Pouyanné menace de retirer le plafond TotalEnergies
Patrick Pouyanné dit que TotalEnergies maintiendra son plafond sur les carburants pendant le conflit au Moyen-Orient. Il avertit qu’une taxation mettrait fin à l’offre, tandis qu’une taxe sectorielle sur les superprofits reste au stade de proposition.
Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, assure que le groupe gardera son plafonnement « tant que le conflit durera » au Moyen-Orient. Il prévient aussi que, s’il y avait une taxation, il n’y aurait « plus jamais de plafonnement » chez TotalEnergies.
Cette offre commerciale a été remise en place le 22 juillet dans les stations TotalEnergies de France hexagonale. Le prix est plafonné à 1,99 € par litre pour l’essence et à 2,25 € pour le diesel. Elle ne fixe ni les prix des concurrents ni un tarif national.
Le 29 août, le litre de SP95-E10 coûtait en moyenne 2,035 € en France. Le plafond essence était donc inférieur de 4,5 centimes. Pour le gazole, la moyenne était de 2,219 € : le plafond de 2,25 € ne représentait pas une baisse à cette date.
La taxe sectorielle n’est pas en vigueur
Patrick Pouyanné a évoqué une « taxation » sans préciser, dans la citation disponible, le texte auquel il se référait. Une proposition de loi déposée le 14 avril vise toutefois les superprofits des entreprises pétro-gazières. Elle prévoit un taux de 66 % sur la part des résultats de 2026 à 2028 dépassant 120 % de la moyenne des résultats de 2021 à 2024. Elle n’a pas été adoptée.
Cette proposition est distincte de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices (Surtaxe temporaire calculée à partir de l’impôt sur les sociétés, applicable à certaines très grandes entreprises.) des grandes entreprises, déjà reconduite par la loi de finances 2026. Cette surtaxe concerne les sociétés réalisant plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Son taux est de 20,60 % ou 41,20 % selon le chiffre d’affaires.
À ce jour, le plafond reste une offre commerciale et la proposition sectorielle n’est pas applicable.
Le prix moyen tiré des tarifs déclarés par les stations a atteint 2,297 € le litre le 10 septembre. En trente jours, il a gagné 10,7 centimes. Le pétrole brut ne suffit pas à expliquer cette remontée.
Le Brent a clôturé à 101,21 dollars le baril le 9 septembre, après une escalade militaire dans le Golfe. Les marchés actions américains ont reculé. Le prix du brut ne suffit toutefois pas à prévoir celui des carburants en Europe.
Les prix moyens du gazole et du SP95-E10 ont fortement progressé en une semaine. Au 4 septembre, un plein de 50 litres de gazole coûtait en moyenne 2,43 € de plus qu'au relevé précédent.
Les notaires proposent de réduire de moitié certains droits de donation. La mesure n'est pas en vigueur et devrait passer par la loi. Elle viserait des transmissions précises, sous conditions d'âge, de forme et de montant.
La taxe sur les transactions financières est bien en vigueur à 0,4 % sur certains achats d’actions françaises. La Cour des comptes constate qu’elle rapporte 2,5 milliards d’euros en 2025, mais régule peu les marchés. Pour un particulier, elle s’ajoute aux frais du courtier lors d’un achat taxable.
Les notaires proposent de diviser par deux les droits de donation sur les transmissions familiales. Cette proposition ne modifie pas les règles fiscales actuelles et n’a pas de date d’application.