Le CAC 40 poursuivait son repli le 2 septembre, après une baisse de 0,39 % la veille. Le pétrole autour de 95 dollars et la hausse des taux obligataires pesaient sur les actions avant la réunion de la BCE.
Un premier point publié par Euronext à 9 h 42 faisait déjà apparaître une baisse de 0,23 %, avant le repli de 0,63 % signalé par XTB en fin de matinée. La veille, le CAC 40 avait clôturé à 8 301,85 points, en baisse de 0,39 %. Les données du 2 septembre sont des instantanés intrajournaliers, et non le bilan définitif de la séance.
Le baril de Brent (Matière première énergétique dont le prix mondial influence les carburants et les résultats des groupes producteurs.) évoluait autour de 95 dollars dans un contexte de frappes entre les États-Unis et l’Iran. Une énergie plus chère renchérit les coûts des entreprises qui en consomment beaucoup. Elle peut aussi raviver l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.).
Le rendement de l’emprunt français à dix ans, l’OAT, a franchi 4,26 %. Lorsqu’il monte, les investisseurs exigent aussi davantage des actions (Titres qui représentent une fraction du capital d'une entreprise cotée.). Des taux plus élevés rendent les financements futurs plus coûteux et pèsent sur la valorisation des bénéfices attendus. Pour les fonds indexés sur Paris, ces variations se répercutent dans la valeur des titres qui composent l’indice.
L’inflation place la BCE sous surveillance
L’inflation annuelle de la zone euro est estimée à 3,3 % en août, après 2,9 % en juillet, selon Eurostat. Les prix de l’énergie ont progressé de 14,3 % sur un an, contre 10,3 % le mois précédent. Hors énergie, l’inflation est restée à 2,2 %.
Cette stabilité hors énergie montre que l’accélération vient surtout de cette composante. La Banque centrale européenne (BCE) réunira son conseil des gouverneurs les 9 et 10 septembre. La conférence de presse est prévue le 10 septembre à Berlin. Cette échéance sera suivie par les marchés dès les prochaines séances boursières, sans préjuger de la décision sur les taux.
Pour son entrée en Bourse à Hong Kong, Shein a chuté jusqu'à 17,59 % avant de clôturer à 48,50 HK$. Le repli final atteint 0,12 % par rapport au prix d'émission. Les comptes récents du groupe donnent un contexte plus large à cette cotation.
Le CAC 40 a basculé dans le rouge après une ouverture positive, dans une séance déjà tendue par le pétrole et les taux longs. L’inflation de la zone euro a atteint 3,3 % en août, portée par l’énergie, mais le chiffre était attendu.
L’action Shein a touché 43,72 dollars de Hong Kong lors de sa première séance, après une émission à 48,56 dollars de Hong Kong. Ce repli proche de 10 % est un plus-bas de séance, et non un cours de clôture.
Le CAC 40 gagnait 0,29 % lundi matin. La hausse du pétrole après des frappes américaines près du détroit d'Ormuz ravivait les craintes d'inflation. Les taux américains restaient donc sous surveillance.
Le rendement du Trésor américain à trente ans était de 5,31 % le 17 août. Il était de 5,24 % cinq jours plus tôt. Ce mouvement déprécie les obligations existantes et pèse sur les actions dont les profits sont attendus loin dans le temps.
La Banque du Canada a laissé son taux directeur à 2,25 % le 2 septembre. La reprise s’affermit, mais la hausse des prix de l’essence et les tensions commerciales maintiennent l’institution en alerte.