Le CAC 40 perd 0,8 % sur fond de pétrole cher et d’IA
Le CAC 40 reculait de 0,8 % lors des premiers échanges européens du 14 septembre. Le pétrole montait après l’arrêt préventif d’un oléoduc saoudien, tandis que les actions liées à l’intelligence artificielle reculaient sur les marchés mondiaux.
Lors des premiers échanges européens, lundi 14 septembre, le CAC 40 perdait 0,8 % à 8 118,52 points. Il s’agit d’un relevé intrajournalier, et non d’un cours de clôture.
Au même moment, le pétrole (Matière première énergétique dont le prix mondial influence les carburants et les résultats des groupes producteurs.) progressait nettement. Le Brent, référence internationale du brut, gagnait 2,77 % à 107,51 dollars le baril. Le WTI américain avançait de 2,27 % à 102,32 dollars. À l’ouverture, le Brent avait brièvement gagné plus de 3 %, selon Reuters.
Cette hausse intervenait après l’arrêt préventif de l’oléoduc Est-Ouest en Arabie saoudite. Le ministère saoudien de l’Énergie a confirmé plusieurs attaques survenues le 10 septembre dans les régions de Riyad et de Médine. L’arrêt alimente les craintes sur l’approvisionnement et le transport du pétrole.
Un pétrole plus cher peut alourdir les coûts d’énergie et de transport des entreprises. Les investisseurs surveillent donc ce risque, qui peut modifier leurs anticipations sur les résultats et l’inflation.
Les actions liées à l’IA reculent aussi
Les actions liées à l’intelligence artificielle ont reculé sur les marchés mondiaux. Ce mouvement a suivi l’appel de Dario Amodei, cofondateur et directeur général d’Anthropic, à ralentir l’amélioration des capacités des modèles. Il ne demande pas l’arrêt de leur entraînement.
Anthropic s’engage à donner à des évaluateurs externes un accès continu comparable à celui de salariés pour vérifier ses pratiques de sécurité. Les deux autres étapes proposées par Dario Amodei, une coordination entre entreprises puis une coordination internationale, ne sont pas adoptées. Sam Altman a indiqué qu’OpenAI suivrait aussi le principe d’évaluateurs indépendants.
Ces éléments ont accompagné une séance boursière tendue. Il reste impossible d’attribuer une part chiffrée du recul du CAC 40 au débat sur l’IA, au pétrole ou à un autre facteur de marché.
Les Houthis ont pris Mokha et atteint l’île de Perim, sur les approches de Bab el-Mandeb. Le risque augmente pour les navires qui relient la mer Rouge au golfe d’Aden. Il risque de renchérir l’acheminement de l’énergie, sans entraîner automatiquement une hausse à la pompe.
Le prix moyen tiré des tarifs déclarés par les stations a atteint 2,297 € le litre le 10 septembre. En trente jours, il a gagné 10,7 centimes. Le pétrole brut ne suffit pas à expliquer cette remontée.
Le Brent a clôturé à 101,21 dollars le baril le 9 septembre, après une escalade militaire dans le Golfe. Les marchés actions américains ont reculé. Le prix du brut ne suffit toutefois pas à prévoir celui des carburants en Europe.
Le CAC 40 poursuivait son repli le 2 septembre, après une baisse de 0,39 % la veille. Le pétrole autour de 95 dollars et la hausse des taux obligataires pesaient sur les actions avant la réunion de la BCE.
Le CAC 40 a basculé dans le rouge après une ouverture positive, dans une séance déjà tendue par le pétrole et les taux longs. L’inflation de la zone euro a atteint 3,3 % en août, portée par l’énergie, mais le chiffre était attendu.
Le CAC 40 gagnait 0,29 % lundi matin. La hausse du pétrole après des frappes américaines près du détroit d'Ormuz ravivait les craintes d'inflation. Les taux américains restaient donc sous surveillance.