euros. Ce niveau représente un surcoût de 33,50 euros par rapport aux tarifs moyens de janvier 2024. L'essence suit la même tendance, avec un SP95-E10 qui culmine à 2,17 euros le litre.
Les tarifs affichés révèlent des disparités massives sur le territoire. Plus de 700 stations vendent le gazole au-delà de 2,50 euros, et environ 70 dépassent 2,70 euros sur autoroute. À l'inverse, TotalEnergies applique un plafonnement tarifaire (Engagement commercial volontaire d'un distributeur fixant un prix de vente maximal à la pompe.) à 2,25 euros sur le diesel et 1,99 euro sur l'essence. Cet écart de 14 centimes provoque des attentes de 30 à 45 minutes et des ruptures temporaires dans 10 % des stations.
Évolution du prix moyen du gazole en France entre mai 2020 et septembre 2026, marquée par trois hausses et une baisse jusqu'au record de 2,39 euros le litre.LaBanque.org — données : DGEC / Prix-carburants.gouv.fr (calculs AFP)Source
Cette surchauffe découle directement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et des perturbations maritimes dans le détroit d'Ormuz. Ces blocages pèsent lourdement sur les cours du brut et sur les marges de raffinage du diesel en Europe. La situation rappelle la flambée de l'été 2022, mais avec des prix à la pompe encore plus élevés pour les usagers.
Une aide de 100 euros à réclamer avant fin septembre
Cette flambée des cours du pétrole grève le pouvoir d'achat (Quantité de biens et de services qu'un revenu permet d'acheter. Il dépend directement du niveau des revenus et de l'évolution des prix.) des ménages. Face aux coûts liés à leur automobile, l'exécutif écarte toute baisse générale de la TVA à 5,5 %. Il souligne en revanche que 1,5 million d'actifs n'ont pas encore réclamé leur indemnité carburant travailleur (Aide financière de 100 euros versée sous condition de ressources aux actifs utilisant leur véhicule pour aller travailler.) de 100 euros. Ce non-recours concerne la moitié des bénéficiaires potentiels.
Les salariés éligibles ont jusqu'au 30 septembre 2026 pour déposer leur demande d'aide sur le portail officiel impots.gouv.fr. Ce versement de 100 euros compense le surcoût de trois pleins de 50 litres par rapport au début de l'année 2024. Dès le 1er octobre 2026, un nouveau dispositif prendra le relais, selon la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon. Les critères précis d'accès et les montants définitifs restent à fixer par Matignon.
Pour aller plus loin
Automobile — comprendre les règles et les démarches
Initialement prévue jusqu'au 30 septembre, l'indemnité carburant de 100 euros versée aux travailleurs modestes ne s'arrêtera pas à cette date. Face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement confirme le maintien de ce soutien ciblé. Les nouvelles modalités seront arrêtées le 21 septembre.
La Médiation de l’Assurance a reçu 46 829 saisines en 2025, soit 28 % de plus qu’un an plus tôt. Ce total ne correspond pas au nombre de dossiers examinés : il faut d’abord avoir adressé une réclamation écrite à son assureur.
Donald Trump annonce vouloir porter à 50 % les droits américains sur les voitures, les camions, les pièces automobiles et l’acier dès 2027. Aucun texte d’application n’a été publié : les pays visés restent inconnus.
Le gouvernement a annoncé le 16 septembre vouloir prolonger jusqu'au 31 décembre 2026 plusieurs aides face à la hausse des carburants. Elles concernent les pêcheurs, des entreprises du BTP et les agriculteurs, pas tous les automobilistes.
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 1995. Ce relèvement de 25 points de base entend freiner des tensions inflationnistes nourries par le pétrole et la faiblesse de la devise. Sur le marché des changes, le yen a pourtant reculé après l'annonce.
Sur le littoral méditerranéen, la mobilisation des pêcheurs vise le coût du carburant. Catherine Chabaud les reçoit ce 17 septembre, alors que la précédente aide ne couvrait que les achats d'avril et de mai.