La croissance française stagne et le pouvoir d’achat recule
L’Insee a révisé à 0,0 % la croissance française du deuxième trimestre 2026, contre +0,2 % estimé fin juillet. Le pouvoir d’achat par unité de consommation recule de 0,6 %, les prix ayant progressé plus vite que les revenus.
L’économie française n’a finalement pas progressé au deuxième trimestre. Le produit intérieur brut (PIB) est resté stable, après un recul de 0,2 % entre janvier et mars. Fin juillet, l’Insee anticipait encore une hausse de 0,2 %.
Le premier trimestre a lui aussi été révisé à la baisse, de −0,1 % à −0,2 %. La révision reflète de nouvelles données sur l’agriculture et les prix des services.
La consommation des ménages a rebondi de 0,3 % et le commerce extérieur a apporté 0,6 point à la croissance. Les exportations ont progressé de 2,9 %, contre 1,1 % pour les importations. Mais le déstockage des entreprises a retiré 0,7 point au PIB, tandis que l’investissement reculait de 0,3 %.
L’acquis de croissance économique (Augmentation de la production de biens et services d’un pays sur une période donnée.) pour 2026 s’établit ainsi à 0,3 %.
Les prix dépassent la hausse des revenus
Le pouvoir d’achat (Quantité de biens et services qu’un revenu permet d’acheter, compte tenu de l’évolution des prix.) du revenu disponible brut (RDB) (Ensemble des revenus des ménages après impôts et cotisations, avant leurs dépenses de consommation.) des ménages, mesuré par unité de consommation, a baissé de 0,6 % entre avril et juin. Il avait déjà reculé de 0,2 % au trimestre précédent. Le revenu disponible brut (RDB) désigne les revenus des ménages après impôts et cotisations, avant leurs dépenses de consommation.
Les revenus disponibles ont pourtant progressé de 0,5 % en euros courants. Dans le même temps, l’inflation (Hausse générale et durable des prix, qui réduit ce qu’un même montant permet d’acheter.), mesurée par les prix de consommation, a progressé de 1,0 % sur le trimestre. Les impôts et cotisations ont accéléré de 0,9 %, après 0,5 % au premier trimestre.
Le taux d’épargne est passé de 17,9 % à 17,2 % du revenu disponible brut. Selon l’Insee, ce repli reflète l’accélération de la consommation et le recul du pouvoir d’achat. L’indicateur reste une moyenne : il ne décrit pas la situation de chaque foyer.
Après une hausse au quatrième trimestre 2025, le pouvoir d’achat recule lors des deux trimestres suivants.LaBanque.org — données : Insee, comptes nationaux trimestrielsSource
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