La France devient le premier marché des courtiers européens
En 2025, 2,15 millions de particuliers en France ont utilisé une société d'investissement agréée dans un autre pays européen (+43,3 %). L'Hexagone passe ainsi devant l'Espagne et l'Allemagne, tandis que les réclamations d'épargnants français progressent de 17,2 %.
Publié le 14 octobre 2026, le bilan annuel de l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) recense 136 établissements étrangers actifs en France en 2025. Ces acteurs opèrent à distance grâce au passeport européen (Droit pour un courtier ou une banque agréé dans un pays de l'UE ou de l'EEE de proposer ses services à distance dans les autres États membres, sans succursale locale.), depuis 21 États de l'Union européenne (UE) et de l'Espace économique européen (EEE). Ils ont conquis 650 000 comptes supplémentaires en un an dans l'Hexagone, après 1,5 million de clients en 2024.
L'Allemagne, qui occupait la première place en 2024 avec 1,62 million de clients, recule au troisième rang avec 2 millions d'utilisateurs en 2025. L'Espagne s'installe en deuxième position avec 2,1 millions de particuliers, tandis que l'Italie en compte 1,8 million. Ces quatre pays regroupent à eux seuls 52 % des 15,5 millions de clients transfrontaliers recensés en Europe.
Le nombre de particuliers recourant à un prestataire d'investissement transfrontalier en Europe a plus que doublé entre 2022 et 2025, avec trois hausses annuelles successives.LaBanque.org — données : ESMASource
Cinq plateformes captent 70 % du marché européen
En Europe, la clientèle a bondi de 47 % en un an, après 10,5 millions d'utilisateurs en 2024 et 7,6 millions en 2022. Un particulier possédant des comptes auprès de plusieurs établissements étrangers est toutefois comptabilisé par chacun d'eux. Sur les 379 établissements recensés, les cinq plus grandes plateformes concentrent 70 % du marché, soit 10,9 millions de clients.
La Lituanie est devenue en 2025 le premier pays d'origine : deux sociétés y servent 4,9 millions de clients européens, soit 31 % du total. Elle devance désormais Chypre, où 78 établissements regroupent 4,2 millions d'utilisateurs, ainsi que l'Allemagne (3 millions) et l'Irlande (1,3 million). À l'inverse, seuls 34 établissements français exportaient leurs services en Europe en 2025, contre 38 un an plus tôt.
Des placements sans conseil et supervisés à l'étranger
Ces plateformes fonctionnent à 87 % par simple exécution d'ordres, et seuls 0,8 % des clients reçoivent un conseil. Les actions dominent (7,3 millions de clients européens), et 74 % des acheteurs d'actions ou d'obligations détiennent des actions fractionnées (Mécanisme permettant d'investir quelques euros dans une fraction de titre plutôt que d'acheter une action entière.). Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM (Fonds d'investissement européen réglementé permettant aux particuliers de placer leur argent dans un portefeuille diversifié de valeurs mobilières.)) attirent l'épargne de 6 millions de particuliers. S'y ajoutent 1,6 million de clients en crypto-actifs (Actifs numériques enregistrés sur une chaîne de blocs (blockchain), dont le cours peut fortement fluctuer.) et 1,3 million sur des contrats sur la différence (CFD (Produit dérivé spéculatif à effet de levier permettant de parier sur les variations de cours d'un actif sans le détenir, avec un risque élevé de perte en capital.)).
Sans succursale en France, ces courtiers relèvent du superviseur de leur pays d'origine et non de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Les résidents français ont par ailleurs déposé 1 282 réclamations en 2025 (+17,2 % en un an), contre 1 094 en 2024. Alors que les plaintes stagnent en Europe (10 945 dossiers), ces litiges portent surtout sur la gestion administrative, le service client et les frais.
L'épargne salariale et retraite d'entreprise atteint 250,8 milliards d'euros à fin juin 2026, en hausse de 13,6 % sur un an. Ce montant record concerne 13,6 millions de comptes de salariés en France. Sur six mois, la progression repose avant tout sur la bonne tenue des marchés boursiers.
La banque américaine Morgan Stanley a dépassé les attentes au troisième trimestre 2026, avec un bénéfice net de 4,909 milliards de dollars. Cette performance s'appuie sur une envolée de près de 41 % des revenus du courtage d'actions, stimulée par la forte activité sur les marchés.
Au troisième trimestre 2026, Bank of America a vu son bénéfice net reculer de 16,8 % à 6,93 milliards de dollars. Ce repli s'explique par une amende exceptionnelle de 1,2 milliard de dollars infligée par les régulateurs américains pour des failles de surveillance anti-blanchiment.
Le gouvernement déploie le second volet de son plan d'électrification, dont une prime allant jusqu'à 1 000 € pour quitter le gaz. Réservée à des périmètres précis au sein de 109 territoires volontaires, cette aide n'ouvrira que d'ici mars 2027. Au 1er janvier 2027, le plan refond aussi les aides aux pompes à chaleur et soutient la recharge électrique à domicile.
Le gouverneur de la Banque de France appelle l'exécutif et les parlementaires à adopter le budget 2027, quitte à recourir aux outils constitutionnels. Face à une dette publique supérieure à 113 % du PIB, l'institution prévient que les banques centrales ne compenseront aucun blocage politique.
Le gouvernement libère 10 millions de barils de réserves pour faire baisser le prix du gazole jusqu'à 18 centimes le litre dès le 1er novembre 2026. L'opération durera trois mois et s'appliquera directement à la pompe, mais exclut totalement l'essence.