Carburants : le prix du permis reste fixe après signature
Le SP95-E10 a atteint 2,0175 € le litre en moyenne nationale le 21 août. Une auto-école ne peut pas ajouter seule cette hausse aux prestations détaillées dans un contrat de permis B déjà signé.
Le SP95-E10 (Essence sans plomb contenant jusqu'à 10 % d'éthanol.) s'établissait à 2,0175 € le litre en moyenne nationale le 21 août, selon la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC). Le gazole atteignait 2,2312 €. En une semaine, les deux carburants ont gagné respectivement 2,02 et 3,19 centimes par litre.
Le SP95-E10 est une essence contenant jusqu'à 10 % d'éthanol. Ces prix sont des moyennes nationales : la DGEC les relève le vendredi en France métropolitaine hors Corse et les publie le lundi. Ils peuvent donc différer du prix affiché dans une station.
Les six relevés vont de 1,9765 € le 17 juillet à 2,0175 € le 21 août, avec un maximum de 2,0235 € le 31 juillet et un minimum de 1,9762 € le 7 août.LaBanque.org — données : DGECSource
Un contrat B déjà signé ne peut pas être majoré
Le contrat type de formation au permis de conduire de catégorie B ne fixe pas un prix national du permis. Il impose que les prestations et leurs tarifs soient détaillés. Ces prix ne sont ensuite pas révisables pendant le contrat, sauf modification législative ou réglementaire.
Une auto-école ne peut donc pas ajouter seule un supplément carburant aux prestations déjà prévues. Pour les élèves déjà engagés, ce verrou fixe la dépense de pouvoir d'achat liée au permis de conduire. Il ne supprime pas la hausse de coût pour l'établissement, qui peut réduire sa marge sur les formations en cours.
Le texte protège donc les tarifs déjà détaillés, y compris si la hausse survient après la signature. Il ne crée pas un tarif identique entre établissements. Les prix des nouveaux contrats sont proposés par chaque auto-école, avant que l'élève accepte l'offre. C'est donc avant la signature que le montant est connu.
TF1 a rapporté le 24 août des répercussions dans certaines auto-écoles. Le reportage ne permet toutefois pas d'établir une hausse moyenne nationale du prix d'une heure de conduite.
La Cour des comptes remet en cause la méthode de calcul de l'encadrement des loyers, appliqué dans 69 communes. Faute d'intégrer la surface habitable, les plafonds pénalisent les petits studios et avantagent les grands appartements. L'institution appelle à refondre ce barème ou à y mettre fin.
Une hausse de 10 € du baril relève aujourd'hui les prix de 0,3 à 0,4 % en France, contre environ 0,6 % en 2016. Selon la Banque de France, cette moindre sensibilité s'explique par le recul des achats de carburants et une production moins gourmande en brut.
Le gouvernement déploie le second volet de son plan d'électrification, dont une prime allant jusqu'à 1 000 € pour quitter le gaz. Réservée à des périmètres précis au sein de 109 territoires volontaires, cette aide n'ouvrira que d'ici mars 2027. Au 1er janvier 2027, le plan refond aussi les aides aux pompes à chaleur et soutient la recharge électrique à domicile.
En 2025, 2,15 millions de particuliers en France ont utilisé une société d'investissement agréée dans un autre pays européen (+43,3 %). L'Hexagone passe ainsi devant l'Espagne et l'Allemagne, tandis que les réclamations d'épargnants français progressent de 17,2 %.
Le gouverneur de la Banque de France appelle l'exécutif et les parlementaires à adopter le budget 2027, quitte à recourir aux outils constitutionnels. Face à une dette publique supérieure à 113 % du PIB, l'institution prévient que les banques centrales ne compenseront aucun blocage politique.
Le gouvernement libère 10 millions de barils de réserves pour faire baisser le prix du gazole jusqu'à 18 centimes le litre dès le 1er novembre 2026. L'opération durera trois mois et s'appliquera directement à la pompe, mais exclut totalement l'essence.