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Taux de crédit immobilier en hausse — consultation de prêt dans une agence bancaire française, face à des immeubles parisiens sous la pluie.
Crédits

Crédit immobilier : les taux remontent à la rentrée

Les taux de crédit immobilier remontent en septembre. Sur vingt ans, le baromètre Pretto affiche 3,54 %, soit 0,12 point de plus qu’en août. Pour 200 000 € empruntés sur vingt ans, l’écart représente environ 12 € par mois hors assurance.

Par Thomas Reynaud4 min de lecture
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Les taux proposés se redressent

En septembre, le baromètre Pretto indique des taux moyens de 3,43 % sur 15 ans et 3,54 % sur 20 ans. Pour un crédit immobilier (Prêt accordé pour financer l’achat, la construction ou certains travaux liés à un logement.) sur 25 ans, la moyenne atteint 3,61 %. Sur vingt ans, la hausse atteint 0,12 point par rapport à août. Elle est de 0,11 point sur 15 et 25 ans.

Ces taux d’intérêt (Pourcentage qui détermine les intérêts payés en échange d’un emprunt.) sont des moyennes et non une offre identique pour tous. La durée, les revenus, l’apport et les conditions commerciales font varier le taux proposé. En juin, la Banque de France relevait 3,27 % hors renégociations, après 3,21 % en mai. Sa statistique porte sur les prêts effectivement accordés.

Taux de crédit immobilier sur 20 ans : de T4 2025 à septembre 2026, la série progresse à chacun des trois intervalles, de 3,15 % à 3,54 %.
Après trois hausses successives, le taux moyen sur 20 ans passe de 3,15 % au T4 2025 à 3,54 % en septembre 2026.LaBanque.org — données : PrettoSource

Les taux longs pèsent, sans dicter les offres

Au troisième trimestre, l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL) constate une légère remontée des taux immobiliers sur toutes les durées. Dans le même temps, le rendement de l’OAT à dix ans est passé de 3,81 % à 4,09 %. Cette obligation d’État française sert de repère pour les taux longs.

Fin août, l’écart entre les rendements des obligations (Titres de dette : l'investisseur prête à un émetteur, qui verse des intérêts et rembourse à l'échéance.) françaises et allemandes à dix ans atteignait environ 88 points de base, selon Reuters. C’était son plus haut niveau depuis fin 2024. Les inquiétudes sur la dette publique (Ensemble des emprunts des administrations publiques, dont l’État, pour financer leurs dépenses.) et le budget français font partie de ce contexte, avec les tensions sur l’énergie et les marchés internationaux.

Le lien avec les barèmes bancaires n’est pas mécanique. Les banques tiennent aussi compte de leur propre financement, de leur marge et de la concurrence (La concurrence organise la rivalité entre entreprises pour attirer les clients par les prix, la qualité, le choix et l’innovation.). Une tension durable sur les taux longs peut réduire leur marge de manœuvre, sans déterminer à elle seule le taux d’un emprunteur.

Les futurs emprunteurs sont les premiers concernés

La hausse touche d’abord les personnes qui reçoivent une nouvelle offre de prêt. Elle ne modifie pas le taux inscrit dans les contrats déjà signés à taux fixe. En juin, 99,4 % des nouveaux crédits à l’habitat étaient à taux fixe, hors crédits relais.

Pour un dossier proche de sa limite, quelques dixièmes de point comptent. Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) fixe en principe une durée de prêt de 25 ans au plus. Il plafonne aussi le taux d’effort (Part des revenus consacrée chaque mois aux charges de crédit, assurance comprise dans le calcul bancaire.) à 35 %. Le taux d’effort correspond à la part des revenus mensuels consacrée aux charges de crédit, assurance comprise. Les banques peuvent déroger à ces critères dans la limite de 20 % de leur production trimestrielle.

Exemple

Pour 200 000 € empruntés sur 20 ans, hors assurance, un taux de 3,42 % donne une mensualité d’environ 1 152 €. À 3,54 %, elle atteint environ 1 164 €. L’écart est d’environ 12 € par mois et de près de 3 000 € d’intérêts sur toute la durée.

La production de prêts restait soutenue en juin

Les données les plus récentes de la Banque de France ne couvrent pas encore la rentrée. Elles montrent néanmoins une production mensuelle de nouveaux crédits à l’habitat de 13,2 milliards d’euros en juin. Hors renégociations, elle était de 11,4 milliards en mai. Cette progression accompagnait déjà une hausse du taux moyen, passé de 3,21 % à 3,27 %.

Ces chiffres ne permettent pas de mesurer l’effet des barèmes de septembre. Ils rappellent toutefois qu’une remontée des taux ne signifie pas, à elle seule, un arrêt de la production de crédit.

Outils utiles

Sources

Dans le dossier « Crédit immobilier »

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