Le CAC 40 bascule dans le rouge, l’inflation grimpe à 3,3 %
Le CAC 40 a basculé dans le rouge après une ouverture positive, dans une séance déjà tendue par le pétrole et les taux longs. L’inflation de la zone euro a atteint 3,3 % en août, portée par l’énergie, mais le chiffre était attendu.
L’indice parisien gagnait encore 0,38 % à 8 366,19 points en début de séance. Plus tard, une cotation le donnait à 8 304,5 points, en recul de 0,52 %. Ce basculement intervient alors que le pétrole et les taux d’intérêt de long terme montaient, sur fond de tensions géopolitiques.
La publication européenne n’a pas créé de surprise chiffrée : le consensus attendait lui aussi une inflation à 3,3 %. Elle entretient néanmoins la question d’un maintien de taux élevés par la Banque centrale européenne (BCE), un environnement qui peut peser sur les valorisations boursières. La statistique ne permet pas, à elle seule, d’expliquer le recul du CAC 40.
Après le repli de juin, l’inflation totale a progressé lors de cinq des six intervalles observés, jusqu’à 3,3 % en août.LaBanque.org — données : Eurostat (HICP), estimation flash reprise par EuronewsSource
Depuis février, l’inflation totale (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) est passée de 1,9 % à 3,3 %. La série a connu cinq hausses et un seul repli, en juin. Cette tendance donne du poids aux interrogations sur la trajectoire des taux.
L’énergie relève le taux global, mais le signal reste contrasté
L’inflation annuelle de la zone euro a atteint 3,3 % en août, après 2,9 % en juillet. L’énergie explique l’essentiel de cette accélération : ses prix ont augmenté de 14,3 % sur un an, contre 10,3 % le mois précédent.
Les composantes moins instables racontent une autre histoire. La hausse des prix des services est revenue de 3,3 % à 3,0 %. L’inflation sous-jacente (Hausse des prix calculée hors postes très volatils, notamment l’énergie et l’alimentation, pour suivre la tendance de fond.), qui écarte notamment l’énergie et l’alimentation, a elle aussi légèrement ralenti, de 2,5 % à 2,4 %.
La BCE tiendra sa prochaine réunion de politique monétaire les 9 et 10 septembre, avec une conférence de presse le 10. Eurostat publiera ensuite, le 17 septembre, les données complètes d’août : l’estimation rapide pourra alors être précisée. Elles permettront de vérifier le détail des évolutions par poste.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
À quelques heures de la décision de la Banque centrale européenne, les grands indices oscillent faiblement. Les investisseurs suivront le niveau des taux, puis les indications de Christine Lagarde sur leur évolution.
Le CAC 40 gagnait 0,3 % dans la matinée du 10 septembre, après sa baisse de 1,94 % la veille. Les marchés attendaient les annonces de la Banque centrale européenne prévues dans l'après-midi. Ce rebond restait un instantané de séance.
Le CAC 40 poursuivait son repli le 2 septembre, après une baisse de 0,39 % la veille. Le pétrole autour de 95 dollars et la hausse des taux obligataires pesaient sur les actions avant la réunion de la BCE.
Le CAC 40 gagnait 0,29 % lundi matin. La hausse du pétrole après des frappes américaines près du détroit d'Ormuz ravivait les craintes d'inflation. Les taux américains restaient donc sous surveillance.
Le rendement du Trésor américain à trente ans était de 5,31 % le 17 août. Il était de 5,24 % cinq jours plus tôt. Ce mouvement déprécie les obligations existantes et pèse sur les actions dont les profits sont attendus loin dans le temps.