Le taux de référence de la dette française atteint 4,24 %
Le taux de référence à dix ans de la dette française a atteint 4,239 % le 2 septembre, selon la Banque de France. Il ne s'applique pas à toute la dette existante. L'émission d'OAT du 3 septembre permettra de connaître les rendements effectivement obtenus par l'État.
Le taux de l'échéance constante à dix ans (TEC 10 (Rendement quotidien d'une obligation d'État française théorique ayant exactement dix ans à courir, calculé sur le marché secondaire.)) s'est établi à 4,239 % le 2 septembre, selon la Banque de France. Il était encore de 4,067 % le 27 août, puis de 4,194 % le 1er septembre. L'Agence France Trésor l'affiche à 4,24 % après arrondi.
Le TEC 10 correspond au rendement d'une obligation d'État française théorique, dont la durée restante est de dix ans. Calculé à partir des prix d'obligations (Titres de dette : l'investisseur prête à un émetteur, qui verse des intérêts et rembourse à l'échéance.) déjà échangées, il reflète le marché secondaire. Il ne s'applique pas rétroactivement aux titres déjà émis, ni aux taux des crédits immobiliers.
Les cinq points forment quatre intervalles : trois hausses et une baisse, sans stabilité, d’avril à août 2026.LaBanque.org — données : Banque de FranceSource
Les moyennes mensuelles ont reculé de 3,74 % en mai à 3,68 % en juin. Elles ont ensuite remonté à 3,85 % en juillet puis à 4,00 % en août.
L'adjudication du 3 septembre donnera le coût réel
L'Agence France Trésor doit organiser une adjudication le 3 septembre à 10 h 50. Elle prévoit d'émettre entre 11,5 et 13,5 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance en 2036, 2040 et 2046. Les rendements acceptés lors de cette vente aux enchères fixeront le coût obtenu pour ces titres ; le règlement est prévu le 7 septembre.
Le programme 2026 prévoit 310 milliards d'euros d'émissions à moyen et long terme, nettes des rachats. Au 31 juillet, le taux moyen pondéré des OAT émises depuis janvier était de 3,47 %. Il ne doit pas être confondu avec le TEC 10 quotidien.
Fin juillet, la dette négociable de l'État atteignait 2 881,9 milliards d'euros, pour une durée de vie moyenne de huit ans et 163 jours. La hausse se transmet donc progressivement aux finances publiques, au rythme des émissions et des refinancements.
Les rendements des obligations d’État françaises et japonaises ont progressé. Cela ne modifie pas la mensualité d’un crédit immobilier à taux fixe déjà signé. La hausse peut toutefois peser, avec le temps, sur les nouvelles offres de prêt et sur le coût de la dette publique.
Joachim Nagel rejette l'idée d'effacer la part de dette française détenue par les banques centrales. La proposition se heurte à l'interdiction européenne du financement direct des États. Le montant avancé reste un ordre de grandeur, pas un encours officiel.
Les taux de crédit immobilier remontent en septembre. Sur vingt ans, le baromètre Pretto affiche 3,54 %, soit 0,12 point de plus qu’en août. Pour 200 000 € empruntés sur vingt ans, l’écart représente environ 12 € par mois hors assurance.
Les 160 milliards d’euros évoqués par Philippe Juvin correspondent à un scénario plus protecteur que le seul arrêt de la hausse de la dette. Le rapport officiel chiffre l’effort central à 125 milliards dans sa synthèse, et à 126 milliards dans son tableau. Le supplément sert de marge face à une future crise.
Ryanair réduit son objectif annuel de trafic de deux millions de passagers pour limiter son exposition au kérosène cher. La mesure vise le programme hivernal. Aucune hausse de prix n’est décidée aujourd’hui.
Le Sénégal et le FMI ont conclu un accord technique sur un prêt d’environ 2,2 milliards de dollars. Le financement n’est ni approuvé ni versé : le Conseil du FMI doit encore se prononcer, après plusieurs conditions. Dakar engage aussi un traitement distinct d’une partie de sa dette.